

COCO … PERROQUET OU PHÉNIX ?
Souvent l’oiseau que l’on appelle Coco est un perroquet enfermé dans une grande cage … et qui salue quiconque arrive devant lui en nasillant d’une façon un peu ridicule « T’as bien déjeuné … Coco ? ». Ces pauvres perroquets seraient bien mieux dans leurs forêts tropicales, au lieu de grelotter de froid en prison chez nous.
Moi je connais une jeune Coco, qui n’est pas un perroquet mais un oiseau bien plus extraordinaire, dont je vais vous conter l’envol si prometteur.
Cette jeune Coco est tombée d’un nid … on ne sait pas vraiment lequel, mais on sait que personne ne pensait qu’elle volerait un jour. Des médecins, fort savants, s’étaient penchés sur son cas … mais, malgré toute leur science, il n’avaient pas pu déterminer comment permettre à ce drôle de petit oiseau de vivre et de s’envoler.
Un couple et leur fille découvrirent Coco et décidèrent de la prendre sous leurs trois paires d’ailes aimantes.
Ce que la science des médecins n’avait pas deviné, c’est ce que l’amour d’une famille peut faire. Dès lors, le couple avait une deuxième fille. La fille avait une petite sœur … et tous se lancèrent avec passion pour faire de Coco une jolie jeune-fille dotée d’un formidable appétit de vivre.
Les années ont passé, il a fallu mener de nombreux combats, chaque jour reste une victoire chère payée … et l’oiseau ne vole pas encore tout à fait. Mais qui eut dit que ce bébé plein de handicaps se prendrait de passion pour le tir à l’arc … et que, depuis son fauteuil, elle saurait envoyer ses flèches au centre de la cible lors des nombreuses rencontres d’archers auxquelles elle participe ?
C’est l’histoire vraie … et qui pourrait sembler imaginaire … d’une Coco, qui n’est pas un perroquet dans sa cage, mais un phénix en train de naître une nouvelle fois chaque jour et qui s’envolera encore souvent, grâce à l’amour qu’elle a reçu et celui qu’elle envoie en tirant ses flèches de Cupidon tout autour d’elle. Son secret, que les médecins ne pouvaient pas deviner, c’est qu’ayant été aimée … elle aimerait le monde entier, où son entrée avait, pourtant, été cahotique.
Pour moi, Coco c’est cet oiseau de feu qui renaît chaque jour en nous irradiant de sa chaleur et de sa lumière.
Jean-Paul BOURGÈS 11 septembre (enseignant à la retraite)