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Le problème

💔 POUR NAÏM : MON FILS NE PEUT PLUS ATTENDRE

 

Je suis la maman de Naïm, 10 ans.

 

Naïm est autiste non verbal, avec une déficience intellectuelle et d’importants troubles du comportement.

 

Si aujourd’hui j’écris cette pétition, ce n’est pas parce que j’ai envie d’exposer notre vie.

 

Je l’écris parce que je suis une maman qui ne sait plus vers qui se tourner pour que son enfant soit enfin entendu.

 

J’ai le sentiment que mon fils a été abandonné par le système, et surtout par l’État.

 

Et ce qui me fait le plus mal, c’est que Naïm, lui, ne peut même pas le dire.

 

Il ne peut pas prendre la parole.

 

Il ne peut pas écrire une lettre.

 

Il ne peut pas expliquer ce qu’il ressent.

 

Alors aujourd’hui, je parle pour lui.

 

En 2024, nous pensions enfin que l’attente était terminée…

 

En 2024, Naïm devait intégrer l’IME La Découverte.

 

Quand on nous l’a annoncé, nous avons pensé qu’enfin notre fils allait avoir une place adaptée à ses besoins.

 

Enfin, il allait pouvoir être accompagné régulièrement par des professionnels.

 

Enfin, il allait pouvoir travailler sa communication, son autonomie et son comportement.

 

Enfin, nous avions l’impression que quelqu’un nous tendait la main.

 

Mais cette place n’est jamais arrivée.

 

L’enfant dont Naïm devait prendre la place n’a lui-même pas obtenu sa place dans l’IME vers lequel il devait partir.

 

Sa place ne s’est donc pas libérée.

 

Alors Naïm a attendu.

 

Nous avons attendu avec lui.

 

Les mois ont passé.

 

Puis les années.

 

2024… 2025… et aujourd’hui 2026.

 

Mon fils a maintenant 10 ans.

 

Et il attend toujours.

 

Quand on parle d’une liste d’attente, on voit parfois simplement un nom sur un dossier.

 

Moi, derrière ce nom, je vois mon enfant.

 

Je vois les mois de son enfance qui passent.

 

Je vois toutes les choses qu’il aurait peut-être pu apprendre avec une prise en charge plus importante.

 

Et personne ne pourra nous rendre ce temps.

 

Aujourd’hui : seulement un jour et demi par semaine

 

Naïm bénéficie aujourd’hui d’un SESSAD renforcé.

 

Je veux être très claire : je ne reproche rien aux professionnels qui s’occupent de mon fils.

 

Ils font ce qu’ils peuvent avec les moyens dont ils disposent.

 

Mais le SESSAD renforcé ne peut accueillir Naïm qu’un jour et demi par semaine.

 

Un jour et demi.

 

Et le reste de la semaine ?

 

Nous faisons comme nous pouvons.

 

Nous sommes sa famille.

 

Nous l’aimons plus que tout.

 

Nous l'accompagnons, nous essayons de l'aider, de le comprendre, de l'apaiser et de lui apprendre les choses du quotidien.

 

Mais nous sommes ses parents. Nous ne pouvons pas remplacer toute une équipe de professionnels spécialisés.

 

💔 Et pendant cette attente, j’ai vu mon fils changer

 

C’est probablement la partie la plus difficile à écrire.

 

Parce qu’au-delà des dossiers et des places qui n’existent pas, il y a les conséquences dans notre quotidien.

 

En tant que maman, j’ai vu cette situation peser sur le moral et le comportement de mon fils.

 

Nous avons constaté que ses difficultés comportementales et son agressivité se sont accentuées.

 

Ses frustrations sont devenues plus difficiles à gérer.

 

Et quand cela arrive, je regarde mon enfant et je me demande :

 

Qu’est-ce que tu essaies de me dire, mon fils ?

 

Parce que Naïm ne peut pas me répondre avec des mots.

 

Il ne peut pas me dire :

 

"Maman, je suis triste."

 

"Maman, je suis frustré."

 

"Maman, j’ai besoin de sortir."

 

"Maman, j’ai besoin qu’on m’aide."

 

Alors parfois, son comportement parle à sa place.

 

Et pour une maman, voir son enfant en difficulté sans toujours pouvoir comprendre ce qu’il essaie de vous dire, c’est extrêmement douloureux.

 

Je me pose sans cesse la même question…

 

Que serait devenu Naïm s’il avait obtenu sa place en 2024 ?

 

Aurait-il progressé davantage ?

 

Aurait-il appris de nouvelles façons de communiquer ?

 

Serait-il aujourd’hui plus autonome ?

 

Certaines de ses difficultés seraient-elles moins importantes ?

 

Je n’aurai peut-être jamais les réponses à ces questions.

 

Mais je sais une chose :

 

on ne peut pas continuer à demander à mon fils d’attendre.

 

Parce que Naïm grandit.

 

Son handicap, lui, n’attend pas qu’une place se libère.

 

Ses besoins n’attendent pas.

 

Son développement n’attend pas.

 

Son enfance n’attend pas.

 

Mon fils ne doit pas payer le manque de places

 

Naïm n’a rien demandé de tout cela.

 

Il n’est pas responsable du manque d’IME.

 

Il n’est pas responsable du manque de places.

 

Il n’est pas responsable des délais administratifs.

 

Pourtant, c’est lui qui en subit les conséquences.

 

Et en tant que maman, c’est cela que je n’accepte plus.

 

Nous avons fait les dossiers.

 

Nous avons attendu.

 

Nous avons relancé.

 

Nous avons patienté.

 

Nous avons essayé de tenir.

 

Mais aujourd’hui, je ne veux plus seulement patienter.

 

Je veux une solution pour mon enfant.

 

J’interpelle aujourd’hui l’État

 

Je ne demande pas de privilège pour Naïm.

 

Je demande simplement que mon fils puisse bénéficier d'un accompagnement correspondant réellement à ses besoins.

 

Je demande qu’une solution en IME adaptée à Naïm soit recherchée activement.

 

Je demande qu’en attendant cette place, il puisse bénéficier d’un accompagnement beaucoup plus important qu’un jour et demi par semaine.

 

Je demande que sa situation soit réévaluée en urgence.

 

Je demande qu’il puisse travailler régulièrement sa communication, son autonomie et son comportement.

 

Je demande que la MDPH, l’ARS, l’IME et les différents services concernés se coordonnent réellement autour de sa situation.

 

Mais surtout, je demande une chose très simple :

 

Ne laissez plus mon enfant attendre.

 

Parce que derrière les mots « aucune place disponible », il y a un petit garçon.

 

Mon petit garçon.

 

Aujourd’hui, je prête ma voix à mon fils

 

Naïm ne pourra probablement pas lire cette pétition.

 

Il ne saura peut-être jamais combien de personnes l’auront signée.

 

Il ne peut pas vous raconter lui-même son histoire.

 

Alors je le fais pour lui.

 

Je suis sa maman.

 

Je suis celle qui le voit dans ses bons jours comme dans ses moments les plus difficiles.

 

Celle qui essaie de comprendre ce qu’il veut dire lorsqu’aucun mot ne sort.

 

Celle qui pense à son avenir.

 

Celle qui se demande ce qu’il deviendra lorsque nous, ses parents, ne pourrons plus tout faire pour lui.

 

Et aujourd’hui, je refuse de me taire et d’attendre encore des années.

 

🙏 J’ai besoin de vous

 

Si vous lisez cette pétition, je vous demande simplement de nous aider à faire entendre la voix de Naïm.

 

Signez. Partagez. Parlez de lui.

 

Pas par pitié.

 

Mais parce qu’un enfant en situation de handicap ne devrait pas perdre des années de son enfance faute de place.

 

Aujourd’hui, je demande au système, et surtout à l’État, de regarder mon fils autrement que comme un dossier sur une liste d’attente.

 

Regardez Naïm.

 

Il a 10 ans.

 

Il devait entrer en IME en 2024.

 

Nous sommes en 2026 et il attend toujours.

 

Il n’est actuellement accueilli qu’un jour et demi par semaine.

 

Et pendant qu’il attend, il grandit.

 

Mon fils ne peut pas demander de l’aide avec des mots.

 

Alors aujourd’hui, sa maman le fait pour lui. ❤️

 

Pour Naïm. Pour son avenir. Pour qu’il ait enfin la place et l’accompagnement dont il a besoin.

 

Sa maman

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Sonia KACHCHICHLanceur de pétition

Message aux signataires