Atualização do abaixo-assinadoLibérez l'enfant A'hed TamimiSalah est maçon...
Roland RICHAFrança
1 de mai. de 2018
Ce matin, Salah s'accorde une heure de plus pour dormir. Il est de repos. C'est le premier du mois de mai. Salah est maçon. Il travaille sur des chantiers à construire des maisons ou des appartements. C'est un métier difficile et ses journées sont très longues. Généralement, elles commencent à cinq heures du matin. Il n'est de retour que vers vingt et une heures. Six jours sur sept toute l'année. C'est à ce prix qu'il gagne relativement bien sa vie. Salma est débout avec la levée du jour. Elle l'a laissé dormir. Dans la cuisine, à côté de la chambre à coucher, le petit déjeuner est prêt pour quand qu'il se réveille. Elle s'affaire déjà à préparer le repas de midi. Salah et Salma sont mariés depuis plus d'un an. Ils sont tous deux originaires de Bethléem et ils y habitent. Salma est puéricultrice. Elle s'occupe d'enfants handicapés. On frappe à la porte, si fort à la fracasser. Salma n'a pas le temps d'ouvrir. Des soldats sont déjà dans la cuisine et la menacent de leurs armes. "Où se trouve ton mari?" lui crie l'un d'eux, tandis que les autres saccagent tout ce qu'ils trouvent à la portée de leurs mains. Le petit déjeuner est renversé au sol. Ils ne laissent pas à la jeune femme le temps de reprendre ses esprits et de leur répondre. Ils s'introduisent dans la chambre, tirent Salah du lit et le trainent à moitié nu jusqu'à la cuisine. Le couple échange des regards hagards. Un soldat dépose une photographie sur la petite table et ordonne au maçon d'y jeter un oeil. "Que faisais-tu ce jour-là?" Salah ne comprend pas. Il fixe la photographie. Elle représente un manifestant, le visage masqué, avec un lance-pierre. "Ce n'est pas moi", réplique-t-il au soldat. S'attendant à cette réponse, ce dernier lui assène une gifle et lui recommande de reconnaître la vérité. "C'est l'armée qui t'a pris en photo". Salah se retourne vers Salma puis vers le soldat. "Il y a erreur. Je travaille, je n'ai pas le temps de participer à des manifestations" répond Salah. Le soldat le gifle une nouvelle fois et lui demande ses papiers. Salah retourne dans la chambre et revient avec son porte-feuille. Il sort son passeport provisoire lui accordant le droit d'aller travailler en Israël. Le soldat s'en empare et l'informe qu'il le lui confisque le temps d'une enquête complémentaire. En attendant, il a interdiction totale de quitter le domicile. Le soldat récupère la photographie et ordonne à son unité de se retirer. Le couple de jeunes se retrouve à nouveau seul. Salma se jette dans les bras de son mari. Elle s'effondre en pleur. Il la sert fort contre lui. "Je t'assure... ce n'est pas moi" lui chuchote-t-il à l'oreille. Elle hoche la tête. "Je te crois mon amour" lui répond-t-elle. "Il faut vite informer les copains avant qu'ils s'en aillent à la manif" dit Salah. "J'y vais" répond la jeune femme. Cette année, la "Marche du 1er mai" est un affluent à la "Marche du Retour". La liberté rejoint la dignité. Al Faraby Mardi, 1er mai 2018
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