Mulhouse, semaine 2 : le chaos s'installe et personne ne semble le voir


Deuxième semaine de la grande expérience rétrograde.
Verdict : le stationnement sauvage a couronné son règne. Le panneau d'interdiction, pourtant sans ambiguïté, brandit sa menace de fourrière dans le vide — personne ne le respecte et aucun véhicule de fourrière ne vient. Alors on se demande, légitimement : la vidéo-verbalisation existe-t-elle encore, ou n'est-elle plus qu'un souvenir ?
Il y a des avenues qui apprennent à respirer. Aristide Briand et la rue Franklin avaient fait ce pari-là : décembre 2025, l'inauguration d'un souffle neuf, des surfaces pensées pour absorber la pluie plutôt que la rejeter, des arbres plantés comme des promesses tenues, un axe où le vélo et le bus dessinaient enfin une chorégraphie apaisée. Neuf mois. Il aura fallu neuf mois pour qu'un maire décide, sans un mot de concertation, de rembobiner le film à l'envers.
Depuis le 7 septembre, les moteurs sont revenus. Et avec eux, une occupation sauvage des surfaces drainantes, celles-là mêmes conçues pour irriguer les racines des jeunes arbres. Certes, la pluie se fait rare depuis mai — mais c'est justement l'urgence : chaque véhicule garé sur ces sols perméables les tasse, les stérilise, les prépare à devenir imperméables pour de bon. Quand l'orage reviendra, il ne trouvera qu'une croûte compactée pour tout accueil, et des hydrocarbures prêts à filer vers les nappes. On appelle ça un stationnement anodin ; c'est en réalité une hypothèque sur l'avenir de chaque arbre planté.
Sur la chaussée, le danger ne se cache plus. Une voie unique, bidirectionnelle, où cyclistes, poids lourds et voitures se croisent au millimètre. Le stationnement sauvage mord sur l'espace des piétons, transformant chaque traversée en pari. Quant aux 30 km/h affichés, ils restent lettre morte — et sans trottoir pour s'en protéger, le moindre écart d'un véhicule ou d'une trottinette débridée peut se terminer contre une façade et avaoir de lourdes conséquences pour les piétons.
Face à ce déni persistant, une réponse tient bon : plus de 1000 citoyens ont signé pour dire non. Mille voix qui refusent ce chaos organisé. Mille signatures, c'est une preuve. C'est aussi un début.
Car la colère ne suffit plus. Il nous faut des moyens juridiques à la hauteur de l'entêtement municipal. Chaque euro versé nourrit un dossier, une procédure, une chance réelle de faire entendre raison.
Rejoignez le mouvement, faites un don, même de quelques euros, pour notre action en justice: https://www.helloasso.com/associations/cadres-mulhouse/formulaires/1
Merci !