Soutien aux IPA Urgences
Soutien aux IPA Urgences
Le problème
L'Ordre des médecins dirige t'il le ministère de la santé ?
Aujourd'hui, le Haut Conseil des Professions Paramédicales donne son avis sur un nouveau métier : Infirmier de Pratique Avancée en médecine d'urgence.
Annoncée en 2019 par Agnès Buzyn, alors Ministre de la Santé en réponse à la grève des urgences.
Suite à cet événement le pacte de refonte des urgences avec la mention "urgences" à la profession IPA devait répondre à une urgence double :
une urgence de désengorger les services du même nom
une urgence de permettre aux infirmiers et aux infirmières d’évoluer dans leurs compétences.
Si les médecins de terrain, celles et ceux qui galèrent à la mine, qui passent des nuits blanches à répétition et doivent gérer un flux permanent de patients aux pathologies plus ou moins sérieuses soutiennent le projet, les médecins de bureau eux sont vent debout.
Depuis leurs confortables fauteuils de velours, les médecins de l’Ordre des Médecins déciderait, contre l’avis du ministère, de censurer le texte.
Impossible me direz vous, qu’une organisation corporatiste aille contre la volonté des élus de la République ! Inimaginable pour un ministre représentant du peuple d’accepter d’être mis en échec par une bande de ronds de cuirs qui ne représentent que leurs intérêts ! Improbable que les infirmiers soient encore sous la tutelle paternaliste des médecins ! Voyons, un peu de sérieux, nous ne sommes plus en 1850 où le notable en blouse blanche faisait régner la terreur sur tout le monde. Les temps ont changé.
Et bien non ! Car c’est exactement ce qu’il est en train de se passer. L’Ordre mais aussi les syndicats médicaux avec en premier plan l’AMUF et le Dr Pelloux qui passe son temps à conspuer les IPA sur les plateaux télé ont décidé que les infirmiers étaient bien à leur place et que rien ne devait changer.
Mais, me direz vous encore, vous avez le soutien de vos syndicats ! Eux ont du poids ! Là(s) encore, et je vais citer le Grand Brassens “La suite lui prouva que non”. Non contents de ne représenter personne en termes d’élections, de se battre contre les 12 heures que réclament les services, de briller par leur absence lors des grèves de soignants, les syndicats confédéraux et certains représentants de la profession infirmière, réunis au sein du HCPP, vont eux aussi torpiller le texte. Pourquoi ? Au nom de leur idéologie passéiste et déconnectée des réalités du terrain. Un représentant syndical qui ne va plus en service depuis 15 ans et se contente de parasiter le système et ses collègues est autant au fait des réalités du terrain que sont alter ego ordinal.
Pourtant, je n'entends aucun d'entre-eux se plaindre que les infirmiers dépassent quotidiennement leur cadre légal d'exercice. Ni le CNOM, ni l'AMUF ne s'insurgent d'une organisation défaillante poussant une profession aux limites de l'exercice illégal de la médecine.
Les IPA, pourtant, contrairement à l'homéopathie, ont fait la preuve de soins de qualité, en toute sécurité associé à une maîtrise des coûts indispensables pour l'avenir de notre système de santé. Mais non, l'esprit corporatiste et "réac" semble avoir pris le pas sur la logique et la pertinence des soins.
Plus grave, c'est à se poser la question de qui est le véritable Ministre de la Santé.
Encore une fois les infirmiers et infirmières se retrouvent bloqués dans leur évolution, enfermés dans un rôle qui rendrait hilare nos collègues européens, cantonnés à leur rôle de “petite main” dont facebook adore les affubler.
Bref nous sommes en colère, en colère contre l’Ordre des Médecins certes mais surtout contre nos propres représentants qui nous poignardent dans le dos. “On est jamais trahis que par les siens” dit l’adage, certes, mais il y a des trahisons qui font plus mal que d’autres.
Je n’ai pas parlé de l’Ordre des Infirmiers. Que dire ? Que grâce au refus d’adhésion des collègues poussés par les mensonges des syndicats il n’a pas de poids ? Qu’il fait ce qu’il peut mais que face au surnombre de médecins à l’assemblée nationale il ne peut rien ?
Si ce projet ne passe pas, si notre Ministre de la Santé, Olivier Véran,se couche devant le corporatisme, si le Dr Pelloux et son infâme vision des infirmiers gagne, si une fois de plus les infirmiers servent de paillasson à tout le monde, et bien je raccroche ma blouse et je ne serais pas le seul.
Ce n’est pas un ultimatum, je n’en ai pas le pouvoir, mais un constat. Dix ans que je me fais baiser par le CHU, par le CNOM, par l’AMUF, par nos syndicats. Et bien stop. Ciao. Adieu. Démerdez-vous sans moi. J’arrête. On verra comment les urgences fonctionnent sans infirmier.
Pétition fermée
Le problème
L'Ordre des médecins dirige t'il le ministère de la santé ?
Aujourd'hui, le Haut Conseil des Professions Paramédicales donne son avis sur un nouveau métier : Infirmier de Pratique Avancée en médecine d'urgence.
Annoncée en 2019 par Agnès Buzyn, alors Ministre de la Santé en réponse à la grève des urgences.
Suite à cet événement le pacte de refonte des urgences avec la mention "urgences" à la profession IPA devait répondre à une urgence double :
une urgence de désengorger les services du même nom
une urgence de permettre aux infirmiers et aux infirmières d’évoluer dans leurs compétences.
Si les médecins de terrain, celles et ceux qui galèrent à la mine, qui passent des nuits blanches à répétition et doivent gérer un flux permanent de patients aux pathologies plus ou moins sérieuses soutiennent le projet, les médecins de bureau eux sont vent debout.
Depuis leurs confortables fauteuils de velours, les médecins de l’Ordre des Médecins déciderait, contre l’avis du ministère, de censurer le texte.
Impossible me direz vous, qu’une organisation corporatiste aille contre la volonté des élus de la République ! Inimaginable pour un ministre représentant du peuple d’accepter d’être mis en échec par une bande de ronds de cuirs qui ne représentent que leurs intérêts ! Improbable que les infirmiers soient encore sous la tutelle paternaliste des médecins ! Voyons, un peu de sérieux, nous ne sommes plus en 1850 où le notable en blouse blanche faisait régner la terreur sur tout le monde. Les temps ont changé.
Et bien non ! Car c’est exactement ce qu’il est en train de se passer. L’Ordre mais aussi les syndicats médicaux avec en premier plan l’AMUF et le Dr Pelloux qui passe son temps à conspuer les IPA sur les plateaux télé ont décidé que les infirmiers étaient bien à leur place et que rien ne devait changer.
Mais, me direz vous encore, vous avez le soutien de vos syndicats ! Eux ont du poids ! Là(s) encore, et je vais citer le Grand Brassens “La suite lui prouva que non”. Non contents de ne représenter personne en termes d’élections, de se battre contre les 12 heures que réclament les services, de briller par leur absence lors des grèves de soignants, les syndicats confédéraux et certains représentants de la profession infirmière, réunis au sein du HCPP, vont eux aussi torpiller le texte. Pourquoi ? Au nom de leur idéologie passéiste et déconnectée des réalités du terrain. Un représentant syndical qui ne va plus en service depuis 15 ans et se contente de parasiter le système et ses collègues est autant au fait des réalités du terrain que sont alter ego ordinal.
Pourtant, je n'entends aucun d'entre-eux se plaindre que les infirmiers dépassent quotidiennement leur cadre légal d'exercice. Ni le CNOM, ni l'AMUF ne s'insurgent d'une organisation défaillante poussant une profession aux limites de l'exercice illégal de la médecine.
Les IPA, pourtant, contrairement à l'homéopathie, ont fait la preuve de soins de qualité, en toute sécurité associé à une maîtrise des coûts indispensables pour l'avenir de notre système de santé. Mais non, l'esprit corporatiste et "réac" semble avoir pris le pas sur la logique et la pertinence des soins.
Plus grave, c'est à se poser la question de qui est le véritable Ministre de la Santé.
Encore une fois les infirmiers et infirmières se retrouvent bloqués dans leur évolution, enfermés dans un rôle qui rendrait hilare nos collègues européens, cantonnés à leur rôle de “petite main” dont facebook adore les affubler.
Bref nous sommes en colère, en colère contre l’Ordre des Médecins certes mais surtout contre nos propres représentants qui nous poignardent dans le dos. “On est jamais trahis que par les siens” dit l’adage, certes, mais il y a des trahisons qui font plus mal que d’autres.
Je n’ai pas parlé de l’Ordre des Infirmiers. Que dire ? Que grâce au refus d’adhésion des collègues poussés par les mensonges des syndicats il n’a pas de poids ? Qu’il fait ce qu’il peut mais que face au surnombre de médecins à l’assemblée nationale il ne peut rien ?
Si ce projet ne passe pas, si notre Ministre de la Santé, Olivier Véran,se couche devant le corporatisme, si le Dr Pelloux et son infâme vision des infirmiers gagne, si une fois de plus les infirmiers servent de paillasson à tout le monde, et bien je raccroche ma blouse et je ne serais pas le seul.
Ce n’est pas un ultimatum, je n’en ai pas le pouvoir, mais un constat. Dix ans que je me fais baiser par le CHU, par le CNOM, par l’AMUF, par nos syndicats. Et bien stop. Ciao. Adieu. Démerdez-vous sans moi. J’arrête. On verra comment les urgences fonctionnent sans infirmier.
Les décisionnaires
Message aux signataires
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Pétition lancée le 26 juin 2021