Justice pour le blaireau de Feucherolles : exigeons des sanctions et la fin de l'impunité

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Le problème

À l'attention du préfet des Yvelines, du procureur de la République et des autorités compétentes

Un blaireau. Un animal sauvage, blessé, vulnérable. Un être vivant qui souffrait et qui avait besoin d'être secouru.

Des images insoutenables, qui soulèvent une question fondamentale :

Comment une intervention censée mettre fin à la souffrance d'un animal a-t-elle pu se transformer en une telle agonie ?

Le 14 octobre 2026, à Feucherolles, dans les Yvelines, un blaireau blessé après une collision avec un véhicule a fait l'objet d'une intervention dont les images, diffusées par l'association de protection animale Nos Viventia, suscitent une profonde indignation.

Cet animal n'était pas nécessairement condamné.

Il aurait peut-être pu être secouru, examiné par un vétérinaire, puis soigné si son état le permettait.

Et si ses blessures étaient incompatibles avec sa survie, il aurait dû bénéficier d'une euthanasie rapide, réalisée dans des conditions permettant de limiter au maximum ses souffrances.

Mais les événements rapportés par l'association Nos Viventia soulèvent de graves interrogations.

Trois tirs pour mettre fin à la vie d'un animal blessé
Selon les informations publiées par Nos Viventia, la mairie aurait fait intervenir un lieutenant de louveterie afin d'abattre le blaireau.

D'après les témoignages relayés par l'association, l'intervenant aurait d'abord tiré une balle dans le ventre de l'animal, puis une seconde dans son arrière-train, quelques minutes plus tard.

Aucun de ces deux tirs n'aurait provoqué sa mort.

Le blaireau serait resté vivant, tentant encore de bouger malgré ses blessures, sous les yeux de témoins horrifiés.

Ce n'est qu'après un troisième tir, qui aurait été effectué sous la pression des témoins, que l'animal serait finalement mort.

Toujours selon ces témoignages, plus de huit minutes se seraient écoulées entre l'arrivée du lieutenant de louveterie et la mort du blaireau.

Huit minutes pendant lesquelles cet animal aurait subi des souffrances supplémentaires, alors même que l'intervention était censée mettre un terme à sa détresse.

Et comme si cette agonie ne suffisait pas…
Les dernières secondes de la vidéo montrent une scène supplémentaire particulièrement choquante.

Après les trois tirs, on voit l'homme saisir le corps du blaireau par une patte, le soulever, puis le jeter sur le côté, dans l'herbe, comme un vulgaire détritus dont on se débarrasse.

Un dernier geste brutal, profondément révoltant, après les souffrances que cet animal aurait déjà endurées.

Ce blaireau était un être vivant, capable de ressentir la douleur et la peur. Il méritait d'être secouru, de voir ses souffrances abrégées si nécessaire, et d'être traité avec respect, jusque dans la mort.

Un animal sauvage n'est pas un déchet. Sa vie a de la valeur et sa dépouille mérite le respect.

Les circonstances exactes de cette intervention doivent être établies par une enquête. Mais les images diffusées et les témoignages rapportés imposent que des réponses soient apportées.

Pourquoi cet animal n'a-t-il apparemment pas bénéficié d'une évaluation vétérinaire de son état avant la décision de l'abattre ?

Était-il réellement impossible de le secourir et de le soigner ?

Et si sa mort était inévitable, pourquoi plusieurs tirs auraient-ils été nécessaires pour mettre fin à ses souffrances ?

Ces questions méritent des réponses précises.

Un animal sauvage blessé mérite des soins, pas des souffrances supplémentaires
Un animal sauvage n'est pas un être vivant de seconde catégorie.

Qu'il s'agisse d'un chien, d'un chat, d'un renard, d'un chevreuil ou d'un blaireau, la souffrance reste la souffrance.

Lorsqu'un animal est blessé, la priorité devrait être d'évaluer son état et d'envisager les possibilités de soins, chaque fois que les circonstances le permettent.

Lorsque ses blessures rendent toute survie impossible et qu'une euthanasie devient nécessaire, celle-ci doit être pratiquée avec compétence, rapidité et dans le respect de l'animal.

Soulager la souffrance doit toujours être une priorité. Jamais la prolonger.

Un lieutenant de louveterie exerce une mission officielle qui implique des responsabilités particulières. Il doit pouvoir justifier les conditions dans lesquelles il intervient, notamment lorsque son intervention entraîne la mort d'un animal.

L'association Nos Viventia a annoncé son intention de porter plainte pour acte de cruauté et de demander le retrait de la commission ainsi que du permis de chasser de l'intervenant concerné.

Nous soutenons cette démarche et refusons que cette affaire puisse être écartée sans que les circonstances aient été pleinement éclaircies.

Nous demandons :
1. Une enquête approfondie et transparente
Nous demandons que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cette intervention : l'état initial du blaireau, les possibilités éventuelles de prise en charge vétérinaire, les raisons ayant conduit à son abattage, le déroulement des trois tirs rapportés et les souffrances qui auraient pu être évitées.

Nous demandons également que les conditions dans lesquelles le corps de l'animal a été manipulé après sa mort soient examinées.

Les témoignages et l'intégralité des enregistrements disponibles doivent pouvoir être étudiés par les autorités compétentes.

2. L'examen immédiat de mesures conservatoires
Nous demandons au préfet des Yvelines d'examiner sans délai les mesures conservatoires légalement possibles à l'encontre du lieutenant de louveterie concerné, pendant les investigations.

Une mission officielle impliquant l'utilisation d'armes et la mise à mort d'animaux nécessite des garanties de compétence, de responsabilité et de discernement.

3. Le retrait de sa commission de lieutenant de louveterie ET de son permis de chasser
Nous demandons le retrait de sa commission préfectorale et de son permis de chasser si les faits rapportés sont établis et si les conditions légales permettant ces sanctions sont réunies.

En cas de négligence, d'abus ou de manquements graves démontrés, nous demandons au préfet des Yvelines de retirer sa commission de lieutenant de louveterie, conformément à l'article R.427-2 du Code de l'environnement.

Nous demandons également que les autorités judiciaires compétentes examinent toutes les possibilités légales de retrait du permis de chasser et de privation du droit de chasser.

Une personne reconnue responsable de manquements graves dans la mise à mort d'un animal ne devrait plus pouvoir exercer des fonctions impliquant de telles interventions.

La responsabilité liée à l'utilisation d'une arme et au pouvoir de donner la mort à un animal ne peut être prise à la légère.

4. Des poursuites pénales et des sanctions exemplaires si des infractions sont établies
Nous demandons que les faits soient examinés sous toutes les qualifications pénales susceptibles de leur être applicables, notamment celles concernant les mauvais traitements, les sévices graves ou les actes de cruauté envers les animaux, en tenant compte du statut juridique de l'animal concerné.

Si l'enquête établit des infractions pénales, nous demandons que leurs auteurs répondent de leurs actes devant la justice.

Nous réclamons une réponse pénale ferme, comprenant, lorsque la loi le permet et que la gravité des faits le justifie, des peines d'emprisonnement et des amendes importantes, réellement dissuasives.

La souffrance animale ne doit jamais être banalisée.

Les personnes investies d'une mission officielle doivent rendre des comptes sur leurs actes comme n'importe quel citoyen.

Nous refusons que d'éventuels manquements graves puissent rester sans conséquences.

Le fait d'être habilité à abattre un animal ne doit jamais signifier que l'on peut lui infliger des souffrances évitables en toute impunité.

Il appartient aux autorités judiciaires de déterminer les infractions éventuellement constituées et les sanctions légalement applicables.

5. Une véritable protection pénale des animaux sauvages en liberté
Le droit français présente aujourd'hui une lacune majeure dans la protection des animaux sauvages.

L'article 521-1 du Code pénal sanctionne les sévices graves et les actes de cruauté envers les animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité.

Lorsque ces actes entraînent la mort d'un animal relevant de cette protection, la loi prévoit jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende.

Mais un animal sauvage vivant en liberté ne bénéficie pas automatiquement de cette même protection pénale.

Pourquoi la souffrance d'un animal sauvage devrait-elle être moins sévèrement sanctionnée que celle d'un animal domestique ?

Un blaireau ressent la douleur.

Un renard ressent la douleur.

Un chevreuil ressent la douleur.

Leur statut d'animaux sauvages ne rend pas leurs souffrances moins réelles.

Nous demandons donc aux pouvoirs publics et au législateur de faire évoluer les textes afin que les sévices graves et les actes de cruauté commis sans nécessité envers les animaux sauvages en liberté puissent également être réprimés par des sanctions pénales véritablement dissuasives.

Nous demandons une protection effective, assortie de peines d'emprisonnement et d'amendes proportionnées à la gravité des actes commis.

La protection contre la cruauté ne devrait pas dépendre uniquement du fait qu'un animal vive auprès des humains ou à l'état sauvage.

La douleur n'a pas d'espèce. La cruauté ne devrait pas bénéficier d'exceptions.

6. Des procédures claires pour la prise en charge des animaux sauvages blessés
Nous demandons que les interventions concernant des animaux sauvages blessés privilégient, lorsque les circonstances le permettent, une évaluation préalable de leur état et des possibilités de soins, avec le concours de professionnels compétents.

L'abattage d'un animal blessé ne devrait pas être décidé sans considération pour les alternatives permettant de préserver sa vie ou de limiter ses souffrances.

Lorsqu'une euthanasie s'avère nécessaire, elle doit être réalisée dans les meilleures conditions possibles afin d'éviter toute souffrance supplémentaire.

La mort ne doit jamais être considérée comme la solution automatique lorsqu'un animal sauvage est blessé.

7. Une formation et un contrôle renforcés des intervenants habilités
Nous demandons une attention particulière à la formation des personnes amenées à intervenir sur des animaux sauvages blessés, notamment en matière d'évaluation des situations, de sécurité, de techniques d'intervention et de réduction de la souffrance animale.

Nous demandons également que les manquements éventuellement constatés puissent faire l'objet de contrôles et de sanctions adaptés.

Les interventions de ces professionnels doivent répondre à des exigences élevées de compétence, de responsabilité et de respect du vivant.

Nous refusons de détourner le regard !


Ce blaireau n'avait pas de nom.

Il n'appartenait à personne.

Il n'était ni un animal de compagnie, ni une espèce emblématique bénéficiant d'une attention particulière.

Mais sa souffrance n'en était pas moins réelle. Sa vie n'en avait pas moins de valeur.

Il aurait peut-être pu être sauvé. Nous ne le saurons peut-être jamais.

Ce qui est certain, c'est qu'un animal blessé mérite que l'on recherche la solution la plus respectueuse de sa vie et de son bien-être.

Il ne méritait ni de voir ses souffrances potentiellement prolongées, ni d'être traité sans ménagement après sa mort.

Nous refusons l'idée que la souffrance d'un animal sauvage puisse être banalisée simplement parce qu'il ne partage pas nos foyers.

La manière dont une société traite les êtres vivants les plus vulnérables en dit long sur le respect qu'elle accorde à la vie.

Nous ne réclamons ni vengeance, ni harcèlement, ni menaces à l'encontre de qui que ce soit.

Nous demandons la vérité. Nous demandons des responsabilités clairement établies. Nous demandons des sanctions à la hauteur des infractions éventuellement commises.

Nous demandons également une évolution du droit pour que les animaux sauvages ne soient plus les oubliés de la lutte contre la cruauté animale.

Pour ce blaireau qui aurait peut-être pu être sauvé.

Pour tous les animaux sauvages blessés qui méritent d'être secourus lorsque cela est possible.

Pour ceux dont les souffrances doivent être abrégées avec humanité lorsque leur survie n'est plus envisageable.

Signez et partagez cette pétition !
Pour que toute la lumière soit faite sur cette affaire.

Parce qu'aucun animal ne devrait souffrir dans l'indifférence.

 Source : Association de protection animale Nos Viventia (@nosviventia), publication Instagram relative à l'intervention filmée à Feucherolles (Yvelines), le 14 octobre 2026.

Les circonstances relatées sont celles rapportées par l'association et les témoins. Les responsabilités et les éventuelles infractions doivent être établies par les autorités compétentes.

Consulter la publication originale de Nos Viventia

Références juridiques :

Article R.427-2 du Code de l'environnement : retrait de la commission d'un lieutenant de louveterie.
Article L.428-14 du Code de l'environnement : privation du droit de conserver ou d'obtenir un permis de chasser, dans les conditions prévues par la loi.
Article 521-1 du Code pénal : sévices graves et actes de cruauté envers les animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité.

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Julie NAVICKASLanceur de pétition

Les décisionnaires

Monique Barbut
Monique Barbut
Ministre de la Transition Écologique
Béatrice Piron
Béatrice Piron
Députée de la 3e circonscription des Yvelines
Michel Delamaire
Michel Delamaire
Maire de Feucherolles
Jean-David Cavaillé
Jean-David Cavaillé
Procureur de la République de Versailles
Brice Blondel
Brice Blondel
Préfet des Yvelines

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