12 Kas 2017
Chères et chers amis, Qui n’éprouverait pas une sorte de pincement au cœur au moment de fermer notre pétition ? Elle a retenu votre attention 16 000 fois. Les journalistes et observateurs sont unanimes pour qualifier de « première » à Marseille cette mobilisation pour un site archéologique. Malgré les décisions annoncées, certains parlent et vont parler de désastre. Le désastre serait intervenu si votre mobilisation avait précisément fait défaut. Tel, heureusement, n’a pas été le cas. Il n’y a pas de désastre. Nous savons que dans la vie, face à tout problème, il y a trois niveaux de solution : - L’idéal - Le possible et raisonnable - L’inacceptable. L’inacceptable, d’évidence, a été évité. L’idéal, dans les conditions du moment, était irréaliste. Les associations présentes sur le terrain, sans les incriminer aucunement, auraient dû intervenir et agir en amont, au moment même de l’achat du terrain par l’aménageur. Un groupe immobilier n’acquiert pas un terrain pour en faire un jardin potager ! Tout le monde savait déjà que le site était potentiellement porteur de richesses. Officier de marine, je n’étais à Marseille à l’époque. Il fallait agir plus tôt. Telle est l’opinion de monsieur Stéphane Bern. Lorsque le navire a quitté le port et navigue déjà en haute mer, il est impossible de le rattraper et de le faire changer de route. Les actions sur le terrain, comme la Science venue au secours du site, malgré toute la haute compétence de ses représentants, arrivent trop tard. La condition d’une victoire réside dans l’anticipation. Elle a manqué sur le terrain. Dans ces conditions, je persiste à dire et à écrire que le possible et le raisonnable ont été acquis. Et même davantage. Les dernières déclarations des contradicteurs affirment que le puits grec s’effondrera lors de sa fouille entière. Nos archéologues étaient les premiers à la demander. Des entreprises spécialisées maîtrisent parfaitement les techniques de ce type de « structures en creux ». L’exemple du puits grec de Vellia (V° s. av J.C.) fouillé par le professeur Andronikos en est l’exemple. La ville de Vellia, dans le Sud de l’Italie, a été fondée, comme Massalia, par les Phocéens. Selon d’autres déclarations, les « colonnes » vont s’effondrer lors de leur déplacement. Le temple d’Abou Simbel, autre défi (!) ne s’est pas effondré lorsqu’il a été déplacé ; l’Hôtel de Cabres à Marseille, déplacé également, est toujours debout. L’homme est allé sur la Lune distante de 384 400 kilomètres ; il peut bien déplacer de quelques mètres sur son sol un « banc de pierre » en le respectant. LA LEÇON La leçon de ce sauvetage (terme de marine à nouveau, excusez-moi !) est qu’il faut, à l’avenir, être vigilant, prévoyant et rapide dans l’action. La phrase est de mon collègue en histoire et archéologie, René Pierini. René Pierini a fouillé depuis longtemps avec nos archéologues et connaît des membres du comité scientifique. Il vous remercie également sincèrement de votre mobilisation et partage totalement ma position. Il est le président fondateur de l’ « Association Marseille Patrimoine et Mémoire ». Chères et chers amis, vous allez voir que de très prochaines découvertes archéologiques, et grecques antiques en particulier, vont être mises au jour à proximité. (L’une d’elles n’est pas encore déclarée). J’ose à nouveau espérer votre aide et votre soutien. Je vous dis donc non pas « au revoir » mais « à bientôt ». Cela atténue le… pincement au cœur. Jean Noël Beverini
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