
Améliorer les conditions de détention au Québec et Canada
Le problème
Grandir dans une société qui prône la justice et le respect des droits de l'homme, il est inconcevable de tolérer les conditions actuelles dans lesquelles sont maintenus les détenus au Québec. Les prisons provinciales et les pénitenciers fédéraux de notre province ne sont pas uniquement des lieux de privation de liberté, mais malheureusement, de privation de dignité humaine.
**L'enfermement prolongé et l'isolement**: De nombreux détenus subissent un isolement excessif qui aggrave leur état mental et empêche toute réhabilitation efficace. Les recherches ont prouvé que l’isolement prolongé peut entraîner des séquelles psychologiques irréversibles.
**Conditions de couchage indignes**: Les détenus sont souvent confrontés à des matelas inconfortables et insalubres. Un tel environnement physique influe directement sur la santé physique et mentale de toute personne. De plus ils n'ont pas d'oreillers.
**Accès aux soins médicaux**: Chaque jour de retard pour une consultation médicale ou un traitement peut avoir des conséquences dramatiques. Le droit à de soins de santé adéquats est un droit fondamental qui ne devrait pas dépendre de son statut carcéral.
**Violence et intimidation**: Le manque de protection efficient contre la violence inter-prisonniers et des représailles des autorités pénales est préoccupant. La peur constante bloque tout potentiel de réhabilitation et représente une abdication flagrante des droits humains.
**Communications onéreuses et insuffisantes**: Les détenus sont injustement accablés par des frais de communication excessifs, limitant ainsi leur possibilité de rester en contact avec leurs familles et proches. Maintenir ces liens est essentiel pour leur bien-être et leur réintégration future.
**Produits essentiels surévalués**: Des articles de première nécessité sont vendus à des prix prohibitifs, rendant même les biens les plus basiques inaccessibles pour beaucoup.
**Délais administratifs**: Les familles attendent souvent longtemps pour pouvoir rendre visite à leurs proches incarcérés, créant un stress émotionnel injustifié pour les deux parties.
**Le maintien des liens amoureux et familiaux** : Les visites conjugales et familiales privées sont soumises à des critères d'admissibilité et à des disponibilités qui peuvent fortement limiter les rencontres. Certaines personnes se font dire qu'elles doivent démontrer une relation établie ou effectuer des visites régulières pendant une longue période avant de pouvoir être admissibles. Ces exigences peuvent désavantager les couples qui viennent de commencer une relation, les familles à faible revenu et les proches qui vivent à plusieurs heures de route. Tout le monde n'a pas les moyens financiers, physiques ou logistiques de se rendre régulièrement dans un établissement éloigné. Lorsque les visites privées sont autorisées, des intervalles de plusieurs semaines entre les rencontres peuvent également rendre le maintien de la relation difficile. Nous demandons des critères équitables, transparents et individualisés, des délais raisonnables et des possibilités de visites adaptées à la distance, à la situation familiale et aux circonstances particulières. La sécurité doit être assurée, mais elle ne devrait pas servir de justification à des obstacles administratifs disproportionnés.
**Le respect des droits dès l'admission** : Les personnes nouvellement incarcérées doivent recevoir rapidement les informations sur leurs droits, les moyens de joindre un avocat, les procédures de plainte, les règles de communication et les services disponibles.
Les appels urgents liés à une situation humanitaire ou familiale doivent être traités avec diligence. Toute obligation applicable concernant les communications à l'admission doit être respectée et son application vérifiable.
Nous demandons que les établissements expliquent clairement les droits applicables, documentent les demandes urgentes et rendent compte des retards ou des refus.
**L'hygiène, les vêtements et les besoins essentiels** : L'accès à des vêtements propres, à des installations sanitaires convenables, à des produits d'hygiène, à de l'eau potable et à un environnement salubre doit être garanti.
Les personnes incarcérées ne devraient pas avoir à vivre dans une cellule insalubre, à manquer de vêtements de rechange ou à subir des conditions qui compromettent leur santé.
Nous demandons des inspections régulières et indépendantes, des normes minimales communes et la correction rapide de toute situation inadéquate.
**L'accès aux activités, à la formation et à la réinsertion** : L'incarcération ne devrait pas se résumer à attendre derrière une porte fermée. Les activités physiques, les programmes de réinsertion, la formation, le soutien psychologique et les services liés aux dépendances peuvent contribuer à préparer un retour dans la société.
Nous demandons que les personnes incarcérées aient accès à des activités quotidiennes suffisantes et à des programmes adaptés à leurs besoins, sans que les pénuries de personnel ou les problèmes d'organisation deviennent des obstacles permanents.
**Un mécanisme de plainte réellement accessible et indépendant** : Une personne incarcérée doit pouvoir dénoncer une injustice, une agression, un refus de soins ou une violation de ses droits sans subir de représailles.
Nous demandons un mécanisme de plainte confidentiel, accessible et indépendant, avec des délais de réponse définis, un suivi vérifiable et la publication de données anonymisées sur les plaintes reçues, les enquêtes réalisées et les mesures correctives imposées.
**Appel à l'action**: Nous demandons une réforme immédiate et exhaustive des pratiques et politiques carcérales au Québec, pour garantir des conditions de vie décentes et respectueuses des droits de l'homme. Les gouvernements provincial et fédéral doivent prendre des mesures pour rétablir une normalité dans ces établissements. Nous devons nous assurer que la privation de liberté ne se transforme pas en privation de dignité.
Nous demandons :
L'établissement et l'application de normes minimales obligatoires concernant le couchage, l'hygiène, les soins médicaux, l'accès à l'air libre et les contacts humains.
Des limites strictes au confinement prolongé et à l'isolement, avec une surveillance indépendante.
Un accès rapide aux soins médicaux et psychologiques, selon des délais adaptés à la gravité des besoins.
Des mesures concrètes pour prévenir les agressions, protéger les personnes vulnérables et enquêter sur les abus.
Des tarifs téléphoniques abordables et des communications régulières avec les proches.
Une transparence complète concernant les prix de cantine et les frais imposés aux personnes incarcérées.
Des délais maximaux pour les autorisations de visite et des procédures simplifiées.
Des critères équitables pour les visites familiales et conjugales, qui tiennent compte de la distance géographique et des contraintes financières.
Un accès réel aux activités, à la formation, aux soins et aux programmes de réinsertion.
Des inspections indépendantes, des statistiques publiques et des mécanismes de plainte efficaces.
Nous demandons également que les gouvernements publient un plan d'action précis, avec des échéanciers, des responsables désignés et des indicateurs permettant de vérifier les améliorations.
Pourquoi nous devons agir maintenant
Une personne incarcérée demeure un être humain. Elle peut être une mère, un père, un fils, une fille, un conjoint ou une conjointe. Ses proches vivent eux aussi les conséquences de l'incarcération, parfois dans l'angoisse, l'impuissance et les difficultés financières.
Le respect des droits fondamentaux ne dépend pas de la popularité d'une personne ni de la gravité de ses actes. La peine imposée par la justice ne devrait pas se transformer en souffrances supplémentaires causées par la négligence, l'insalubrité, des soins inaccessibles ou des restrictions disproportionnées.
Une société juste doit pouvoir tenir les personnes responsables de leurs actes tout en exigeant que l'État respecte ses propres obligations.
Signer cette pétition, c'est demander des prisons plus humaines, une meilleure protection des personnes incarcérées, des droits respectés et une véritable responsabilité des autorités.
Nous demandons au gouvernement du Québec, au gouvernement du Canada et aux autorités correctionnelles concernées de prendre des mesures concrètes et vérifiables afin que la dignité humaine ne s'arrête pas aux portes des prisons.
Parce que perdre sa liberté ne devrait jamais signifier perdre ses droits fondamentaux.
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Le problème
Grandir dans une société qui prône la justice et le respect des droits de l'homme, il est inconcevable de tolérer les conditions actuelles dans lesquelles sont maintenus les détenus au Québec. Les prisons provinciales et les pénitenciers fédéraux de notre province ne sont pas uniquement des lieux de privation de liberté, mais malheureusement, de privation de dignité humaine.
**L'enfermement prolongé et l'isolement**: De nombreux détenus subissent un isolement excessif qui aggrave leur état mental et empêche toute réhabilitation efficace. Les recherches ont prouvé que l’isolement prolongé peut entraîner des séquelles psychologiques irréversibles.
**Conditions de couchage indignes**: Les détenus sont souvent confrontés à des matelas inconfortables et insalubres. Un tel environnement physique influe directement sur la santé physique et mentale de toute personne. De plus ils n'ont pas d'oreillers.
**Accès aux soins médicaux**: Chaque jour de retard pour une consultation médicale ou un traitement peut avoir des conséquences dramatiques. Le droit à de soins de santé adéquats est un droit fondamental qui ne devrait pas dépendre de son statut carcéral.
**Violence et intimidation**: Le manque de protection efficient contre la violence inter-prisonniers et des représailles des autorités pénales est préoccupant. La peur constante bloque tout potentiel de réhabilitation et représente une abdication flagrante des droits humains.
**Communications onéreuses et insuffisantes**: Les détenus sont injustement accablés par des frais de communication excessifs, limitant ainsi leur possibilité de rester en contact avec leurs familles et proches. Maintenir ces liens est essentiel pour leur bien-être et leur réintégration future.
**Produits essentiels surévalués**: Des articles de première nécessité sont vendus à des prix prohibitifs, rendant même les biens les plus basiques inaccessibles pour beaucoup.
**Délais administratifs**: Les familles attendent souvent longtemps pour pouvoir rendre visite à leurs proches incarcérés, créant un stress émotionnel injustifié pour les deux parties.
**Le maintien des liens amoureux et familiaux** : Les visites conjugales et familiales privées sont soumises à des critères d'admissibilité et à des disponibilités qui peuvent fortement limiter les rencontres. Certaines personnes se font dire qu'elles doivent démontrer une relation établie ou effectuer des visites régulières pendant une longue période avant de pouvoir être admissibles. Ces exigences peuvent désavantager les couples qui viennent de commencer une relation, les familles à faible revenu et les proches qui vivent à plusieurs heures de route. Tout le monde n'a pas les moyens financiers, physiques ou logistiques de se rendre régulièrement dans un établissement éloigné. Lorsque les visites privées sont autorisées, des intervalles de plusieurs semaines entre les rencontres peuvent également rendre le maintien de la relation difficile. Nous demandons des critères équitables, transparents et individualisés, des délais raisonnables et des possibilités de visites adaptées à la distance, à la situation familiale et aux circonstances particulières. La sécurité doit être assurée, mais elle ne devrait pas servir de justification à des obstacles administratifs disproportionnés.
**Le respect des droits dès l'admission** : Les personnes nouvellement incarcérées doivent recevoir rapidement les informations sur leurs droits, les moyens de joindre un avocat, les procédures de plainte, les règles de communication et les services disponibles.
Les appels urgents liés à une situation humanitaire ou familiale doivent être traités avec diligence. Toute obligation applicable concernant les communications à l'admission doit être respectée et son application vérifiable.
Nous demandons que les établissements expliquent clairement les droits applicables, documentent les demandes urgentes et rendent compte des retards ou des refus.
**L'hygiène, les vêtements et les besoins essentiels** : L'accès à des vêtements propres, à des installations sanitaires convenables, à des produits d'hygiène, à de l'eau potable et à un environnement salubre doit être garanti.
Les personnes incarcérées ne devraient pas avoir à vivre dans une cellule insalubre, à manquer de vêtements de rechange ou à subir des conditions qui compromettent leur santé.
Nous demandons des inspections régulières et indépendantes, des normes minimales communes et la correction rapide de toute situation inadéquate.
**L'accès aux activités, à la formation et à la réinsertion** : L'incarcération ne devrait pas se résumer à attendre derrière une porte fermée. Les activités physiques, les programmes de réinsertion, la formation, le soutien psychologique et les services liés aux dépendances peuvent contribuer à préparer un retour dans la société.
Nous demandons que les personnes incarcérées aient accès à des activités quotidiennes suffisantes et à des programmes adaptés à leurs besoins, sans que les pénuries de personnel ou les problèmes d'organisation deviennent des obstacles permanents.
**Un mécanisme de plainte réellement accessible et indépendant** : Une personne incarcérée doit pouvoir dénoncer une injustice, une agression, un refus de soins ou une violation de ses droits sans subir de représailles.
Nous demandons un mécanisme de plainte confidentiel, accessible et indépendant, avec des délais de réponse définis, un suivi vérifiable et la publication de données anonymisées sur les plaintes reçues, les enquêtes réalisées et les mesures correctives imposées.
**Appel à l'action**: Nous demandons une réforme immédiate et exhaustive des pratiques et politiques carcérales au Québec, pour garantir des conditions de vie décentes et respectueuses des droits de l'homme. Les gouvernements provincial et fédéral doivent prendre des mesures pour rétablir une normalité dans ces établissements. Nous devons nous assurer que la privation de liberté ne se transforme pas en privation de dignité.
Nous demandons :
L'établissement et l'application de normes minimales obligatoires concernant le couchage, l'hygiène, les soins médicaux, l'accès à l'air libre et les contacts humains.
Des limites strictes au confinement prolongé et à l'isolement, avec une surveillance indépendante.
Un accès rapide aux soins médicaux et psychologiques, selon des délais adaptés à la gravité des besoins.
Des mesures concrètes pour prévenir les agressions, protéger les personnes vulnérables et enquêter sur les abus.
Des tarifs téléphoniques abordables et des communications régulières avec les proches.
Une transparence complète concernant les prix de cantine et les frais imposés aux personnes incarcérées.
Des délais maximaux pour les autorisations de visite et des procédures simplifiées.
Des critères équitables pour les visites familiales et conjugales, qui tiennent compte de la distance géographique et des contraintes financières.
Un accès réel aux activités, à la formation, aux soins et aux programmes de réinsertion.
Des inspections indépendantes, des statistiques publiques et des mécanismes de plainte efficaces.
Nous demandons également que les gouvernements publient un plan d'action précis, avec des échéanciers, des responsables désignés et des indicateurs permettant de vérifier les améliorations.
Pourquoi nous devons agir maintenant
Une personne incarcérée demeure un être humain. Elle peut être une mère, un père, un fils, une fille, un conjoint ou une conjointe. Ses proches vivent eux aussi les conséquences de l'incarcération, parfois dans l'angoisse, l'impuissance et les difficultés financières.
Le respect des droits fondamentaux ne dépend pas de la popularité d'une personne ni de la gravité de ses actes. La peine imposée par la justice ne devrait pas se transformer en souffrances supplémentaires causées par la négligence, l'insalubrité, des soins inaccessibles ou des restrictions disproportionnées.
Une société juste doit pouvoir tenir les personnes responsables de leurs actes tout en exigeant que l'État respecte ses propres obligations.
Signer cette pétition, c'est demander des prisons plus humaines, une meilleure protection des personnes incarcérées, des droits respectés et une véritable responsabilité des autorités.
Nous demandons au gouvernement du Québec, au gouvernement du Canada et aux autorités correctionnelles concernées de prendre des mesures concrètes et vérifiables afin que la dignité humaine ne s'arrête pas aux portes des prisons.
Parce que perdre sa liberté ne devrait jamais signifier perdre ses droits fondamentaux.
Message aux signataires
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Pétition lancée le 21 octobre 2026