

Gratuité des soins pour les victimes de violences sexuelles : mobilisons-nous !
Le problème
Saviez-vous que les victimes de violences sexuelles et d'inceste doivent payer elles-mêmes les soins spécialisés dont elles ont besoin pour se reconstruire ?
Près de dix ans après #MeToo, l'heure est venue de passer aux actes. En 2026, une femme ou un homme qui a vécu des violences sexuelles doit encore payer de sa poche les soins spécialisés, car ils ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale.
Il faut compter en moyenne 70 à 150 euros par séance, soit environ 300 euros par mois. Ces soins, recommandés par l'OMS et l'HAS, sont indispensables pour les victimes. Tous les travaux sur le psychotraumatisme sont unanimes : les victimes ont besoin de soins spécialisés. Malheureusement, la plupart n'ont tout simplement pas les moyens de se faire soigner.
Alors que la vie chère touche de plein fouet les Françaises et les Français, à commencer par les femmes, dont le pouvoir d'achat reste très inférieur à celui des hommes en raison d'inégalités persistantes, cette question n'est pas accessoire, elle est essentielle.
Le 29 octobre 2026, l’Assemblée nationale doit examiner une proposition de loi portée par la députée Gabrielle Cathala, visant à créer un parcours de soins intégralement pris en charge par la Sécurité sociale pour toutes les victimes de violences sexuelles. Cette loi serait historique : elle constituerait une avancée majeure pour les droits des victimes, mais aussi un signal politique fort : “Nous vous croyons et nous agissons.”
Cette mesure a été préconisée par la CIIVISE dans son avis en faveur d’un parcours de santé coordonné, remis au gouvernement en 2024. Depuis, de nombreuses et nombreux spécialistes et experts ont été auditionné.e.s par l'Assemblée nationale et tous sont unanimes : il est urgent de soigner les victimes.
En 2024, j'ai publié Le prix des larmes – Le coût caché des violences sexuelles chez Grasset, une enquête sur les conséquences humaines, sociales et économiques de ces violences. Dans ce livre qui s'apprête à ressortir en poche le 13 novembre chez Points Féministe, je détaille les différents postes de coûts des violences que portent en premier lieu les victimes, à commencer par les soins.
Je démontre également comment investir dans une politique publique d’ampleur contre les violences, à commencer par le remboursement des soins, permettrait de réaliser des économies colossales. L’inaction politique en matière de violences sexuelles coûte en effet chaque année entre 40 et 100 milliards d’euros à l’État.
À l'heure de la crise, non seulement cette loi permettrait aux milliers de victimes d'accéder à des soins et à la réparation, mais aussi de faire des économies.
Signez cette pétition, partagez-la et écrivez à votre député.e pour lui demander de soutenir la proposition de loi. Quelques lignes suffisent pour rappeler à nos représentants que l’accès aux soins ne doit pas dépendre des ressources financières des victimes, et que l'égalité doit s'inscrire dans la loi.
Aucune victime ne devrait renoncer aux soins dont elle a besoin faute de moyens. Mobilisons-nous pour la gratuité des soins !

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Le problème
Saviez-vous que les victimes de violences sexuelles et d'inceste doivent payer elles-mêmes les soins spécialisés dont elles ont besoin pour se reconstruire ?
Près de dix ans après #MeToo, l'heure est venue de passer aux actes. En 2026, une femme ou un homme qui a vécu des violences sexuelles doit encore payer de sa poche les soins spécialisés, car ils ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale.
Il faut compter en moyenne 70 à 150 euros par séance, soit environ 300 euros par mois. Ces soins, recommandés par l'OMS et l'HAS, sont indispensables pour les victimes. Tous les travaux sur le psychotraumatisme sont unanimes : les victimes ont besoin de soins spécialisés. Malheureusement, la plupart n'ont tout simplement pas les moyens de se faire soigner.
Alors que la vie chère touche de plein fouet les Françaises et les Français, à commencer par les femmes, dont le pouvoir d'achat reste très inférieur à celui des hommes en raison d'inégalités persistantes, cette question n'est pas accessoire, elle est essentielle.
Le 29 octobre 2026, l’Assemblée nationale doit examiner une proposition de loi portée par la députée Gabrielle Cathala, visant à créer un parcours de soins intégralement pris en charge par la Sécurité sociale pour toutes les victimes de violences sexuelles. Cette loi serait historique : elle constituerait une avancée majeure pour les droits des victimes, mais aussi un signal politique fort : “Nous vous croyons et nous agissons.”
Cette mesure a été préconisée par la CIIVISE dans son avis en faveur d’un parcours de santé coordonné, remis au gouvernement en 2024. Depuis, de nombreuses et nombreux spécialistes et experts ont été auditionné.e.s par l'Assemblée nationale et tous sont unanimes : il est urgent de soigner les victimes.
En 2024, j'ai publié Le prix des larmes – Le coût caché des violences sexuelles chez Grasset, une enquête sur les conséquences humaines, sociales et économiques de ces violences. Dans ce livre qui s'apprête à ressortir en poche le 13 novembre chez Points Féministe, je détaille les différents postes de coûts des violences que portent en premier lieu les victimes, à commencer par les soins.
Je démontre également comment investir dans une politique publique d’ampleur contre les violences, à commencer par le remboursement des soins, permettrait de réaliser des économies colossales. L’inaction politique en matière de violences sexuelles coûte en effet chaque année entre 40 et 100 milliards d’euros à l’État.
À l'heure de la crise, non seulement cette loi permettrait aux milliers de victimes d'accéder à des soins et à la réparation, mais aussi de faire des économies.
Signez cette pétition, partagez-la et écrivez à votre député.e pour lui demander de soutenir la proposition de loi. Quelques lignes suffisent pour rappeler à nos représentants que l’accès aux soins ne doit pas dépendre des ressources financières des victimes, et que l'égalité doit s'inscrire dans la loi.
Aucune victime ne devrait renoncer aux soins dont elle a besoin faute de moyens. Mobilisons-nous pour la gratuité des soins !

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Pétition lancée le 23 octobre 2026