Aggiornamento sulla petizioneSoutenons les petites résidences privées pour aînés (RPA)

Un constat épouvantable! Un film d'horreur!

Regroupement des petites RPA du Québec
27 oct. 2020

Malgré l’augmentation de 234 millions de dollars, entre 2015 et 2019, des dépenses du principal programme qui s’adresse aux aînés en perte d’autonomie, le nombre d’aînés desservis par le volet soins à domicile du programme de Soutien aux aînés en perte d’autonomie (SAPA) n’atteint même pas le niveau de clientèle qu’on observait en 2012. En 2018-2019, les dernières données disponibles, on en était à 186 000 aînés desservis par ce programme, comparativement à 194 000 il y a huit ans. À l’échelle du Québec, toutes clientèles confondues, 13 000 personnes sont en attente de services pour des soins à domicile, dont plus de la moitié depuis plus de 90 jours, selon le ministère de la Santé et des Services sociaux. (...) 

Les services à domicile constituent « une armée manquante au Québec » pour s’occuper de ces aînés, résumait le chercheur Guillaume Hébert, de l’Institut de recherche et d’informations socioéconomiques (IRIS), dans une note rédigée en 2017. En utilisant les profils de soins des usagers partout au Québec, qui établissent le nombre d’heures de services requis, le chercheur a calculé que le Québec, en donnant 25 millions d’heures de services, ne répondait qu’à 7 % des 300 millions d’heures dont les usagers avaient besoin. Compte tenu que 26 % des aînés québécois ont une limitation légère ou modérée, et constitueraient donc la clientèle théorique des soins à domicile, 100 000 personnes âgées ne recevraient pas les soins auxquels elles auraient droit, estimait-il en 2017.

« Le soutien à domicile, c’est l’avenir du réseau de la santé, indique Élizabeth Lemay, porte-parole de la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, par courriel. Le gouvernement y croit fermement. C’est pourquoi nous sommes le gouvernement ayant investi le plus dans cette voie, avec un financement récurrent de plus de 380 millions de dollars depuis notre arrivée au pouvoir. » La ministre Blais a décliné notre demande d’entrevue. Au Ministère, on récuse vivement les chiffres de Guillaume Hébert, puisque ces possibles usagers peuvent ne pas avoir fait de demande de services au réseau de la santé, ou alors bénéficier de l’aide d’un proche aidant.

« On s’en va droit dans un mur », rétorque l’ex-ministre de la Santé Réjean Hébert, qui avait créé le régime d’assurance autonomie, mort au feuilleton avec le déclenchement des élections de 2014. « C’est insoutenable de continuer comme on le fait actuellement. »

Les journalistes Katia Gagnon et Ariane Lacoursière décrivent des exemples d'aînés en attente de services à domicile qui n'arriveront pas ou qui seront organisés beaucoup trop tard. Cette situation cauchemardesque se reflète également dans l'organisation des petites RPA qui se voient confier par le CISSSO des aînés ayant des besoins particuliers et qui sont en réalité des cas de dépassement de services. Le gouvernement doit ouvrir les yeux et agir!

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