Un nouveau modèle de petites RPA, et pourquoi pas?

Le Nouveau Parti démocratique NPD a forcé le vote des élus de l’Assemblée législative de l’Ontario, mardi, en déposant une motion pour demander la fin des foyers de soins de longue durée à but lucratif. « Les données révèlent que les décès liés au virus sont plus fréquents dans les foyers de soins de longue durée à but lucratif que ceux exploités par des municipalités ou des organisations à but non lucratif », peut-on lire dans la motion que propose le NPD.
Le NPD a dévoilé un plan, au début du mois d’octobre, qui vise à créer un nouveau système de soins de longue durée dans la province. Il inclut la transition de tous les établissements à un modèle public et l’élimination de la liste d’attente pour une place dans un foyer. Les nouveaux foyers de soins de longue durée ressembleraient à de « petites maisons modernes de type familial » de six à dix personnes. Dans les petites municipalités, ils pourraient ressembler à une maison familiale typique, et dans les grandes villes, à un quartier de villas. Le plan coûterait 6 milliards $ sur huit ans en immobilisations ponctuelles, en plus de 3 milliards $ en frais de fonctionnement annuels, obligeant le gouvernement à dépenser 50% de plus par an dans le système de soins de longue durée.
Le modèle des petites RPA de type familial existe déjà. L'idée de la Maison des aînés de Marguerite Blais est basée sur nos petites RPA qui fonctionnent très bien si on nous en donne les moyens et les ressources. L'idée d'obliger les propriétaires de petites RPA è se munir de gicleurs est fataliste. Le crédit d'impôt pour maintien à domicile ne répond pas aux besoins de beaucoup d'aînés vivant sous le seuil de la pauvreté. La grille de calcul de la Régie du logement ne tient pas compte de la réalité des charges des petites RPA. Beaucoup d'entre elles songent à fermer pour changer de vocation et devenir des maisons de chambres, de petites auberges, ou des familles d'accueil au service de la DPJ.
Et nos aînés?
Dernière semaine pour signer la pétition. Elle sera fermée pour être déposée à l'Assemblée nationale au début de novembre 2020. Si nos élus actuels ne portent pas leurs culottes, nous nous tournerons vers les partis d'opposition. Merci à vous, chers signataires, de croire en nous!