Обновление к петицииLa re commercialisation du livre problématique qui a soulevé des millions de signatures.

📝 Mise à jour : Prendre du recul pour mieux protéger

Anaïs FENAUTRIGUES-PETRELLILyon, Франция
23 июл. 2026 г.

Après ces semaines intenses, j'ai pris le temps nécessaire pour couper, me recentrer et profiter pleinement de mes propres enfants. Ce retour à l'essentiel était indispensable pour analyser la situation avec la hauteur et la lucidité qu'elle exige.

En observant l'actualité dans notre pays, le constat est sans appel : la société prend enfin conscience des risques qui pèsent sur la jeunesse. Qu'il s'agisse des appels répétés pour une loi intégrale contre les crimes touchant l'enfance ou des mesures visant l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, l'urgence de protéger nos enfants est sur toutes les lèvres. Dans le même temps, le marché du livre traverse une crise profonde, marquée par une vague sans précédent de redressements judiciaires et de dépôts de bilan.

C'est dans ce contexte troublé qu'il est primordial de poser des mots clairs sur ce que nous traversons :

1. Éthique littéraire vs Code pénal

L'écriture ne peut pas être une zone de non-droit sous prétexte de liberté créative. Si le Code pénal fixe les limites légales de la diffusion de contenus inappropriés ou dangereux, l'éthique littéraire, elle, est le garde-fou moral de l'auteur. Écrire et publier engage une responsabilité humaine : on ne peut pas promouvoir ou exposer de manière irresponsable des thématiques traumatisantes sans se soucier de l'impact sur les lecteurs.

2. Dommages collatéraux et désillusion des lecteurs

À travers l'analyse des nombreux témoignages reçus, le constat est douloureux. J'ai découvert des dommages collatéraux réels : des extraits choquants diffusés sans filtre, mais aussi des lecteurs dupés par des communications marketing mensongères. Le point commun à toutes ces victimes ? Un sentiment de honte, de malaise et une gêne profonde qui perdurent bien après la lecture de cet ouvrage.

3. Un choc fatal pour l'auto-édition

Conséquence directe de ces dérives : de nombreux lecteurs déclarent aujourd'hui ne plus vouloir accorder le moindre crédit à l'auto-édition. Cette perte de confiance généralisée vient frapper de plein fouet un marché du livre déjà fragilisé, pénalisant injustement des auteurs indépendants formidables et respectueux.

4. Face au voyeurisme et à la provocation

Enfin, je constate que l'épiage régulier de mes réseaux sociaux est devenu une habitude pour certains. Mais posons-nous la vraie question : où s'arrête la curiosité et où commence le malaise du cyber-harcèlement ? Chercher délibérément à pousser à la faute, à provoquer l'erreur pour ensuite incriminer et réclamer réparation pour un soi-disant préjudice est une stratégie malsaine.

5. L'auto-édition face au Code pénal et la responsabilité des erreurs éditoriales

S'auto-éditer, ce n'est pas seulement avoir la liberté de publier : c'est porter l'entière responsabilité juridique et pénale de ses écrits et de sa diffusion. Lorsqu'une maison d'édition fait une erreur éditoriale, elle dispose d'un comité d'évaluation, d'un service juridique et d'un cadre professionnel pour rectifier le tir. En auto-édition, l'auteur est seul garant. Assumer les erreurs éditoriales (absence de mises en garde appropriées, diffusion d'extraits inappropriés accessibles aux mineurs, communication trompeuse) fait partie intégrante du travail. On ne peut pas réclamer le statut d'auteur indépendant tout en se dédouanant de la responsabilité légale et morale qui va avec.

Mes convictions restent inébranlables. Mon engagement pour la protection des lecteurs et l'éthique dans le livre demeure intact.

Merci à celles et ceux qui soutiennent ce combat de manière saine et constructive. Les réponses et les suites arrivent très prochainement.

Anaïs FENAUTRIGUES-PETRELLI

Une maman, lectrice et citoyenne engagée pour les plus vulnérables

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