Bienvenue en ABSURDIE

25/11 - Communiqué de Presse de Sabine Mousson, porte parole des Maires favorables à l'aménagement de la RN126 ...
Lundi 22 novembre se tenait à la CCI de CASTRES une réunion du comité de pilotage du projet d’autoroute CASTRES-VERFEIL A69 au cours de laquelle des informations ont été apportées sur le choix du futur concessionnaire. Les maires des communes concernées par l’autoroute ont été conviés à cette réunion.
S’il y a bien un dossier sur lequel les éléments de langage ont une importance toute particulière pour transformer une autoroute qui rassemble tous les critères d’absurdité en un projet d’avenir pour le sud Tarn, c’est bien l’A69. Pendant plus d’une heure, Mme la préfète du Tarn qui présidait cette réunion, la DREAL et la DGITM ainsi que le président et le directeur de la future société de concession ATOSCA adossée à NGE, ont tenté d’expliquer l’utilité de cette infrastructure pour le territoire, ainsi que les efforts réalisés par NGE pour limiter les impacts et la rendre attractive sur le plan tarifaire.
Mais il n’y a que ceux qui ne veulent rien voir qui restent aveugles, car la réalité est tout autre comme nous l’explique Sabine Mousson, maire de Teulat : « On nous prend pour des imbéciles. On tente de nous faire croire que le tarif sera très attractif car légèrement moindre que celui annoncé dans le dossier de l’enquête publique (10 cts/km HT2010). Mais quand on fait le calcul en TTC du trajet de Castres à Verfeil (54 km), qu’on tient compte de l’augmentation de l’indice des prix de 2010 à 2025, qu’on ajoute les 1,5 € du péage de la section Verfeil – Péage de l’Union, à la date de mise en service (2025) le tarif d’un trajet de Castres à Toulouse se situera entre 9€ et 10€, celui d’un camion entre 27€ et 30€. Lors de cette réunion, le concessionnaire s’est bien gardé d’annoncer le chiffre total ! »
Frédéric MANON représentant les communes de Lacroisille et Appelle complète « Les déviations de Soual et de Puylaurens seront intégrées à l’autoroute ce qui obligera tous les usagers de la RN126 à repasser par les centres villes. C’est une dégradation inacceptable du cadre de vie des centres villes et des conditions de déplacement pour tous les trajets locaux, en particulier ceux des camions nécessaires à l’économie locale interdits dans Soual et Puylaurens. C’est une régression et un retour en arrière de 20 ans pour tous sur nos conditions de circulation. Et ni l’État, ni le concessionnaire n’ont prévu d’aménagement pour compenser cette régression. »
Enfin, parce que les élus et acteurs économiques du sud Tarn qui réclament cette autoroute depuis 15 ans sont en manque d’inspiration pour la justifier par un projet de territoire (cf. procès-verbal du 04 mars 2020 du syndicat mixte du SCOT d’AUTAN et de COCAGNE), le premier ministre a désigné en urgence le 04 novembre à la demande de Mme la préfète du Tarn, un directeur dont la mission serait de stimuler l’imagination des élus et acteurs tarnais pour savoir quoi faire de l’infrastructure.
Les arguments pour justifier cette autoroute sont orientés, fallacieux, ou pas crédibles, à l’instar de celui que ne cesse de répéter depuis 15 ans le sénateur Folliot « Castres est la seule ville à ne pas avoir d’autoroute, il nous en faut une », ou celui de l’ancien président de la CCI de Castres « On a besoin d’une autoroute pour une question d’image ».
A tel point que l’on pourrait écrire sur le fronton des barrières de péage « Bienvenue en Absurdie ».
Et au cours de la réunion du comité de pilotage élargi, derrière un optimisme de façade, on a bien senti que l’opposition à ce projet inquiétait. Car cela devient une évidence, les choix et décisions qui impactent l’environnement et le quotidien de tous au bénéfice de quelques-uns, construits sur du non-sens et des absurdités, indignent, mobilisent et cristallisent la colère.
Si vous souhaitez être tenu informé directement par le PACT, dites-le nous en nous écrivant : pas-d-autoroute-castres-toulouse@googlegroups.com