L'appel au secours des ARM

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Le problème

L’appel au secours des Assistants de Régulation Médicale des SAMU-S@S

La volonté de mise en place du S@S sur tout le territoire ne peut se réaliser sans un effectif adapté aux exigences et aux attentes de cette nouvelle organisation.

Le tout appel au 15 avant de se déplacer aux urgences, la fermeture de structure d'urgence (et de ligne de SMUR) en lien avec la pénurie de médecins urgentistes ne fait que solliciter un peu plus les régulations médicales.

L'Association Française des Assistants de Régulation Médicale (AFARM) alerte nos tutelles depuis des mois sur la nécessité d'augmenter significativement le nombre d'ARM pour faire face à la demande grandissante des appels de santé. Il est urgent de débuter la valorisation de la profession, pierre angulaire des Services d'accès aux Soins.

Ce sont ces professionnels de santé qui décrochent les appels au numéro 15, qui écoutent, questionnent et orientent vers la bonne filière de soins. Ce sont les mêmes qui guident les gestes de secours et qui déclenchent les moyens les plus adaptés.

Le statut actuel des ARM en catégorie administrative est bien loin de la réalité de cette profession. Le Ministre de la Santé et de la Prévention, M. Braun, s'est positionné sur ce changement statutaire et demande un passage en catégorie soignante. Cela ne doit qu'être un premier pas dans la refonte du métier. La profession attend également la création d'une grille indiciaire dédiée aux ARM et la reconnaissance de ses nouveaux métiers reflétant pleinement la régulation médicale actuelle: le coordinateur de salle, le superviseur de salle, l'ARM tuteur ainsi que l'ARM formateur en Centre de Formation des Assistants de Régulation Médicale. Elle attend également l’accélération des certifications des ARM et un recul de la date butoir à fin 2026.

Le métier doit pouvoir avoir un accès à l'avancement de grade en dédiant des quotas propres aux ARM pour la classe supérieure et exceptionnelle. Ce qui ne sera jamais le cas sans une grille indiciaire propre aux ARM.

Sans cette reconnaissance statutaire et salariale la profession ne pourra attirer suffisamment de candidats dans ses écoles, mettant de ce faite le modèle S@S en sursis.

Pas d'ARM, pas de S@S

Le bureau de l'AFARM

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Yann ROUETLanceur de pétition

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