Arrêtons la course folle aux impôts !

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Le problème

Nous payons à l’état 165 milliards d’euros de plus que nos voisins européens pour financer des dépenses publiques qui sont supérieures de presque 190 milliards d’euros à celles de nos voisins. L‘économie étouffe sous ces taxes donc les recettes fiscales baissent, le déficit se creuse et la dette explose.

Et que font nos députés et notre gouvernement depuis quelques semaines ? ils rivalisent de créativité pour ponctionner encore plus les Français, au mépris d’une évidence : l’impôt affaiblit l’économie du pays ! Toujours plus de fonctionnaires, toujours plus de dépenses et jamais aucune réforme structurelle de l’état.

Le dernier exemple en date est saisissant : chacun sait que le mille-feuille administratif en France est une calamité, chacune des couches de ce mille-feuille dépensant toujours plus (les dépenses des collectivités territoriales ont augmenté de 4.5% en 2022, de 6.1% en 2023 et déjà de 5.4% sur les 8 premiers mois de 2024).  Et bien, plutôt que de revoir cette organisation administrative ubuesque, le gouvernement vient d’augmenter les droits de mutation (« frais de notaire ») de 0.5% pour permettre aux départements de collecter 1 milliards d’euros supplémentaires, alors que le marché de l’immobilier est atone et demande au contraire à être soutenu.

Les députés, sans doute à juste titre, veulent aligner la fiscalité des locations AirBNB sur celle des autres locations. Plutôt que de baisser la fiscalité des locations longue durée, ils ont évidemment préféré augmenter celle des AirBNB, au risque de nuire au tourisme qui reste une des ressources sûres de l’économie française.

En France, les charges salariales représentent presque la moitié du coût salarial pour l’entreprise alors qu’en Allemagne c’est un tiers. Et bien le budget 2025 prévoit de les augmenter !

Les exemples sont pléthore : en France tout est taxé au plus haut et toujours plus pour financer un état hypertrophié et un « modèle » social insoutenable. Ni nos députés ni notre gouvernement ne semblent réaliser ce que tous les économistes savent : une ponction trop forte sur l’économie l’affaiblit, les résultats pitoyables de notre pauvre pays dans tous les domaines en sont la preuve expérimentale.

Avec tant d’argent prélevé, on pourrait s’attendre à des services publics de haute qualité, or c’est tout l’inverse : l’éducation nationale est en déroute avec un classement PISA en forte baisse, les hôpitaux dysfonctionnent, la justice est trop lente, la lutte contre la délinquance trop timide, etc…  

Les recettes qui sont appliquées depuis 50 ans (toujours plus d’impôts et de dette pour toujours plus de dépenses, sans réformes structurelles) ne fonctionnent pas, les résultats économiques de notre pays le montrent clairement. Nous sommes de plus en plus décalés par rapport à nos voisins européens et notre « modèle » à bout de souffle doit être réformé en profondeur. L’état doit s’intéresser à la diminution des dépenses de façon structurelle en revoyant ses missions :  

  • La création des communautés de communes a conduit à la création de plusieurs centaines de milliers de postes de fonctionnaires supplémentaires. Est-ce justifié et ne faut-il pas réformer l’organisation de la fonction territoriale ?
  • Dans les hôpitaux les personnels non soignants représentent 34% des effectifs versus 21% en Allemagne. Ne faut-il pas réformer l’hôpital en profondeur plutôt que d’accepter de payer toujours plus ?
  • L’éducation nationale coûte plus cher en France qu’en Allemagne alors que les professeurs sont presque deux fois moins payés et que les élèves sont moins bien formés. Ne faut-il pas réformer l’éducation nationale ?
  • Les transferts sociaux en France représentent 32% du PIB versus 27% en moyenne dans l’UE. Ne vaudrait-il pas mieux dynamiser l’économie en diminuant les transferts plutôt que de subventionner la pauvreté par toujours plus de redistribution ?

Plutôt que de toujours augmenter les prélèvements et ne diminuer les dépenses qu’à la marge en les « rabotant », le gouvernement et la représentation nationale doivent ouvrir les yeux et parler un langage de vérité aux français en leur expliquant pourquoi il est indispensable de réformer l’état en profondeur. Chacun doit fournir des efforts non pas en payant plus d’impôts mais en acceptant des changements structurels courageux qui seuls sont de nature à sortir notre pays du marasme.

Nous demandons instamment au gouvernement et surtout à l’Assemblée Nationale d’entendre ce message et de cesser le spectacle pitoyable du festival d’impôts proposés ces dernières semaines.  

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Henri SORSLanceur de pétition

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