Exigeons des comptes du Parti Québécois : non à la complaisance envers la droite radicale

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Le problème

À l'attention de :

  • Paul St-Pierre Plamondon, chef du Parti Québécois
  • Les députés, membres et militants du Parti Québécois

LE CONSTAT : UNE DÉMOCRATIE FRAGILISÉE PAR LES DÉRIVES DE LA POLARISATION

Le climat sociopolitique québécois subit une dégradation marquée par l'importation directe des méthodes de la guerre culturelle américaine. Nous assistons à une banalisation inquiétante du cynisme, où des meutes virtuelles s'organisent pour miner la confiance envers nos institutions, allant jusqu'à orchestrer des campagnes pour tenter de contester la légitimité d'élues démocratiquement choisies par le peuple.

Face à cette montée de la toxicité et du ressentiment, le devoir d'un premier ministre est d'agir en rempart. Il doit tracer des frontières morales claires, faire preuve d'exemplarité et refuser d'offrir la moindre légitimité institutionnelle aux idéologies de rupture qui fracturent la cohésion sociale.

UNE CONTRADICTION POLITIQUE INTENABLE

Pourtant, les actes de la direction du Parti Québécois contredisent aujourd'hui ses propres principes :

  1. La reconnaissance de la menace américaine : Paul St-Pierre Plamondon a lui-même reconnu publiquement le risque et l'imprévisibilité majeurs que représente une présidence de Donald Trump, au point d'en faire un argument central pour reporter le projet constitutionnel de son propre parti. Comment peut-on, d'un côté, juger le trumpisme trop destructeur pour l'avenir du Québec, et de l'autre, ouvrir grand les portes des cabinets ministériels à des militantes et transfuges issues précisément de cette mouvance politique ?
  2. L'indignation à géométrie variable : Le chef du Parti Québécois ne manque jamais une occasion de dénoncer avec véhémence ce qu'il qualifie de « dérives de la gauche radicale » ou d'« entrisme idéologique ». En revanche, lorsqu'il s'agit de la droite radicale québécoise et de ses figures complaisantes envers les discours conspirationnistes ou les paniques morales, la fermeté disparaît pour laisser place à des excuses d'« élargissement de coalition ».
  3. Le déni de l'imputabilité démocratique : Tenter de faire passer la nomination d'une cheffe de cabinet au ministère de l'Allègement réglementaire pour un simple rôle technique « neutre », puis utiliser le paravent de la protection contre la haine pour esquiver toute reddition de comptes, constitue un affront à l'intelligence des citoyens. Un cabinet politique n'est pas la fonction publique : c'est le centre névralgique de l'orientation idéologique de l'État.

On ne combat pas l'autoritarisme et le populisme de droite en leur confiant les commandes des politiques publiques.

NOS EXIGENCES

Par cette pétition, nous, citoyennes et citoyens du Québec soucieux de la décence démocratique :

  1. Exigeons que Paul St-Pierre Plamondon trace une ligne rouge explicite contre les dérives de la droite radicale, les guerres culturelles et l'idéologie « Maple MAGA », avec la même vigueur qu'il consacre à critiquer les autres franges politiques.
  2. Réclamons une reddition de comptes publique et transparente sur la compatibilité réelle entre les orientations passées des personnes nommées à des postes politiques stratégiques et la défense du bien commun.
  3. Refusons que la lutte légitime contre le harcèlement serve de prétexte pour museler le contrôle démocratique des nominations partisanes aux frais des contribuables.

Si la direction du Parti Québécois persiste à banaliser ces compromissions idéologiques au nom du calcul électoral, nous appelons l'ensemble des membres et députés du parti à rappeler leur chef à l'ordre et à désavouer cette stratégie de normalisation de la droite radicale.

Pour une politique fondée sur la cohérence, la transparence et le respect sans équivoque des valeurs démocratiques.

Dany CYRLanceur de pétition

Les décisionnaires

Paul St-Pierre Plamondon
Premier ministre du Québec / Chef du Parti Québécois

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