Nous avons perdu : Doctegestio propriétaire du GHM

Vendredi dernier s'est tenu un CA de l'UMGGHM puis une Assemblée générale de l'UMGGHM puis une assemblée générale des nouveaux gérants.
Comme d'habitude, le CA s'est tenu sans documentation préalable, et les votes ont lieu à main levée.
Il s'agit de bricoler les statuts pour permettre la substitution d'AESIO-ADREA Mutuelle et la MFI par deux "mutuelles" présidées par B. Bensaid, la mutuelle de France du Var et Doctocare. Ceci fait, la spoliation des mutualistes Grenoblois est accomplie, sans que Doctegestio ait versé le moindre centime officiel. Bensaid juge que l'UMGGHM n'a pas besoin d'une augmentation de ses fonds propres, pourtant la cause de la cession par Brothier de l'UMGGHM.
Les comptes de Doctegestio, propriétaire de Doctocare et Mutuelle de France du Var ne sont pas brillants. Bensaid devra imposer une économie sur les charges de personnel s'il veut atteindre l'équilibre dans les 2 ou 3 ans qui viennent. Cet économie sur le personnel, Bensaid sait faire: ne pas remplacer les départs, souvent dus àu découragement du personnel devant ses conditions de travail, objets de nombreuses plaintes aux prud'homme et que Bensaid perd toujours.
Dans six mois, on verra le résultat, les promesses de Bensaid n'engagent que ceux qui les croient.
Et pour l'ARS, puisque 2 "mutuelles" ont replacé AESIO-Adrea Mutuelle et la MFI, pas de souci, pas de nouvelles autorisations à donner, puisqu'en gros, l'UMGGHM , avec quelques modifications à ses statuts, continue comme avant.
Bien sûr, Bernard Bensaid est le nouveau président de l'UMGGHM, comme de Doctocare, comme de Mutuelle de France du Var.
C'est pratique, et ça peut rapporter, rien qu'en indemnités légales.
Toutefois, les murs ne sont pas encore vendus, ICADE Santé, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, organisme d'état, est candidate au rachat, contre la volonté des politiques locaux, mais ce n'est pas encore fait, la Ville de Grenoble ou la Metro pouvant opposer leur droit de préemption..
L'affaire est bien sûr auprès du Ministre de la Santé, et nous avons rencontré à plusieurs reprises les élus sur ce sujet, le Maire de Grenoble, le président de la Metro, et la députée, qui a remplacé Olivier Veran depuis qu'il est ministre.
Cette affaire est lamentable, et ne rehausse pas l'image de la Mutualité Française, plus occupée à des histoires de pouvoir, d'influence et d'argent qu'à des réels soucis de la santé des populations. La seule réaction de la Mutualité Française, alertée en temps et en heure à l'été 2019, est de dire;"je ne peux rien faire", qu'il faut traduire par "je ne veux rien faire".*
Puisse la santé des Grenoblois, et des Voironnais, ne pas pâtir de cette histoire lamentable.