Demander un éclairage public raisonné à Clermont-Ferrand

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Le problème

 Pour un éclairage public raisonné à Clermont-Ferrand
À l'attention de Monsieur Bony, maire de Clermont-Ferrand depuis son élection le 27 mars 2026, et du conseil municipal
Nous, habitantes et habitants de Clermont-Ferrand et des villes alentours, constatons que l'éclairage public est de nouveau allumé toute la nuit depuis le 3 avril 2026. Nous demandons à la municipalité de revoir cette décision, pour trois raisons.
1. Un enjeu de santé. La lumière artificielle nocturne perturbe l'horloge biologique. Elle diminue la sécrétion de mélatonine, dégrade la qualité du sommeil et dérègle le système endocrinien. Témoignage d'un habitant de Pont-du-Château, commune qui éteint pourtant son propre éclairage public de 22 h 30 à 5 h : "depuis le 3 avril, il est impossible de dormir fenêtres et volets ouverts. La lumière venue de Clermont-Ferrand et de sa métropole est telle que l'on a l'impression d'être en période de pleine lune".
2. Un enjeu de biodiversité. Insectes, oiseaux, chauves-souris, amphibiens : de nombreuses espèces nocturnes sont désorientées et voient leurs cycles de vie perturbés. Notre territoire, au pied de la chaîne des Puys, a une responsabilité particulière dans leur préservation.
3. Un enjeu économique. Clermont-Ferrand compte environ 17 700 points lumineux (chiffre de 2019). Même en LED, un point lumineux éteint ou réduit consomme moins qu'un point lumineux allumé à pleine puissance. La preuve : entre novembre 2022 et mars 2023, l'extinction de minuit à 6 h sur 60 % du parc a réduit la consommation d'éclairage de 18 %, soit 570 000 kWh économisés en cinq mois. Éclairer toute la nuit des rues vides pèse sur les finances publiques, donc sur les contribuables.
Il existait d'autres solutions. Rallumer ne veut pas dire tout rallumer toute la nuit. Nous demandons d'étudier :
le rallumage des seuls axes structurants, avec un point lumineux sur deux ou sur trois ;
une réduction d'intensité en cœur de nuit, comme la ville la pratiquait déjà ;
des détecteurs de présence dans les quartiers résidentiels, pour n'éclairer que lorsque c'est utile ;
une concertation avec les habitants et les associations environnementales.
Nous demandons :
Un bilan chiffré (coûts, consommation, sécurité) de la décision actuelle.
L'étude et l'expérimentation des alternatives ci-dessus.
Une réunion publique de concertation.

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jacques ISOARDLanceur de pétition

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