Atualização do abaixo-assinadoLibérez l'enfant A'hed TamimiLe sionisme, un mouvement colonialiste et raciste

Roland RICHAFrança
3 de mai. de 2018
Depuis la fin du 19ème siècle (1) à nos jours, la Palestine subit une guerre de type colonialiste sur un fond idéologique raciste. Cette guerre trouve son apogée il y a 70 ans avec la mise en place d'un État sioniste pour un soi disant "peuple élu" sur une terre qui lui est soi disant "promise". La formule la plus méprisante et la plus mensongère étant, "une terre sans peuple pour un peuple sans terre".
Le mouvement sioniste a mis à profit l'antisémitisme historique et vivace en Europe pour mettre concrètement en œuvre sa stratégie d'occupation en Palestine. Depuis ses origines, c'est un mouvement terroriste qui atteindra sa forme étatique dès 1948.
Le projet est soutenu par les grandes nations de l'époque.
En s'appuyant sur les ambitions coloniales britanniques au Moyen-Orient, le mouvement sioniste se voit attribuer un « Foyer national juif » en Palestine, par la déclaration Balfour (1917), la conférence de San Remo (1920) et le mandat de la Société des Nations (1922), contre l’avis des Arabes palestiniens qui craignent d'être à terme dépossédés. La Palestine est alors placée sous mandat britannique : on parlera pour cette période de « Palestine mandataire ». Voir aussi le chapitre de Histoire du sionisme : le mandat de la SDN.
De 1918 à 1948, au cours de l'Alya, la population juive en Palestine passe de 83 000 personnes à 650 000. Pour 1918, Henry Laurens (2), cite 66 000 Juifs en Palestine et Nadine Picaudou (3) indique 55 000 Juifs sur le territoire palestinien. La croissance est due à une forte natalité, mais surtout à une forte immigration due aux troubles politiques de l'Europe de l'entre-deux-guerres, ainsi qu'à la montée de l’antisémitisme en Europe centrale et orientale dès les années 1920. Cet antisémitisme culminera avec la Shoah. Pendant cette période, l'Agence juive favorise l'immigration juive par tous les moyens : en 1933, elle est contrainte de passer un accord avec les nazis (4) pour rendre possible l'émigration de Juifs allemands vers la Palestine. Dès la seconde moitié des années 1930, après les restrictions sur les certificats d'immigration délivrés par les Britanniques, elle organise l'immigration clandestine.
En 1948, Israël compte 650 000 Juifs. Dans les 3 années qui suivent, sa population double à la suite de l'accueil notamment de près de 200 000 personnes déplacées, réfugiés de la Seconde Guerre mondiale et de plusieurs centaines de milliers de Juifs du monde arabe. Fin des années 1990, elle voit l'afflux de nombreux Russes qui forment aujourd'hui la plus grande communauté du pays. En 2006, La population israélienne passe à environ 7 000 000 personnes dont 5 500 000 Juifs et 1 500 000 Arabes. C'est le pays qui compte le plus de Juifs au monde.
Il vous suffit d'être juif pour venir vous installer en Palestine et devenir Israélien. Peu importe votre nationalité d'origine. C'est le cas de nombreux actuels dirigeants de l’État sioniste.
La famille de Benyamin Netanyahu a émigré en Palestine en 1920 venant de Lituanie.
Avigdor Liberman a émigré en Palestine en 1978 et réside dans la colonie de Nokdim en Cisjordanie.
Ce n'est pas encore le cas pour Jason Greenblatt, l'envoyé spécial des Etats-Unis pour le Moyen-Orient, ni pour l'ambassadeur américain en Israël, David Friedman... mais cela pouvant se faire, étant juifs tous les deux et fervents partisans du mouvement colonialiste et raciste contre le peuple Palestinien.
En attendant, la guerre continue... la Résistance aussi.
Al Faraby
Jeudi, 03 mai 2018
Notes
(1) Les premières organisations (Amants de Sion) apparaissent en 1881. À partir de 1882, le baron français Edmond de Rothschild achète de la terre en Palestine ottomane et finance le premier établissement à Rishon LeZion. L'Organisation sioniste mondiale est créée en 1897 sous l'impulsion de Theodor Herzl.
(2) La Question de Palestine, tome premier, Fayard, 1999, p. 147 et 445
(3) Les Palestiniens Un siècle d'histoire, éditions complexe, 1997 et 2003, p. 23 et 24
(4) Roland Charpiot, Histoire des Juifs d'Allemagne du Moyen Âge à nos jours, Vuibert, 2009, p. 158.
Pour aller plus loin
Trois ouvrages de référence de l'historien Shlomo Sand :
1 - Comment le peuple juif fut inventé, Paris, Fayard, 2008 ( (ISBN 978-2-213-63778-5)
2 - Comment la terre d'Israël fut inventée, Paris, Flammarion, 2012 ( (ISBN 978-2-0812-7846-2)
3 - Comment j'ai cessé d'être juif, Paris, Flammarion, 2013 ( (ISBN 978-2-0812-7836-3)
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