Обновление к петицииPour un procès en révision des tirailleurs «sénégalais» rescapés du massacre de Thiaroye (1er décembre 1944 Sénégal)Toujours pas de saisine pour les 34 condamnés mais une requête acceptée
Comité pour la vérité à propos du massacre de Thiaroye
Sep 29, 2015
Cher(e)s signataires, Nous voudrions vous tenir régulièrement informés des suites et des répercussions de votre engagement à nos côtés à obtenir de Madame la Garde des Sceaux la saisine de la commission de révision et de réexamen pour la condamnation des 34 inculpés de Thiaroye. Malgré la disparition des témoins des événements tragiques de ce 1er décembre 1944, malgré la difficulté à retrouver la trace de leurs descendants, nous tenons pour nécessaire le réexamen, par l'institution judiciaire, et ce au plus près des sources archivistiques, des conditions qui ont abouti à la condamnation de 34 personnes pour «rébellion armée», désobéissance, outrage. Il est un fait que les procès verbaux d'interrogatoire et d'information aujourd'hui disponibles indiquent une instruction exclusivement à charge. Il en est un second que le récit supposé d'une rébellion armée à l'origine du principal chef d'inculpation et de la condamnation est une machination construite par les autorités militaires à Dakar et couverte par les ministères de la Guerre et des Colonies. Il en est un troisième qui a vu le Président de la République affirmer qu'en même temps qu'il reconnaissait être venu au cimetière de Thiaroye, en novembre 2014, pour réparer une injustice, ses propos mentionnaient «des hommes qui se sont rassemblés pour exprimer leur indignation» quand les documents attestent que c'est sur ordre de leurs supérieurs que les rapatriés ont été rassemblés sur l'esplanade du camp. Il en est un quatrième qui tient à la promesse tenue par le Président de la République de donner copies de l'ensemble des archives détenues en France sur Thiaroye. En réalité, a été remis un dossier contenant principalement des rapports mensongers écrits sur ordre, outil de la machination. Il en est un cinquième dont nous avons eu connaissance il y a peu. Une partie sensible des documents relatifs à Thiaroye n'a jamais été archivée et est restée auprès des autorités françaises à Dakar, sans pouvoir être consultée, en violation de la loi sur les archives. Dès lors il n'est pas étonnant de ne pas trouver au Service historique de la Défense, le nombre exact de rapatriés, le nombre et la liste des victimes. Il en est un sixième que les courriers envoyés aux autorités compétentes, pour avoir accès à ces documents, demeurent à ce jour sans réponse. Il en est un septième qu'une cartographie des fosses communes fait partie de ces documents, l'endroit est devenu un dépôt d'ordures et effectivement visible sur un plan retrouvé au Centre des archives d'outre-mer. Des anciens de Thiraoye l'avaient déjà signalé. Pourtant lors de son discours au cimetière même de Thiaroye, le Président a annoncé qu'aucune victime n'y était enterrée et a déclaré solennellement: "Aujourd’hui les interrogations demeurent: celles des historiens, celles des familles, celles finalement de tous ceux qui veulent comprendre. D’abord sur le nombre exact de victimes, mais aussi sur l’endroit où ils furent inhumés qui reste encore mystérieux." Il est temps d'exhumer les corps pour qu'ils reposent au cimetière où des familles, des officiels, des citoyens se sont recueillis en leur mémoire. Il en est un huitième que les conditions du traitement archivistique et mémoriel est aujourd'hui un enjeu qui mérite une clarification et que nous ne pouvons imaginer et encore moins tolérer que de tels documents ne soient pas portés à la connaissance du public. Il en est un neuvième, et non des moindres, qu'une requête déposée par un fils de l'un des condamnés pour la révision du procès de son père n'a pas été rejetée par le président de la commission d'instruction de la Cour de révision. Il en est un dixième qui est le nombre très restreint de requêtes en révision qui aboutissent... D'où l'impérieuse nécessité que ces documents soient communiqués et archivés, preuve irréfutable de la machination et de l'innocence des 34 condamnés de Thiaroye. Recevez nos remerciements les plus sincères.
Скопировать ссылку
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Эл. почта
X