

IL EST TEMPS DE METTRE FIN AU SILENCE AU SEIN DE LA MDE DE CERGY
Le problème
Derrière la façade institutionnelle, nous dénonçons un système qui interroge profondément les pratiques de la direction, les conditions d’accueil des jeunes et le traitement réservé aux professionnels.
Depuis l’arrivée de la nouvelle direction, la situation au sein de la Maison départementale de l’enfance est devenue extrêmement préoccupante. Ce qui est dénoncé aujourd’hui ne relève pas de simples désaccords professionnels ou de difficultés de fonctionnement ordinaires. Il s’agit d’un ensemble de faits et de dysfonctionnements rapportés qui soulèvent de graves questions sur la manière dont l’établissement est dirigé et sur la place réellement accordée à la protection de l’enfance.
Une direction ne peut pas prétendre protéger des enfants tout en laissant s’installer un climat de peur, de silence et de pression
1.Une éviction massive des professionnels sans précédent
Depuis l’arrivée de cette nouvelle direction, un nombre massif de professionnels a été écarté de l’institution en seulement quelques mois, par le biais de non-renouvellements de contrats, ruptures de période d’essai et évictions d’intérimaires, y compris parmi des professionnels présents depuis de nombreuses années au sein de la structure.
L’ampleur de ces départs est extrêmement préoccupante. Voir autant de professionnels évincés en si peu de temps, quels que soient leur statut et leur ancienneté, soulève de sérieuses interrogations sur les pratiques de la direction. Une telle situation ne peut pas être banalisée et exige des explications claires et transparentes.
Comment expliquer qu’autant d’éducateurs soient évincés depuis l’arrivée d’une même direction ? Pourquoi autant de professionnels disparaissent-ils des équipes ? Que cherche-t-on réellement à changer au sein de cette institution, et à quel prix ?
À force d’écarter les professionnels, c’est toute une expérience de terrain, une continuité éducative et une connaissance des jeunes qui sont fragilisées.
Une institution de protection de l’enfance ne devrait jamais donner le sentiment que les professionnels deviennent remplaçables dès lors qu’ils dérangent, questionnent les décisions ou défendent leurs convictions éducatives.
2. Des pratiques managériales autoritaires et une parole professionnelle étouffée
La direction semble vouloir concentrer entre ses mains l’ensemble des décisions, imposer ses orientations et réduire les éducateurs à de simples exécutants.
Les professionnels de terrain, pourtant les premiers témoins des difficultés et des besoins des jeunes, ne se sentent plus suffisamment écoutés ni considérés. Leur expertise est fragilisée, leurs observations sont écartées et leur capacité à participer aux décisions éducatives est remise en question.
Le travail éducatif ne consiste pas à exécuter aveuglément des ordres. Il exige de la réflexion, du dialogue, de l’adaptation et une véritable connaissance des jeunes accompagnés.
Les éducateurs ne sont ni des marionnettes, ni des exécutants, ni des personnes que l’on peut congédier au gré des désaccords.
Une direction a des responsabilités, mais elle n’a pas tous les droits. L’autorité hiérarchique ne justifie ni le mépris, ni l’intimidation, ni la confiscation de la parole professionnelle.
3. La protection de l’enfance ne peut pas être une simple façade
Alors que la mission première de la MDE est de protéger des mineurs vulnérables, des situations extrêmement préoccupantes sont rapportées concernant les conditions d’accueil et les pratiques envers certains jeunes.
Des violences physiques et verbales sont dénoncées. Des propos humiliants ou inadaptés seraient tenus à l’égard de jeunes. Des situations dans lesquelles certains seraient incités à fuguer ou à ne pas revenir sont également rapportées.
Plus grave encore, des conditions d’hébergement indignes sont évoquées, avec des jeunes qui auraient été contraints de dormir dans des cuisines, faute de solutions adaptées.
Comment peut-on parler de protection de l’enfance lorsque les conditions d’accueil elles-mêmes soulèvent de telles inquiétudes ?
Les jeunes confiés à la MDE ne sont ni des problèmes à déplacer, ni des dossiers à faire disparaître, ni des personnes dont la parole peut être ignorée. Ce sont des mineurs vulnérables qui ont droit à la sécurité, à la dignité et au respect.
Si de tels faits se produisent, ils doivent être examinés sérieusement et indépendamment. Ils ne doivent jamais être minimisés pour préserver la réputation d’un établissement ou protéger une hiérarchie.
4. Des jeunes déplacés, une parole qu’il faut protéger
Des interrogations existent également concernant le transfert de certains jeunes vers d’autres structures après des incidents ou des difficultés.
Ces situations doivent être examinées avec la plus grande vigilance. Aucun transfert ne doit servir à éloigner un jeune parce qu’il dérange, parce qu’il témoigne ou parce que sa situation risque de mettre en lumière des dysfonctionnements.
La priorité doit être la protection du jeune et la recherche de la vérité, jamais la préservation de l’image de la direction.
Chaque signalement doit pouvoir être entendu, chaque situation doit être examinée et chaque jeune doit pouvoir s’exprimer sans pression ni crainte de représailles.
5. Un climat anxiogène qui détruit la confiance
Aujourd’hui, le climat décrit par les professionnels est celui d’une institution où la confiance s’effrite, où la peur prend progressivement la place du dialogue et où les équipes ne se sentent plus suffisamment soutenues ni protégées.
Comment assurer une mission éducative exigeante lorsque les professionnels redoutent les conséquences de leurs prises de parole ? Comment construire une relation de confiance avec les jeunes lorsque les équipes elles-mêmes évoluent dans un environnement anxiogène ?
La direction ne peut pas réclamer une adhésion totale à ses décisions tout en ignorant les alertes, les désaccords et les difficultés remontées du terrain.
Le silence n’est pas du professionnalisme. L’obéissance aveugle n’est pas une compétence éducative. Et la peur de perdre son emploi ne devrait jamais être le prix à payer pour exercer son métier avec conscience.
Nous demandons :
Une enquête indépendante sur les faits de violences et de maltraitance rapportés concernant les jeunes.
Un contrôle immédiat des conditions d’hébergement et de prise en charge.
Des explications transparentes sur le nombre considérable de licenciements intervenus depuis l’arrivée de la nouvelle direction et sur les motifs de ces décisions.
Un examen indépendant des pratiques managériales et du climat de travail au sein de la MDE.
La protection effective des jeunes et des professionnels qui signalent des faits préoccupants.
La garantie que les jeunes puissent témoigner librement et que leurs signalements soient traités sans représailles.
Le rétablissement d’un véritable dialogue avec les équipes éducatives, dont l’expertise doit être respectée.
Des mesures concrètes pour mettre fin aux pratiques inadaptées et garantir le respect des droits fondamentaux des jeunes comme des professionnels.
NOUS REFUSONS LE SILENCE ET L’IMPUNITÉ
La MDE n’appartient pas à sa direction. Elle existe pour remplir une mission de service public : protéger des enfants et accompagner des adolescents en difficulté.
Aucune direction ne devrait pouvoir imposer sa vision au détriment de cette mission, fragiliser des équipes entières sans avoir à rendre de comptes ou laisser des situations préoccupantes sans réponse.
Quand autant de professionnels sont écartés, quand les équipes ne se sentent plus entendues et que des faits aussi graves sont rapportés concernant les jeunes, il ne suffit plus de communiquer sur une image institutionnelle : il faut accepter que les pratiques soient examinées.
Nous refusons qu’une façade rassurante serve à détourner le regard des problèmes dénoncés. Nous refusons que les éducateurs soient réduits au silence. Nous refusons que la parole des jeunes soit reléguée au second plan.
Nous demandons des réponses, des vérifications indépendantes et des actes concrets.
Parce que protéger les enfants ne consiste pas à protéger l’image d’une direction. Parce que diriger ne signifie pas régner. Et parce qu’aucune institution ne devrait avoir plus à cœur de préserver sa réputation que de garantir la dignité, la sécurité et les droits des personnes qui lui sont confiées.

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Le problème
Derrière la façade institutionnelle, nous dénonçons un système qui interroge profondément les pratiques de la direction, les conditions d’accueil des jeunes et le traitement réservé aux professionnels.
Depuis l’arrivée de la nouvelle direction, la situation au sein de la Maison départementale de l’enfance est devenue extrêmement préoccupante. Ce qui est dénoncé aujourd’hui ne relève pas de simples désaccords professionnels ou de difficultés de fonctionnement ordinaires. Il s’agit d’un ensemble de faits et de dysfonctionnements rapportés qui soulèvent de graves questions sur la manière dont l’établissement est dirigé et sur la place réellement accordée à la protection de l’enfance.
Une direction ne peut pas prétendre protéger des enfants tout en laissant s’installer un climat de peur, de silence et de pression
1.Une éviction massive des professionnels sans précédent
Depuis l’arrivée de cette nouvelle direction, un nombre massif de professionnels a été écarté de l’institution en seulement quelques mois, par le biais de non-renouvellements de contrats, ruptures de période d’essai et évictions d’intérimaires, y compris parmi des professionnels présents depuis de nombreuses années au sein de la structure.
L’ampleur de ces départs est extrêmement préoccupante. Voir autant de professionnels évincés en si peu de temps, quels que soient leur statut et leur ancienneté, soulève de sérieuses interrogations sur les pratiques de la direction. Une telle situation ne peut pas être banalisée et exige des explications claires et transparentes.
Comment expliquer qu’autant d’éducateurs soient évincés depuis l’arrivée d’une même direction ? Pourquoi autant de professionnels disparaissent-ils des équipes ? Que cherche-t-on réellement à changer au sein de cette institution, et à quel prix ?
À force d’écarter les professionnels, c’est toute une expérience de terrain, une continuité éducative et une connaissance des jeunes qui sont fragilisées.
Une institution de protection de l’enfance ne devrait jamais donner le sentiment que les professionnels deviennent remplaçables dès lors qu’ils dérangent, questionnent les décisions ou défendent leurs convictions éducatives.
2. Des pratiques managériales autoritaires et une parole professionnelle étouffée
La direction semble vouloir concentrer entre ses mains l’ensemble des décisions, imposer ses orientations et réduire les éducateurs à de simples exécutants.
Les professionnels de terrain, pourtant les premiers témoins des difficultés et des besoins des jeunes, ne se sentent plus suffisamment écoutés ni considérés. Leur expertise est fragilisée, leurs observations sont écartées et leur capacité à participer aux décisions éducatives est remise en question.
Le travail éducatif ne consiste pas à exécuter aveuglément des ordres. Il exige de la réflexion, du dialogue, de l’adaptation et une véritable connaissance des jeunes accompagnés.
Les éducateurs ne sont ni des marionnettes, ni des exécutants, ni des personnes que l’on peut congédier au gré des désaccords.
Une direction a des responsabilités, mais elle n’a pas tous les droits. L’autorité hiérarchique ne justifie ni le mépris, ni l’intimidation, ni la confiscation de la parole professionnelle.
3. La protection de l’enfance ne peut pas être une simple façade
Alors que la mission première de la MDE est de protéger des mineurs vulnérables, des situations extrêmement préoccupantes sont rapportées concernant les conditions d’accueil et les pratiques envers certains jeunes.
Des violences physiques et verbales sont dénoncées. Des propos humiliants ou inadaptés seraient tenus à l’égard de jeunes. Des situations dans lesquelles certains seraient incités à fuguer ou à ne pas revenir sont également rapportées.
Plus grave encore, des conditions d’hébergement indignes sont évoquées, avec des jeunes qui auraient été contraints de dormir dans des cuisines, faute de solutions adaptées.
Comment peut-on parler de protection de l’enfance lorsque les conditions d’accueil elles-mêmes soulèvent de telles inquiétudes ?
Les jeunes confiés à la MDE ne sont ni des problèmes à déplacer, ni des dossiers à faire disparaître, ni des personnes dont la parole peut être ignorée. Ce sont des mineurs vulnérables qui ont droit à la sécurité, à la dignité et au respect.
Si de tels faits se produisent, ils doivent être examinés sérieusement et indépendamment. Ils ne doivent jamais être minimisés pour préserver la réputation d’un établissement ou protéger une hiérarchie.
4. Des jeunes déplacés, une parole qu’il faut protéger
Des interrogations existent également concernant le transfert de certains jeunes vers d’autres structures après des incidents ou des difficultés.
Ces situations doivent être examinées avec la plus grande vigilance. Aucun transfert ne doit servir à éloigner un jeune parce qu’il dérange, parce qu’il témoigne ou parce que sa situation risque de mettre en lumière des dysfonctionnements.
La priorité doit être la protection du jeune et la recherche de la vérité, jamais la préservation de l’image de la direction.
Chaque signalement doit pouvoir être entendu, chaque situation doit être examinée et chaque jeune doit pouvoir s’exprimer sans pression ni crainte de représailles.
5. Un climat anxiogène qui détruit la confiance
Aujourd’hui, le climat décrit par les professionnels est celui d’une institution où la confiance s’effrite, où la peur prend progressivement la place du dialogue et où les équipes ne se sentent plus suffisamment soutenues ni protégées.
Comment assurer une mission éducative exigeante lorsque les professionnels redoutent les conséquences de leurs prises de parole ? Comment construire une relation de confiance avec les jeunes lorsque les équipes elles-mêmes évoluent dans un environnement anxiogène ?
La direction ne peut pas réclamer une adhésion totale à ses décisions tout en ignorant les alertes, les désaccords et les difficultés remontées du terrain.
Le silence n’est pas du professionnalisme. L’obéissance aveugle n’est pas une compétence éducative. Et la peur de perdre son emploi ne devrait jamais être le prix à payer pour exercer son métier avec conscience.
Nous demandons :
Une enquête indépendante sur les faits de violences et de maltraitance rapportés concernant les jeunes.
Un contrôle immédiat des conditions d’hébergement et de prise en charge.
Des explications transparentes sur le nombre considérable de licenciements intervenus depuis l’arrivée de la nouvelle direction et sur les motifs de ces décisions.
Un examen indépendant des pratiques managériales et du climat de travail au sein de la MDE.
La protection effective des jeunes et des professionnels qui signalent des faits préoccupants.
La garantie que les jeunes puissent témoigner librement et que leurs signalements soient traités sans représailles.
Le rétablissement d’un véritable dialogue avec les équipes éducatives, dont l’expertise doit être respectée.
Des mesures concrètes pour mettre fin aux pratiques inadaptées et garantir le respect des droits fondamentaux des jeunes comme des professionnels.
NOUS REFUSONS LE SILENCE ET L’IMPUNITÉ
La MDE n’appartient pas à sa direction. Elle existe pour remplir une mission de service public : protéger des enfants et accompagner des adolescents en difficulté.
Aucune direction ne devrait pouvoir imposer sa vision au détriment de cette mission, fragiliser des équipes entières sans avoir à rendre de comptes ou laisser des situations préoccupantes sans réponse.
Quand autant de professionnels sont écartés, quand les équipes ne se sentent plus entendues et que des faits aussi graves sont rapportés concernant les jeunes, il ne suffit plus de communiquer sur une image institutionnelle : il faut accepter que les pratiques soient examinées.
Nous refusons qu’une façade rassurante serve à détourner le regard des problèmes dénoncés. Nous refusons que les éducateurs soient réduits au silence. Nous refusons que la parole des jeunes soit reléguée au second plan.
Nous demandons des réponses, des vérifications indépendantes et des actes concrets.
Parce que protéger les enfants ne consiste pas à protéger l’image d’une direction. Parce que diriger ne signifie pas régner. Et parce qu’aucune institution ne devrait avoir plus à cœur de préserver sa réputation que de garantir la dignité, la sécurité et les droits des personnes qui lui sont confiées.

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Pétition lancée le 13 octobre 2026