

Bonjour
Quelques bonnes nouvelles dans le suivi du dossier du conditionnement des vaccins pour volailles !
Au cours de l'automne dernier, le Collectif Ruralité - Vaccins Volailles a pris soin d'amplifier les échanges avec les deux Députés qui, dans cette dernière législature, sont intervenus favorablement. Pour participer au sauvetage urgent de l'aviculture amatrice de sélection et de préservation de nos races pures anciennes de volailles, de l'aviculture familiale et de loisir, des petits producteurs indépendants de volailles et, pour finir, des filières économiques reliées de fournisseurs de produits et services locaux et ruraux, y compris le cadre social et solidaire. Et de fait, les fameux circuits courts indépendants de distribution, qu'en la matière nous voudrions plus voir éclore vraiment, notamment dans la filière avicole sur le terrain, et autrement que dans de sempiternels ou habituels discours creux d'intention. En rendant les choses possibles.
Discours réconfortants, bien verdis mais lisses, puisque, pour l'instant, nous ne l'observons que trop bien avec cette problématique présente du conditionnement irrationnel des vaccins pour volailles, après presque 7 longues années de combat, de palabres, de propositions, cela n'a pas accouché de la moindre intervention des autorités publiques françaises. Afin de rétablir de vraies valeurs, de la justice, de la décence, plutôt que de démissionner en permanence pour laisser prospérer des pratiques commerciales abusives et destructrices qui s'éternisent impunément depuis des lustres. Quels qu'en soient les moteurs, beaucoup se taisent ce qui ne les grandit pas.
Pour rappel, Lise MAGNIER Députée de la Marne avait adressé une première question écrite au Gouvernement en 2017. Elle fut heureusement rejointe en 2019, en plein Débat National durant lequel nous avions communiqué très activement, par le Député du Loir-et-Cher Pascal BRINDEAU qui adressait à son tour une question écrite, elle aussi parue au Journal Officiel.
Toujours sur cette problématique centrale des vaccins pour volailles qui ne sont donc encore fabriqués qu'en méga-conditionnements de 1.000, 10.000, 20.000 doses ou plus à des tarifs astronomiques et donc inabordables. Au seul profit du système actuel de production dominant, le monopole de la pharmaco-agro-bio-industrie intégrée et leurs batteries de milliers de volailles maintenues dans des élevages toxiques et contraires à toute possibilité de développement durable réel. C'est à dire qui ne soit pas que technique ou "hygiénique", consumériste et comptable, mais aussi et surtout équitable et juste, harmonieux, équilibré, complémentaire et partagé. Seule garantie de réelle durabilité, l'observation de l'évolution sociale de nos sociétés devrait à chaque instant à chacun le rappeler.
C'est pourquoi, nous sommes aujourd'hui à cette étape très satisfaits, que les encouragements que nous avons prodigués auprès de Mme La Députée MAGNIER et de Mr le Député BRINDEAU, pour qu'ils se rapprochent et coordonnent leurs actions d'alerte auprès du Gouvernement, se soient aujourd'hui concrétisés par une démarche commune et conjointe de ces deux Députés. Bravo et merci de rester à nos cotés, les petits éleveurs de volailles, les petits élevages, de ne pas nous avoir oubliés et d'avoir continué à innover et réfléchir sur la façon dont vous pouviez à votre tour relancer le dossier. Dans un cadre républicain, en croyant encore au fonctionnement juste de notre République, si c'est encore possible.
C'est donc un très grand plaisir, que de pouvoir observer accolées les signatures de ces deux Députés, sur le dernier courrier important de réclamations et de suivi du dossier qu'ils viennent d'adresser au nouveau Ministre de l'Agriculture. Veillant bien ainsi à ce que les premières démarches entreprises, dans le cadre de la représentation nationale et auprès de son prédécesseur, soient suivies et, qu'enfin, ce dossier central, vital, majeur, soit dans les faits bien plus souvent à l'agenda des discussions et réunions au Ministère de l'Agriculture.
Voici donc ci-dessous le contenu du dernier courrier transmis par les Députés Lise MAGNIER et Pascal BRINDEAU à Monsieur le Ministre de l'Agriculture. En effet, ce document d'étape n'ayant pas vocation a être affiché en ligne sur une page internet, étant prioritairement destiné aux soutiens et signataires de la Pétition Vaccins Volailles, plutôt que de vous en proposer l'accès par un lien internet, nous transcrivons directement le corps du texte dans cette mise à jour informative. Et plaçons en en tête photo du document d'origine. Bonne lecture, continuez à nous soutenir, à en parler, à diffuser. Merci.
Pour le Collectif Ruralité - Vaccins Volailles, Philippe CARASSOU éleveur amateur naisseur sélectionneur de volailles de race Marans.
Monsieur Didier GUILLAUME Ministre de l'Agriculture Hôtel de Villeroy 78, rue de Varenne 75007 PARIS Paris le 11 février 2020 Monsieur le Ministre, Nous nous permettons cette initiative commune afin de relancer le dossier du conditionnement des vaccins pour la filière avicole. Aujourd'hui, ils sont proposés en conditionnement de 1 000, 10 000, voire 20 000 doses, ce qui pose problème aux petites structures d'élevage. Nous voulions faire un point d'étape sur l'avancée du cadre réglementaire européen relatif aux médicaments vétérinaires. Dans votre réponse à la question écrite n° 169 du 25 juillet 2019, votre prédécesseur précisait que les pharmaciens et vétérinaires avaient la possibilité de délivrer aux éleveurs un seul flacon sur une boite de 10. Vous comprendrez que ce procédé entraîne une augmentation du prix des vaccins, alors même que les éleveurs sont soumis à une forte pression financière, ce qui est impensable. C'est pourquoi nous vous demandons où en est la problématique des conditionnements de vaccins pour la filière avicole. Restant à votre disposition, nous vous prions de croire, Monsieur le Ministre, en l'expression de nos salutations les plus distinguées. Pascal BRINDEAU Lise MAGNIER Député du Loir-et-Cher Député de la Marne