Une tribune politique lors de l'Assemblée Générale du C.I.Q de St Barnabé ?
Jeudi 14 mars, un grand nombre d’habitants se sont déplacés pour participer à l’Assemblée générale annuelle du CIQ (Comité d'Intérêt (sic) de Quartier) de St Barnabé, à Marseille.
Nous dénonçons le fait que plus de 70 % du temps de cette réunion fût consacré et accordé à l’expression d’un grand nombre d’élus, sous la conduite du maire des 11è et 12è arrondissement, accompagnés par la députée de circonscription.
Leur devoir de réserve et la courtoisie auraient exigé plus de respect des temps de parole.
Nous dénonçons par ailleurs la faible possibilité de s'exprimer, accordée au compte-gouttes pour les habitants et adhérents du CIQ, dont beaucoup sont également membres du collectif NOS QUARTIERS DEMAIN, et qui sont opposés au projet de construction de la plus grande clinique privée de France (tout ceci conforté par le rapport sévère du commissaire-enquêteur en 2018 et de la commission ad-hoc de l’ARS en 2016).
Sur le temps imparti restant, ce projet de construction de clinique privée, a été le principal sujet de discussion, ce qui démontre bien les préoccupations majeures des habitants devant ce projet.
Contrairement à une exigence de neutralité et de concertation, il a été reproché au président du CIQ d'avoir émis officiellement un avis favorable à ce projet structurant, sans avoir consulté l'ensemble des adhérents, qui eux, y sont majoritairement défavorables. A ce reproche, le président de la fédération des CIQs du 12è, en accord avec le président du CIQ de St Barnabé, ont déclaré « que le CIQ n’a pas vocation à consulter ses adhérents sur certains sujets ».
Nous ne pouvons que constater, et par là-même dénoncer, l’ambiance tendue provoquée par tous ces comportements d'un autre temps, qui considèrent que les interrogations et la parole des habitants n’ont aucune valeur.
Malgré cela, mis à part la majorité des élus présents, force est de constater qu’aucun habitant de notre secteur n’a exprimé son soutien au projet de construction de cette énorme clinique privée, mais plutôt une forte hostilité.
Les habitants ont d'ailleurs déposé plus de 1500 requêtes dans le PLUI, afin de préserver le cadre de vie de plusieurs milliers de leurs concitoyens qui souffrent d’une gestion catastrophique de l’urbanisme dans notre secteur.
L’association NOS QUARTIERS DEMAIN continuera donc à défendre l’intérêt général de tous les habitants plutôt que la somme de certains intérêts particuliers.