Aider la ville d'Athis-Mons à rapatrier en France la famille bloquée à Gaza de Mme KOLLAB.

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Le problème

Fatima Kollab, résidente d’Athis-Mons, en Essonne, rencontre de nombreuses difficultés pour faire rapatrier en France sa famille, restée à Gaza. Le Maire de la ville, Jean-Jacques Grousseau, a sollicité l’intervention de M. Président de la République, au nom du devoir moral et humanitaire que la situation exige : 

"Monsieur le Président de la République,

Je me permets de vous écrire en tant que Maire d’Athis-Mons afin de vous exprimer ma profonde préoccupation quant à la situation désespérée dans laquelle se trouvent Madame Hayat Abderlkarim Kollab et ses quatre enfants, actuellement dans l’impossibilité de quitter la bande de Gaza. 

Sa mère, Madame Fatima Khelil, épouse Kollab, est citoyenne française et réside dans notre commune, Athis-Mons. C’est une femme remarquable. Un exemple pour son quartier et une figure de notre ville.

Cette dernière, veuve et retraitée, a consacré plus de dix ans de sa vie professionnelle au service de la France à Gaza, auprès de l’Institut Français et du consulat général de France à Jérusalem. 

Son fils, Monsieur Munther Ahmed Kollab, était resté vivre à Gaza. De son union avec Mme Hayat Abderlkarim Kollab sont nés quatre enfants, tous palestiniens : Assala (25 ans), Ahmed (23 ans), Labeeb (20 ans) et Munther (16 ans). Policier de l’autorité palestinienne, il décède tragiquement dans l’exercice de ses fonctions, le 12 juin 2007, tué par le Hamas. Depuis lors, la belle-fille et les petits-enfants de Mme Kollab sont restés vivre sur place.

Les attentats terroristes du Hamas le 07 octobre 2023 ont entraîné une contre-offensive de grande ampleur de la part de l’état israélien. Le siège, les massacres, ainsi que les bombardements constants mettent grandement en péril la famille de Mme Kollab.  

Aujourd'hui, elle se trouve impuissante face aux violences qui frappent sa belle-fille et ses petits-enfants. Son petit-fils Ahmed, atteint d’un cancer de la tyroïde, a pu sortir de la bande de Gaza et est actuellement hospitalisé à Ramallah.

Après avoir sollicité à plusieurs reprises le Consulat de France à Jérusalem, ainsi que les différentes cellules de crise, les requêtes légitimes de Mme Kollab pour l’évacuation humanitaire de sa famille n'ont pu aboutir en raison des critères stricts établis pour les rapatriements.

Le 15 juin 2024, une procédure en référé-liberté a été engagée devant le Tribunal Administratif de Nantes afin d’obtenir des visas d’entrée en France pour la famille Kollab, invoquant l’urgence humanitaire. Cette démarche, bien que fondée sur la situation périlleuse de la famille, a malheureusement été rejetée le 17 juin 2024, le Tribunal estimant que les demandeurs ne relevaient pas des critères d’évacuation fixés par les autorités françaises et qu'il n'existait pas de situation d’urgence particulière justifiant une action immédiate. Cette décision, bien que respectée, laisse Mme Kollab dans un profond désarroi, privée de la possibilité de protéger ses proches dans un contexte de grande vulnérabilité.

La situation sur place est des plus dramatiques, marquée par des pénuries alimentaires, des infrastructures sanitaires détruites et des menaces permanentes de bombardements. La destruction de leur foyer a forcé la famille à se déplacer dans une zone tout aussi dangereuse, aggravant leur précarité.

En tant que maire, et au nom des valeurs de notre pays, je vous demande d’intervenir personnellement afin que des mesures exceptionnelles soient prises pour permettre à cette famille de rejoindre en France leur belle-mère et grand-mère, dans un cadre sécurisé et respectueux des droits humains. 

Il s’agit d’un devoir moral et humanitaire auquel je suis convaincu que vous êtes sensible. Dans le respect de votre haute fonction et de votre emploi du temps, je me permets de vous proposer une rencontre avec Mme Kollab, afin que vous puissiez entendre directement son appel à l'aide. Elle est prête à se rendre disponible selon vos convenances pour cet échange.

Je vous remercie par avance de l’attention que vous porterez à cette requête et vous prie de croire, Monsieur le Président, en l'expression de ma haute considération."

Jean-Jacques GROUSSEAU

Maire d’Athis-Mons

Conseiller départemental de l’Essonne

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