Base de Loisirs sur la zone protégée de La Palu à Saintes : un autre projet est possible !

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Habitants de Saintes et Saintais de coeur, refusons que le projet de la municipalité de construction d'une base de loisirs soit réalisé sur le site protégé de La Palu ! D'autres solutions existent ailleurs sur la commune qui allieraient harmonieusement minéral et pastoral. Exigez le retrait de ce funeste projet, son implantation sur un autre site et la création d'un parcours écologique et éducatif sur ce rivage !

  • POURQUOI ?

Rappelons que cette zone est un site écologique classé et inondable de 122Ha. Situé en bordure de Charente à proximité du centre-ville, son existence est liée, entre autre, à la présence autrefois d'une décharge. Depuis sa réhabilitation dans les années 90, aucun maire n'a osé dénaturer cet espace par des constructions et encore moins l'abandonner à la convoitise mercantile de quelques uns.

  • POURQUOI PAS ?

Il s'agit d'un joyaux naturel unique, à deux pas de la cité, apprécié par toutes les générations en recherche de calme et de bien-être : familles avec enfants, promeneurs, visiteurs, randonneurs, sportifs, pêcheurs et... ornithologues. C'est un lieu d'observation privilégié d'une faune et d'une flore remarquables, dont certaines espèces rares en voie d'extinction strictement protégées, un espace qui doit être entièrement laissé à la nature et à sa préservation.

  • LAS !

Le Conseil Municipal du 13/2 dernier, SANS CONSULTATION DES SAINTAIS, a présenté un plan prévisionnel initial de 350.000€ approuvé par la majorité pour la construction d'une base de loisirs avec une plage de 3000 m2, une guinguette, des aires de jeux, etc. Sans se soucier ni de la biodiversité, ni de la pollution du milieu, une première phase de travaux a été engagée pour 96.000€ au mépris de la réglementation et des lois, notamment en matière de protection de l'environnement.

  • AINSI...

... c'est en toute logique que les services de l'État demandent un complément d'information sur les travaux engagés par la mairie compte tenu de leur impact environnemental, mais aussi sur la santé humaine sachant que les eaux de la Charente sont réputées pour être les plus polluées de France.

POUR LE BIEN-ÊTRE DE TOUS,

LA SURVIE DES ESPÈCES PROTÉGÉES,

SAUVONS L'UN DES DERNIERS ESPACES NATURELS À NOTRE PORTE.

IL CONFÈRE À NOTRE VILLE, AVEC SON PATRIMOINE CULTUREL, TOUTE SA BEAUTÉ ET SON ATTRACTIVITÉ.

MERCI DE SIGNER CETTE PÉTITION (ci-contre),

MERCI POUR VOTRE VIGILANCE ET VOTRE MOBILISATION.

L'Association pour la Préservation des Milieux Naturels Saintais.

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Argumentaire détaillé :

  • Un point d'observation privilégié de la nature.

Depuis la rive, on peut observer sur le site de La Palu à Saintes, classé Natura 2000, ZNIEFF de type 1 et ZICO, une faune et une flore remarquables dont des espèces rares en voie d'extinction et, par conséquent, strictement protégées. Cette biodiversité à deux pas du centre-ville constitue un patrimoine exceptionnel de 122ha qu'il convient de préserver de toute convoitise mercantile, une particularité pour notre belle cité traversée par la Charente, le fleuve aux eaux calmes (Carentonus en latin) idéalement située sur le trajet de la "Flow-Vélo" allant de l'Ile d'Aix (17) à Périgueux (24).

  • Une ancienne décharge.

Cependant, l'histoire de ce site n'a pas toujours été un long fleuve tranquille. Il fut d'abord utilisé par l'armée comme champs de manoeuvres, comme terrain de chasse, puis comme décharge jusque dans les années 90. Un canal et un bassin de dérivation ont alors été creusés pour lutter contre les inondations. Depuis, aucune municipalité ne s'est aventurée à toucher ce lieu paisible désormais apprécié de tous et... gratuit.

  • Une hérésie écologique et sanitaire.

Sauf que, lors du conseil municipal du 13 février 2018, le Maire de Saintes a présenté un plan prévisionnel initial de 350.000€ approuvé par la majorité pour la construction d'une base de loisirs sur le site comportant une guinguette, une maison de la nature, une base nautique avec une plage de 3.000m², une baignade dans le bassin sur 2000m², un ponton pour embarcations légères, des aires de jeux, etc. La circulation et le stationnement des voitures sur la prairie, voire sur l'ile centrale, seraient autorisés tandis qu'un quai de plus de deux km existe en face sur la rive gauche de la Charente qui, aménagé, serait idéal pour les pêcheurs, notamment ceux ayant des difficultés pour se déplacer à pied. Inquiets de voir s'installer de telles activités de loisirs à cet endroit, nous avons posé par écrit une série de questions aux services municipaux qui nous ont répondu le 16 mars dans une lettre particulièrement sibylline et dilatoire.

  • "Circulez, il n'y a rien à voir".

Outre les résidus enfouis dans le sol, il est de notoriété publique que la Charente est le fleuve le plus pollué de France en raison des rejets en amont d'engrais, de pesticides, de perturbateurs endocriniens, de métaux lourds, tous aussi toxiques qu'invisibles. La municipalité prétend qu'elle a effectué des analyses du milieu ne signalant aucun danger pour le vivant, mais elle est incapable de nous les montrer et encore moins de les publier. Elle semble n'avoir d'autre choix que de se réfugier dans le déni des réalités. Nonobstant, le Maire tient absolument à ouvrir sa base de loisirs dès cet été (cf. travaux sur l'Avenue de Saintonge).

  • Favoriser l'économie locale ?

On apprend d'autre part que les prestataires privés qui interviendront sur le site sont déjà retenus. Ils semblent avoir été recrutés à l'extérieur de Saintes avec, comme d'habitude, l'argument imparable de la création d'emplois. Encore faudrait-il que les clients solvables affluent sur le site, d'où justement le problème. En commençant par bétonner 3ha, la municipalité vise de toute évidence à étendre son emprise foncière sur le site dans un but spéculatif au détriment de la zone protégée.

  • La méthode du fait accompli.

Pour contourner la réglementation, la Mairie de Saintes prétend que les installations projetées seront "légères, démontables et temporaires" ne nécessitant que des "permis de construire précaires". La phase 1 des travaux engagée pour 96.000€ TTC démontre le contraire : tranchées, canalisations, dalles de béton, etc. Le découpage du projet en phases successives contrevient gravement à la loi (Art. 122.1 et suivants du Code de l'environnement - Ordonnance n°2017-80 du 26 janvier 2017 - art. 2). Par ailleurs, ce projet n'est conforme, ni à la lettre, ni à l'esprit du PADD annexé au PLU. Avec le projet de "coulée verte et bleue", la vocation écologique du PADD est incontestable. Enfin, le secteur en question est en ZPPAUP (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager).

  • Saintes n'est pas au-dessus des lois.

Avant d'être autorisé, cet aménagement et son impact environnemental doivent être analysés et présentés dans leur globalité dans un dossier circonstancié et respecter les différentes réglementations, y compris au niveau de l'urbanisme et des sites classés. D'autant que d'autres possibilités d'implantation plus discrètes existent sur la commune. Par exemple, le site de l'ancienne piscine olympique et des bains R. Cassin à réhabiliter et situé en aval du centre-ville à proximité du camping municipal. C'est un site avec de forts potentiels où tout existe déjà : parking, sanitaires, énergie , bar-restaurant, lieu ombragé pour la guinguette, terrasse sur les ex fondations de la piscine, accès à l'eau pour les bateaux canoës et pédalos qui pourraient être fournis par le Club d Aviron voisin... Nous demandons donc à la municipalité d'étudier cette possibilité parmi d'autres sûrement et d'abandonner toute idée d'installation sur le site de La Palu d'activités autres qu'écologiques et éducatives.

  • Le principe de précaution.

Permettre le lancement d'un tel projet sur le site de La Palu entraînera la responsabilité de ses promoteurs et des autorités pour le cas où des familles tomberaient malades du fait de la fréquentation du lieu, notamment sur la plage. Empêcher les enfants de s'y baigner aux beaux jours sera impossible. Les orientations de la municipalité laissent entrevoir qu'à terme l'accès au site et aux animations devienne payant car, visiblement, la santé humaine et la protection de la nature sont le cadet de leurs soucis. Pour rendre notre territoire encore plus attrayant, nous devons au contraire redonner au minéral et au pastoral tous leurs droits. Faudra-t-il installer ici aussi une Zone À Défendre pour leur faire entendre raison ?

Merci.

 

 

 



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