

Centrafrique : protégeons le peuple, exigeons le respect des droits fondamentaux
Le problème
Préambule
Nous, citoyens centrafricains, membres de la diaspora, organisations de la société civile, défenseurs des droits humains et amis de la République centrafricaine, exprimons notre profonde inquiétude face à la dégradation continue des conditions de vie de la population sous le régime du Président Faustin-Archange Touadéra.
Malgré les immenses ressources naturelles dont dispose le pays, la République centrafricaine demeure l'un des États les plus pauvres du monde et figure parmi les derniers pays au classement de l'Indice de Développement Humain (IDH) des Nations Unies. Une grande partie de la population continue de vivre dans la précarité, confrontée à l'insécurité, à la faiblesse des services publics essentiels, à la pauvreté chronique et aux restrictions croissantes des libertés fondamentales.
Depuis plusieurs années, de nombreux rapports des Nations Unies, d'organisations internationales et de défense des droits humains font état de graves préoccupations concernant la situation sécuritaire, la gouvernance, les atteintes aux droits humains ainsi que les activités des groupes armés appuyés par Wagner, opérant sur le territoire centrafricain.
Aujourd'hui, plusieurs décisions récentes aggravent davantage la souffrance de la population et suscitent de légitimes interrogations.
1. Une gestion opaque du secteur des hydrocarbures et une hausse préoccupante du coût de la vie
Le carburant constitue un produit stratégique pour l'économie nationale. Son coût influence directement les prix des transports, des denrées alimentaires, des produits de première nécessité et l'activité économique dans son ensemble.
Or, la gestion du secteur pétrolier et des hydrocarbures suscite depuis plusieurs années des interrogations de la société civile et de nombreux observateurs, notamment quant à la transparence des mécanismes de fixation des prix, des importations et de la gouvernance du secteur.
La récente augmentation du prix du carburant intervient dans un contexte marqué par :
• Une forte pauvreté des ménages ;
• Un taux élevé de chômage ;
• Une inflation affectant les produits de première nécessité ;
• Une dépendance importante aux importations.
Cette décision, perçue par de nombreux citoyens comme brutale et insuffisamment concertée, risque d'accentuer davantage la précarité des populations déjà durement éprouvées.
Nous appelons à une transparence totale sur la gouvernance du secteur des hydrocarbures et sur l'utilisation des ressources publiques générées par celui-ci.
2. Les inquiétudes liées aux libertés publiques et à la protection des données personnelles
La liberté d'expression, la protection de la vie privée et la confidentialité des communications constituent des droits fondamentaux reconnus par les instruments internationaux de protection des droits humains.
De nombreux citoyens centrafricains expriment aujourd'hui leurs préoccupations concernant:
• La surveillance des citoyens ;
• La protection des données personnelles ;
• Les libertés numériques ;
• Le respect du secret des communications ;
• La sécurité des données détenues par les opérateurs de télécommunications.
Dans ce contexte, nous demandons que toute mesure technique ou réglementaire susceptible d'affecter les communications électroniques, l'accès à Internet ou la protection des données personnelles fasse l'objet d'un contrôle indépendant, transparent et conforme aux normes internationales relatives aux droits humains.
Interpellation de la direction du groupe Orange et d'Orange Centrafrique
Nous interpellons publiquement les responsables du Groupe Orange ainsi que la direction d'Orange Centrafrique concernant les préoccupations exprimées par de nombreux citoyens relatives à la protection de leurs données personnelles et à la confidentialité de leurs communications.
Face à ces inquiétudes, nous demandons :
1. L'ouverture d'un audit indépendant, externe et transparent portant sur les dispositifs de protection des données personnelles des abonnés en République centrafricaine ;
2. La publication des conclusions de cet audit afin de garantir la confiance des utilisateurs et le respect du droit à l'information ;
3. La mise en place de mécanismes de contrôle renforcés permettant de prévenir tout accès non autorisé aux données des citoyens ;
4. La coopération avec les autorités compétentes chargées de la protection des données et des libertés numériques ;
Nous estimons que seule une démarche de transparence totale permettra de dissiper les inquiétudes légitimes de la population et de renforcer la confiance entre les citoyens centrafricains et les opérateurs de télécommunications.
3. Une crise humanitaire et sociale persistante
La population centrafricaine continue de faire face à une situation extrêmement difficile.
Les rapports humanitaires soulignent régulièrement :
• La vulnérabilité de millions de personnes ;
• Les déplacements de populations ;
• Les insuffisances d'accès à l'eau potable, à l'éducation et aux soins de santé ;
• Les violations des droits humains documentées dans plusieurs régions du pays.
Face à cette réalité, le peuple centrafricain ne demande ni privilège ni faveur. Il demande simplement la sécurité, la dignité, la justice, la transparence dans la gestion des affaires publiques et le respect de ses libertés fondamentales.
Nos demandes
Aux Nations Unies, à l'Union européenne, à l'Union africaine et aux partenaires internationaux
Nous demandons :
1. L'envoi d'une mission indépendante d'évaluation sur la situation socio-économique et humanitaire en République centrafricaine.
2. L'ouverture d'une enquête internationale sur la gouvernance du secteur des hydrocarbures et les mécanismes de fixation des prix du carburant.
3. Le renforcement du suivi des droits humains et de la protection des populations civiles.
4. La publication régulière de rapports indépendants permettant à la communauté internationale et au peuple centrafricain d'être pleinement informés de la situation réelle du pays.
Aux dirigeants du Groupe Orange
Nous sollicitons respectueusement du Groupe Orange :
1. La nomination d'un nouveau Directeur Général d'Orange RCA, afin d'insuffler une nouvelle dynamique de gestion, de transparence et de confiance au sein de la filiale.
2. La réalisation d'un audit indépendant portant sur la gouvernance, la sécurité des systèmes d'information et la protection des données personnelles des abonnés.
3. La garantie effective du respect de la confidentialité des communications et de la protection de la vie privée de l'ensemble des clients d'Orange RCA.
4. La mise en conformité permanente des infrastructures et des pratiques de l'entreprise avec les normes internationales en matière de droits numériques, de cybersécurité et de protection des données.
5. Le renforcement des mécanismes de contrôle et de redevabilité, afin d'assurer une gestion conforme aux valeurs et aux engagements du Groupe Orange en matière d'éthique et de responsabilité.
Nous invitons la direction du Groupe Orange à prendre toutes les mesures nécessaires pour restaurer la confiance des abonnés, des partenaires et de l'ensemble des parties prenantes en République centrafricaine.
À la communauté internationale
Nous lançons un appel solennel afin que la situation de la République centrafricaine ne soit pas oubliée.
Le peuple centrafricain a droit :
• À la paix ;
• À la sécurité ;
• À la liberté ;
• Au développement ;
• À la bonne gouvernance ;
• Au respect de sa dignité humaine.
Nous demandons à toutes les institutions internationales, aux organisations de défense des droits humains, aux médias, aux acteurs religieux, aux organisations de la société civile et aux citoyens du monde de se tenir aux côtés du peuple centrafricain dans sa quête de justice, de transparence et de progrès.
Parce qu'aucun peuple ne doit être abandonné à la souffrance, à la peur ou à la misère.
Parce que la République centrafricaine mérite la paix, la démocratie et le développement.
Nous appelons à une mobilisation internationale en faveur du peuple centrafricain.

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Le problème
Préambule
Nous, citoyens centrafricains, membres de la diaspora, organisations de la société civile, défenseurs des droits humains et amis de la République centrafricaine, exprimons notre profonde inquiétude face à la dégradation continue des conditions de vie de la population sous le régime du Président Faustin-Archange Touadéra.
Malgré les immenses ressources naturelles dont dispose le pays, la République centrafricaine demeure l'un des États les plus pauvres du monde et figure parmi les derniers pays au classement de l'Indice de Développement Humain (IDH) des Nations Unies. Une grande partie de la population continue de vivre dans la précarité, confrontée à l'insécurité, à la faiblesse des services publics essentiels, à la pauvreté chronique et aux restrictions croissantes des libertés fondamentales.
Depuis plusieurs années, de nombreux rapports des Nations Unies, d'organisations internationales et de défense des droits humains font état de graves préoccupations concernant la situation sécuritaire, la gouvernance, les atteintes aux droits humains ainsi que les activités des groupes armés appuyés par Wagner, opérant sur le territoire centrafricain.
Aujourd'hui, plusieurs décisions récentes aggravent davantage la souffrance de la population et suscitent de légitimes interrogations.
1. Une gestion opaque du secteur des hydrocarbures et une hausse préoccupante du coût de la vie
Le carburant constitue un produit stratégique pour l'économie nationale. Son coût influence directement les prix des transports, des denrées alimentaires, des produits de première nécessité et l'activité économique dans son ensemble.
Or, la gestion du secteur pétrolier et des hydrocarbures suscite depuis plusieurs années des interrogations de la société civile et de nombreux observateurs, notamment quant à la transparence des mécanismes de fixation des prix, des importations et de la gouvernance du secteur.
La récente augmentation du prix du carburant intervient dans un contexte marqué par :
• Une forte pauvreté des ménages ;
• Un taux élevé de chômage ;
• Une inflation affectant les produits de première nécessité ;
• Une dépendance importante aux importations.
Cette décision, perçue par de nombreux citoyens comme brutale et insuffisamment concertée, risque d'accentuer davantage la précarité des populations déjà durement éprouvées.
Nous appelons à une transparence totale sur la gouvernance du secteur des hydrocarbures et sur l'utilisation des ressources publiques générées par celui-ci.
2. Les inquiétudes liées aux libertés publiques et à la protection des données personnelles
La liberté d'expression, la protection de la vie privée et la confidentialité des communications constituent des droits fondamentaux reconnus par les instruments internationaux de protection des droits humains.
De nombreux citoyens centrafricains expriment aujourd'hui leurs préoccupations concernant:
• La surveillance des citoyens ;
• La protection des données personnelles ;
• Les libertés numériques ;
• Le respect du secret des communications ;
• La sécurité des données détenues par les opérateurs de télécommunications.
Dans ce contexte, nous demandons que toute mesure technique ou réglementaire susceptible d'affecter les communications électroniques, l'accès à Internet ou la protection des données personnelles fasse l'objet d'un contrôle indépendant, transparent et conforme aux normes internationales relatives aux droits humains.
Interpellation de la direction du groupe Orange et d'Orange Centrafrique
Nous interpellons publiquement les responsables du Groupe Orange ainsi que la direction d'Orange Centrafrique concernant les préoccupations exprimées par de nombreux citoyens relatives à la protection de leurs données personnelles et à la confidentialité de leurs communications.
Face à ces inquiétudes, nous demandons :
1. L'ouverture d'un audit indépendant, externe et transparent portant sur les dispositifs de protection des données personnelles des abonnés en République centrafricaine ;
2. La publication des conclusions de cet audit afin de garantir la confiance des utilisateurs et le respect du droit à l'information ;
3. La mise en place de mécanismes de contrôle renforcés permettant de prévenir tout accès non autorisé aux données des citoyens ;
4. La coopération avec les autorités compétentes chargées de la protection des données et des libertés numériques ;
Nous estimons que seule une démarche de transparence totale permettra de dissiper les inquiétudes légitimes de la population et de renforcer la confiance entre les citoyens centrafricains et les opérateurs de télécommunications.
3. Une crise humanitaire et sociale persistante
La population centrafricaine continue de faire face à une situation extrêmement difficile.
Les rapports humanitaires soulignent régulièrement :
• La vulnérabilité de millions de personnes ;
• Les déplacements de populations ;
• Les insuffisances d'accès à l'eau potable, à l'éducation et aux soins de santé ;
• Les violations des droits humains documentées dans plusieurs régions du pays.
Face à cette réalité, le peuple centrafricain ne demande ni privilège ni faveur. Il demande simplement la sécurité, la dignité, la justice, la transparence dans la gestion des affaires publiques et le respect de ses libertés fondamentales.
Nos demandes
Aux Nations Unies, à l'Union européenne, à l'Union africaine et aux partenaires internationaux
Nous demandons :
1. L'envoi d'une mission indépendante d'évaluation sur la situation socio-économique et humanitaire en République centrafricaine.
2. L'ouverture d'une enquête internationale sur la gouvernance du secteur des hydrocarbures et les mécanismes de fixation des prix du carburant.
3. Le renforcement du suivi des droits humains et de la protection des populations civiles.
4. La publication régulière de rapports indépendants permettant à la communauté internationale et au peuple centrafricain d'être pleinement informés de la situation réelle du pays.
Aux dirigeants du Groupe Orange
Nous sollicitons respectueusement du Groupe Orange :
1. La nomination d'un nouveau Directeur Général d'Orange RCA, afin d'insuffler une nouvelle dynamique de gestion, de transparence et de confiance au sein de la filiale.
2. La réalisation d'un audit indépendant portant sur la gouvernance, la sécurité des systèmes d'information et la protection des données personnelles des abonnés.
3. La garantie effective du respect de la confidentialité des communications et de la protection de la vie privée de l'ensemble des clients d'Orange RCA.
4. La mise en conformité permanente des infrastructures et des pratiques de l'entreprise avec les normes internationales en matière de droits numériques, de cybersécurité et de protection des données.
5. Le renforcement des mécanismes de contrôle et de redevabilité, afin d'assurer une gestion conforme aux valeurs et aux engagements du Groupe Orange en matière d'éthique et de responsabilité.
Nous invitons la direction du Groupe Orange à prendre toutes les mesures nécessaires pour restaurer la confiance des abonnés, des partenaires et de l'ensemble des parties prenantes en République centrafricaine.
À la communauté internationale
Nous lançons un appel solennel afin que la situation de la République centrafricaine ne soit pas oubliée.
Le peuple centrafricain a droit :
• À la paix ;
• À la sécurité ;
• À la liberté ;
• Au développement ;
• À la bonne gouvernance ;
• Au respect de sa dignité humaine.
Nous demandons à toutes les institutions internationales, aux organisations de défense des droits humains, aux médias, aux acteurs religieux, aux organisations de la société civile et aux citoyens du monde de se tenir aux côtés du peuple centrafricain dans sa quête de justice, de transparence et de progrès.
Parce qu'aucun peuple ne doit être abandonné à la souffrance, à la peur ou à la misère.
Parce que la République centrafricaine mérite la paix, la démocratie et le développement.
Nous appelons à une mobilisation internationale en faveur du peuple centrafricain.

Voix de signataires
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Pétition lancée le 9 octobre 2026