FORET DE MONTMORENCY EN DANGER : STOP AU RETOUR DES COUPES RASES SANITAIRES !!

1 100

Le problème

Les COUPES RASES SANITAIRES sont suspendues dans l’attente des conclusions de l’expert indépendant nommé par la Région Ile de France, prévues pour la mi-décembre 2026. Mais que se passera-t-il ensuite ? Rien ne garantit que cette suspension sera prolongée. Ne laissons pas le temps décider à notre place. Signez, partagez et mobilisez-vous dès aujourd’hui !

CHAQUE ARBRE COMPTE !

La forêt de Montmorency n’est pas une simple ressource à exploiter. Elle est un bien commun, notre poumon vert, notre oxygène, dont la valeur écologique, sociale et sanitaire doit être pleinement reconnue et protégée. Elle est essentielle à notre qualité de vie, à notre santé et à l’équilibre de notre environnement.

Ensemble protégeons notre forêt, préservons notre oxygène !

🌿 La forêt, un enjeu majeur de santé publique

Avec ses 5 à 6 millions de visiteurs par an, la forêt de Montmorency est un espace essentiel de Nature. Elle contribue au bien-être physique et mental, offre un refuge face au stress quotidien et participe à la régulation du climat local.

🤝 La forêt, un lieu de lien social et de solidarité

La forêt de Montmorency est un espace de rencontres, de partage et de ressourcement pour tous les âges. Elle favorise le lien social, le bien-être et la découverte de la Nature.

🌳 Nous refusons une forêt réduite à son exploitation

Sa valeur ne se mesure pas uniquement au bois qu’elle produit, mais aussi à tout ce qu’elle nous apporte humainement, socialement et écologiquement. La forêt abrite une faune et une flore riches et fragiles : oiseaux, mammifères, insectes, plantes… formant un équilibre vivant qu’il est essentiel de préserver.

NOS DEMANDES :

🌳 Stopper les coupes rases sanitaires et préserver les arbres autant que possible. Au nom du principe de précaution, tant que les effets des coupes rases restent incertains, elles ne peuvent être considérées comme une solution miracle. Privilégions la préservation des arbres et des sols, dans le respect des écosystèmes.
🌿 Faire de la protection du vivant et de la biodiversité une priorité dans les choix de gestion forestière.
🤝 Reconnaître la forêt comme un espace de santé publique et de lien social dont la richesse ne se résume pas à sa valeur marchande.
🗣️ Associer les habitants aux décisions concernant l’avenir de leur forêt.
🙏 Stopper la pollution plastique : remplacer les manchons par d’autres alternatives.
📢 Une LOI pour sauvegarder nos forêts domaniales d’Ile de France.

Protéger la forêt, ce n’est pas refuser toute intervention : c’est affirmer que chaque intervention doit respecter les limites du vivant et que la valeur d’un arbre ne se mesure pas seulement en mètres cubes de bois ou en stères.

Parce qu’une brindille limitée à une tige de 1 cm de diamètre ne remplace pas un arbre centenaire de 50 à 60 cm de diamètre !  Ce que nous détruisons aujourd’hui ne sera pas remplacé demain.

PLUSIEURS SOURCES SOULIGNENT L'IMPORTANCE DU PRINCIPE DE PRÉCAUTION :

. INRAE — Maladie de l’encre et prévention : éviter le transport de terre contaminée entre parcelles, notamment par les chaussures et les véhicules, ainsi que la circulation d’eau provenant de zones contaminées.
Source : https://ephytia.inrae.fr/


. INRA — Recommandations de gestion des châtaigneraies : éviter les coupes trop fortes susceptibles de faire remonter la nappe, limiter le tassement des sols et réaliser le débardage lorsque le sol est suffisamment ressuyé. Le pathogène n’affecte pas directement la qualité du bois.

. Département de la santé des forêts — État sanitaire des châtaigniers, septembre 2019 : le rapport souligne les risques associés au tassement des sols, recommande la mise en place de cloisonnements et préconise de réaliser les opérations de débardage sur des sols ressuyés.

· Wikipédia : "Abattre les arbres (qui peuvent encore être exploités pour le bois) et arracher les souches et racines du mieux possible est peu efficace car le champignon survit très bien dans le sol en l'absence d'hôte. Les tentatives de désinfection du sol à l'aide de sulfate de fer ou de sulfate de cuivre neige n'ont apparemment pas donné de résultats probants. Il n'existe donc pas, à l'heure actuelle, de traitement curatif efficace. La meilleure méthode de lutte est la prévention car il est pratiquement impossible d'éliminer cet agent pathogène d'une parcelle contaminée. Pour cela, il faut éviter le transport de terre de parcelles contaminées à parcelles saines (via boue sur chaussures ou véhicules), le ruissellement d'eau allant de zones contaminées à des zones saines et la plantation de matériel contaminé."

· Comité de forêt organisé par l’ONF le 21 mars 2019 : Comment gérer la crise ? Voir photo ci dessous

· Thèse de Marylise MARCHAND (Barrières écologiques à la dissémination des agents causals de l’encre dans les châtaigneraies françaises 2022) : montre que les symptômes visibles de la maladie ne constituent pas toujours un indicateur fiable du niveau réel de contamination. Certaines parcelles très contaminées présentent peu de symptômes, tandis que d’autres, visiblement dégradées, ne sont pas nécessairement les plus touchées par le pathogène. Une évaluation fondée sur l’observation du dépérissement peut donc conduire à une appréciation incomplète de l’état sanitaire des peuplements. Elle ne conclue ni à la nécessité des coupes rases ni à l’élimination systématique du châtaignier, mais à celle de préserver le fonctionnement biologique des sols et d’éviter les perturbations brutales du couvert forestier. 

· L’article L212-2 du Code Forestier rappelle que, dans les forêts soumises à une forte fréquentation du public, la préservation et l’amélioration du cadre de vie des populations constituent une priorité. L’assiette des coupes est encadrée afin de respecter cette priorité. https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025244092/LEGISCTA000025246547/#LEGISCTA000025248182

· Article « Maladie de l’encre du châtaignier : faut-il répondre par des coupes rases systématiques ? Collectif Sauvegarde des Forêts domaniales d’IDF, Sophie DURIN : "La méthode DEPERIS utilisée par l’ONF et fondée sur l’observation visuelle du houppier, classe les arbres selon leur état sanitaire. Lorsqu’au sein d’une parcelle plus de 20 % des arbres sont classés dépérissants, parfois abusivement classés de « vulnérables », une coupe rase peut être réalisés, y compris sur des arbres encore sains. Selon l’ONF (courrier du 06 janvier 2026), 85 % des peuplements présenteraient plus de 60 % d’arbres classés D à F. Or la classe D correspond a des arbres dégradés mais non moribonds. Ces constats suffisent-ils à justifier un renouvellement massif par coupes rases ? https://www.sauvegardeforets-idf.org/maladie-de-lencre-fondements-scientifiques-et-interventions-forestieres

· Comité de forêt du 08 décembre 2023 : à la page 13, intitulée « Où va le bois », il faut lire 26,5 k m3/an, soit 26 500 m3 de bois par an, vendus en moyenne entre 2018 et 2022. Il s’agit bien de m3 et non de « km3 », qui n’aurait aucun sens dans ce contexte. Entre 2018 et 2022, l’ONF a donc prélevé en moyenne 26 500 m3 de bois par an. Ce volume est nettement supérieur aux 17 000 m3/an des prélèvements prévus dans le dernier plan d’aménagement. Il représente 250 % de la production biologique estimées de la forêt de Montmorency. Autrement dit, sur cette période, les prélèvements de bois ont été deux fois et demie supérieure à la production biologique de la forêt. Voir ci dessous

 

Madame la Ministre BARBUT, ministre de la Transition écologique, de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat :  il est URGENT d’inscrire la protection de nos forêts périurbaines/urbaines dans la loi ! Protégeons-les aujourd’hui, avant qu’il ne soit trop tard !

RÉDACTRICES-TEURS : 

  • - Association « Sauvons la forêt de Montmorency »
  • - Collectif SOS forêt de Montmorency
  • - Citoyennes/citoyens

Voix de signataires

Message aux signataires