

L’EDUCATION AUX MEDIAS ET A L’INFORMATION N’EST PAS UNE OPTION
Le problème
Plus de dix ans après Charlie Hebdo, l'éducation aux médias repose encore sur la bonne volonté de journalistes, d’éditeurs, d'associations, d'enseignants et de quelques opérateurs publics engagés, avec des moyens qui reculent et un cadre légal cantonné à l'école, à la culture et à la lutte contre les ingérences étrangères. C'est insuffisant.
L'information mérite mieux qu'une politique par défaut.
Face aux règles opaques des plateformes et à la polarisation des discours, chaque citoyen doit pouvoir s'informer librement et juger par lui-même. C'est le rôle de l'éducation aux médias, et c'est une urgence républicaine.
Sans esprit critique, pas de débat démocratique ni de cohésion sociale : désinformation, défiance et manipulation des peurs progressent plus vite que notre capacité collective à les désamorcer. L'Unesco, le Conseil de l'Europe et l'OCDE en font une priorité stratégique. Qui, à la présidentielle, en fera une cause nationale — avec les moyens de la déployer ?
Nous, actrices et acteurs de l'éducation aux médias et à l'information, appelons à refonder le soutien public autour de trois exigences indissociables :
un financement pluriannuel et sécurisé. En finir avec le pilotage au coup par coup : des moyens stables sur plusieurs années pour structurer la filière, pérenniser les emplois et déployer des programmes d'envergure;
une ambition pour tous les publics, à tout âge. L'école reste le socle, mais l'EMI doit toucher massivement le hors-scolaire — jeunes, adultes, familles, séniors;
un maillage territorial équitable, porté par l'union des acteurs. Une information décryptée est un droit partout en France : les financements publics doivent couvrir tout le territoire, sans zone blanche.
Investir dans l'éducation aux médias, ce n'est pas financer une option : c'est armer la société contre la manipulation et lui donner les moyens de comprendre le monde.. Nous demandons une politique publique ambitieuse, pérenne, à la hauteur des enjeux démocratiques de notre temps.
Plaidoyer co-rédigé par l'ESJ Lille et l'APEM, ouvert à la signature de l'ensemble des acteurs et structures de l'éducation aux médias et à l'information. Lumières sur l’info, Fake-Off, Entre les lignes, Journalisme et citoyenneté, Cartooning for peace, La Chance, Anne Cordier, Iris Boyer, Mediaclic ou encore le club de la presse des Hauts-de-France déjà signataires.

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Le problème
Plus de dix ans après Charlie Hebdo, l'éducation aux médias repose encore sur la bonne volonté de journalistes, d’éditeurs, d'associations, d'enseignants et de quelques opérateurs publics engagés, avec des moyens qui reculent et un cadre légal cantonné à l'école, à la culture et à la lutte contre les ingérences étrangères. C'est insuffisant.
L'information mérite mieux qu'une politique par défaut.
Face aux règles opaques des plateformes et à la polarisation des discours, chaque citoyen doit pouvoir s'informer librement et juger par lui-même. C'est le rôle de l'éducation aux médias, et c'est une urgence républicaine.
Sans esprit critique, pas de débat démocratique ni de cohésion sociale : désinformation, défiance et manipulation des peurs progressent plus vite que notre capacité collective à les désamorcer. L'Unesco, le Conseil de l'Europe et l'OCDE en font une priorité stratégique. Qui, à la présidentielle, en fera une cause nationale — avec les moyens de la déployer ?
Nous, actrices et acteurs de l'éducation aux médias et à l'information, appelons à refonder le soutien public autour de trois exigences indissociables :
un financement pluriannuel et sécurisé. En finir avec le pilotage au coup par coup : des moyens stables sur plusieurs années pour structurer la filière, pérenniser les emplois et déployer des programmes d'envergure;
une ambition pour tous les publics, à tout âge. L'école reste le socle, mais l'EMI doit toucher massivement le hors-scolaire — jeunes, adultes, familles, séniors;
un maillage territorial équitable, porté par l'union des acteurs. Une information décryptée est un droit partout en France : les financements publics doivent couvrir tout le territoire, sans zone blanche.
Investir dans l'éducation aux médias, ce n'est pas financer une option : c'est armer la société contre la manipulation et lui donner les moyens de comprendre le monde.. Nous demandons une politique publique ambitieuse, pérenne, à la hauteur des enjeux démocratiques de notre temps.
Plaidoyer co-rédigé par l'ESJ Lille et l'APEM, ouvert à la signature de l'ensemble des acteurs et structures de l'éducation aux médias et à l'information. Lumières sur l’info, Fake-Off, Entre les lignes, Journalisme et citoyenneté, Cartooning for peace, La Chance, Anne Cordier, Iris Boyer, Mediaclic ou encore le club de la presse des Hauts-de-France déjà signataires.

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Pétition lancée le 2 octobre 2026