🚦 Mobilités, commerces, qualité de vie : et si nous inversions la logique ?

🚦 Mobilités, commerces, qualité de vie : et si nous inversions la logique ?
Une contribution de l'association Le Bien des Riverains à la suite d'un courrier de riverain
Montréjeau – octobre 2026
Un riverain a récemment adressé un courrier à l'un des maires des communes riveraines de Garonne afin de faire part de plusieurs préoccupations concernant la vie quotidienne, l'activité économique, les mobilités et l'utilisation de l'espace public
✍️.
Notre association, expressément destinataire en copie de cette correspondance, souhaite à son tour contribuer au débat public
🗣️💡.
Cette publication n'a pas vocation à répondre à la place des élus ni à tirer de conclusions définitives à partir d'un seul témoignage. Elle vise simplement à mettre en perspective les préoccupations exprimées, à poser certaines questions et à proposer que des solutions concrètes soient étudiées
.
🏪 🚶♀️Commerces de proximité, services et qualité de vie
Parmi les points soulevés dans le courrier du 1ᵉʳ octobre 2026 figurent notamment les difficultés économiques rencontrées par certains habitants, la question de l'utilisation des fonds publics et les nuisances qui peuvent affecter le cadre de vie 📉. Nous partageons une préoccupation essentielle : comment maintenir une vie quotidienne accessible lorsque les services et les commerces de proximité disparaissent progressivement ?
Le riverain écrit notamment :
💬 « Il faut arriver à se nourrir au moindre coût en se déplaçant le moins possible. »
Cette remarque renvoie à une réalité que nous estimons devoir être prise en considération : tout le monde ne dispose pas des mêmes possibilités de déplacement, et l'accès aux commerces, aux soins et aux services constitue également une question d'aménagement du territoire 🏙️.
La fermeture ou la fragilisation d'un commerce de proximité ou d'un cabinet de soins ne peut évidemment pas être attribuée automatiquement à une seule cause. Elle invite toutefois à s'interroger sur l'ensemble des conditions qui permettent à un centre-bourg de rester vivant : accessibilité, stationnement, cheminements piétons, mobilité des personnes à mobilité réduite, sécurité, qualité des espaces publics, habitat, commerces et fréquentation touristique.C'est précisément sur ce terrain que nous souhaitons ouvrir le débat.
🚗 🛑❓La mobilité doit-elle seulement faciliter la traversée ?
L'organisation de la circulation urbaine doit-elle avoir pour objectif principal de faciliter le passage des véhicules vers les secteurs périphériques, ou doit-elle également contribuer à faire vivre les quartiers qu'elle traverse ?
🏘️Cette question concerne particulièrement les secteurs anciens et les ensembles urbains constitués de façades mitoyennes et de bâtiments alignés sur rue*. Dans ces espaces contraints, la circulation, les déplacements piétons, les besoins des personnes à mobilité réduite (PMR), les activités commerciales et la préservation du patrimoine doivent nécessairement être pensés ensemble 🤝.
Nous ne prétendons pas qu'une modification de circulation suffirait, à elle seule, à faire revenir les commerces ou les professionnels de santé, mais elle modifierait les conditions d’accès à divers endroits de nos communes. Plusieurs quartiers historiquement connus pour leur zone de chalandise retrouveront-ils une activité quand la mobilité, ayant un coût, devient un effort 🤔 ?
👉Nous soutenons en revanche qu'une politique d'attractivité ne peut faire l'économie d'une réflexion globale sur les conditions d'accès et de fréquentation des centres-bourgs. Le courrier reçu évoque également les nuisances liées à la circulation, notamment le bruit, la pollution et la sécurité 🛑.
Ces préoccupations rejoignent certaines des questions que notre association soulève depuis plusieurs années à Montréjeau, où partager un espace indépendant de celui dédié au transport motorisé relève de l'urgence absolue pour la sécurité des biens et des personnes ⚠️.
🔎 Il nous semble donc intéressant d'observer ce qui est réalisé ailleurs
L'objectif n'est pas de prétendre qu'une solution appliquée à un endroit serait automatiquement transposable ailleurs. Il s'agit plutôt de regarder ce qui existe déjà, d'en comprendre les objectifs et d'étudier ce qui pourrait éventuellement être adapté à nos contraintes locales 📌.
Plusieurs situations routières observées dans le secteur méritent, selon nous, d'être étudiées :
📍 43.108474, 0.378808
À Lannemezan (Rue de la Lande, rue des usines) : Des aménagements sur plus d’un kilomètre et 7 intersections montrent qu'une zone résidentielle et une route départementale peuvent coexister tout en limitant les nuisances sur un axe assurant la liaison avec des zones commerciales et industrielles périphériques.
🚴♂️, 🚉
📍43.114170, 0.384210
Donner une place importante aux déplacements locaux et aux mobilités actives est également possible non loin de là.
Entre la rue du 8 mai 1945 et celle des résistants à proximité de la gare et des secteurs commerciaux - pour certains crées touts récemlent -: La configuration de certaines voies montre également que des espaces peuvent être réservés aux déplacements non motorisés, même lorsque la largeur disponible et les caractéristiques de la voie sont contraintes 🚶♀️.
On décompte là, 58% de l'espace disponible total disponible pour les mobilités non motorisées avec des valeurs en centimètres de trottoirs encadrant la D939 réparties ainsi: 267/290/120. -A titre de comparaison à Montréjeau au niveau du lieu dit le “Plan” le ratio est de 4% sur la D825. 0/580/25.(43.084018, 0.574643)*
📍 43.036628, 0.593234🌉🌊
Sur la commune de Labroquère près du pont sur Garonne, à quelques kilomètres de Montréjeau : La rencontre entre la D825 et une voie à sens unique de desserte locale constitue un exemple intéressant à observer du point de vue de la hiérarchisation des priorités de circulation.
Ces exemples montrent simplement que la hiérarchisation des usages de la voirie peut être différente selon les lieux, les contraintes et les objectifs poursuivis 🎯.
🛴 Mobilités actives et nouveaux engins (EDPM)
La réflexion doit également intégrer les mobilités actives et les nouveaux Engins de Déplacement Personnel Motorisés (EDPM : trottinettes électriques, etc.) ⚡.
Le Code de la route définit notamment l'EDPM comme un véhicule individuel sans place assise, équipé d'un moteur ou d'une assistance non thermique, dont la vitesse maximale par construction est supérieure à 6 km/h et ne dépasse pas 25 km/h.
L'apparition de ces nouveaux usages signifie que l'espace public doit désormais être partagé entre davantage de catégories d'usagers 🚸. Le maire dispose d'ailleurs, dans le cadre légal applicable, de prérogatives pour réglementer la circulation et fixer des règles concernant notamment les EDPM sur les voies relevant de son pouvoir de police 👮♂️. Cela mérite d'être intégré à toute réflexion contemporaine sur l'aménagement de nos avenues.
🛑 Faut-il revoir certains régimes de priorité ?
Notre association estime nécessaire d'examiner, intersection par intersection, si le régime de priorité actuellement en place correspond réellement aux objectifs de sécurité, de lisibilité et de partage de l'espace public .
Nous ne demandons pas l'installation systématique de STOP ou de « Cédez le passage ». Nous demandons que chaque intersection présentant une difficulté particulière soit objectivement étudiée, notamment lorsque son environnement urbain, sa visibilité, sa fréquentation piétonne ou l'historique des accidents justifient une réévaluation ⚠️.
L'enjeu est de déterminer, à chaque endroit, quel régime de circulation répond le mieux aux impératifs de sécurité et aux usages réels de la voie.
🔍 Nous appelons les citoyens à rester vigilants afin que le cheminement piéton initié par la commune de Gourdan-Polignan trouve une continuité à Montréjeau, sans remettre en cause l'intégrité d'un ensemble sous servitude de protection situé entre deux monuments historiques 🏰 (alors qu’une part conséquente des finances municipales fut déjà affectée à des travaux dans le secteur classé AC1 de la bastide).
🏛️ Une question qui dépasse circulation et aménagement
Le courrier du riverain s’achève en évoquant les défis futurs : comment attirer de nouveaux habitants et des visiteurs ? 👥
L’attractivité d'un territoire ne se résume pas à la capacité de le traverser rapidement. Elle dépend aussi de la possibilité d'y habiter, de s'y déplacer à pied ou autrement, d'y trouver des commerces et des services, de s'y sentir en sécurité, d'y séjourner et d'avoir envie d'y revenir 🌿.
Nous avons récemment été confrontés à une situation qui illustre cette difficulté :
🚆 Des visiteurs en escale ont cherché à se restaurer à proximité de la gare. Faute de solution facilement accessible à ce moment-là, il nous a été difficile de leur indiquer une offre de proximité immédiatement disponible. Ils ont finalement préféré attendre leur correspondance plutôt que de s'engager dans un déplacement qu'ils jugeaient peu pratique.
Cette anecdote pose une question simple : quelle expérience voulons-nous offrir à ceux qui arrivent chez nous par le train, à pied, à vélo, en fauteuil ou en voiture ? 🚆🚲♿🚗
🌟 🤝Notre proposition
Observer ce qui fonctionne ailleurs, mesurer objectivement ce qui fonctionne ici et adapter les solutions aux réalités de notre territoire.
Il ne s'agit pas d'opposer les automobilistes aux piétons, les habitants aux visiteurs, les commerces du centre aux zones périphériques ou une commune à sa voisine. Il s'agit de rechercher un équilibre durable entre circulation, accessibilité, sécurité, activité économique et qualité de vie. 🌱
C'est dans cet esprit que Le Bien des Riverains souhaite poursuivre le débat public 📣.
F.Lassere pour LeBienDesRiverains et le retour du commerce de proximité.