
...ou l'art d'embellir ses comptes sur le dos d'une filiale !
Ce n'est pas un secret, la presse économique s'en fait actuellement l'écho, le mouvement de baisse des taux directeurs conduit depuis des années par la BCE (et qui nous amène actuellement sur des taux négatifs !!) engendre de sérieux problèmes de rentabilité pour les compagnies d'assurance vie.
En effet la garantie de rendement des fonds en euros entraîne de lourdes contraintes financières aggravées par les obligations réglementaires de couverture des risques grâce aux fonds propres.
Dans ce contexte délicat le Crédit Mutuel Arkéa a exigé en 2017 le versement de trois années de dividendes -500 000 000 d'euros- par anticipation de sa filiale et a octroyé en contre partie un prêt réalisé par le Crédit Mutuel de Bretagne !
Il fallait embellir la vitrine de la maison mère et anticiper les exigences éventuelles du régulateur.
Les promoteurs de cet "habile" montage financier pensaient sans doute conforter ainsi la présentation de la solidité de Crédit Mutuel Arkea en vue d'obtenir l'accord de la Tutelle sur le projet de sortie du Crédit mutuel.
Maintenant que nombre de sociétés commercialisant de l'assurance vie en fond euros se trouvent à la peine et regardent avec inquiétude fondre leur ratio de solvabilité, ne serait il pas plus judicieux de conforter les fonds propres d'une belle filiale, véritable vache à lait du groupe, plutôt que de prendre le risque de l'affaiblir en accaparant ses résultats présents et à venir ?
La folie indépendantiste ne saurait tout justifier.
Il serait sans doute de bonne politique de reconsidérer le "don" de fonds propres fait imprudemment à la Maison Mère Crédit Mutuel Arkéa.