L'Arménie en passe d'etre sauvée par les déclarations tripartites du 8 aout 2025
L’Arménie en passe d’être sauvée dans ses frontières issues de la déclaration d’Alma Ata de 1991 après la signature des 3 déclarations le 8 aout 2025 entre ALIEV, le président de l’Azerbaïdjan, PASHINYAN, le premier ministre arménien, et TRUMP, le président des USA, lesquelles vont précéder un traité de paix entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, ça mérite ce commentaire.
L’obstination de Nikol PASHINYAN, premier ministre de la République d’Arménie à tout tenter pour préserver les 29742 km2 du territoire de la République d’Arménie hérité de l’époque soviétique face aux menaces constantes et réelles du dictateur azerbaidjanais a finalement été couronnée de succès ce 8 aout 2025, grâce, il faut bien le dire, à la volonté de TRUMP, même si par ailleurs on n‘aime guère le personnage, et encore moins celui du dictateur sanglant azerbaidjanais. Mais dans les cas de préservation de l’existence d’un état-nation comme celui de l’Arménie, seul compte le résultat.
La république d’Arménie garde ses frontières reconnues par la déclaration d’Alma Ata en 1991 des anciennes républiques soviétiques après la dislocation de l’Union soviétique. L’Azerbaïdjan renonce ipso facto à ses projets de démantèlement de l’Arménie, tant sur le Tavush jusqu’au lac Sévan, rebaptisé « Azerbaïdjan occidental » que sur le Syunik que l’Azerbaïdjan aidé de la Turquie voulait accaparer en tout ou en partie ce territoire par la création d’un corridor appelé « corridor de Zanguezour », lequel aurait été sous contrôle étatique azerbaidjanais.
Il a été seulement concédé une route de quelques dizaines de kms reliant la province azérie du Nakhitchevan au gros de l’état azerbaidjanais. La gestion de cette route sera confiée à une entreprise privée ou plutôt à un groupe d’entreprises privées appelé « consortium » dont la pus importante sera une entreprise américaine, laquelle aurait ainsi le rôle d’une garantie de l’implication des USA dans cet accord. Mais l’Arménie garde officiellement sa souveraineté sur cette route notamment ses prérogatives de souveraineté de police et de justice.
PASHINYAN, par son obstination a sauvé l’essentiel, l’intégralité du territoire de la République d’Arménie et sa souveraineté. En plus, grâce aux objectifs économiques tout azimut de TRUMP, cette route dite «route de TRUMP» va avoir le rôle d’enrichir tous les partenaires de cette déclaration donc l’Arménie ; ça ne pourra être que bénéfique pour la population arménienne mais aussi de toutes les populations alentour. Et qui dit amélioration du niveau de vie des populations provoque le désir de tous de poursuivre la paix qui produit cette amélioration du niveau de vie. En plus l’investissement massif de nombreux grands groupes financiers et économiques américains, européens et d’ailleurs comme des Emirats Arabes Unies, de l’Inde aura un poids politique dissuasif pour empêcher le retour de tout conflit ultérieur à l’encontre de l’Arménie. C’est bien ce que nous avait expliqué en avril 2024 l’ambassadeur de France en Arménie, monsieur Olivier DECCOTIGNIES qui œuvrait dans ce sens pour la sauvegarde de l’Arménie ; remarquable ambassadeur. Nous souhaitons que la France par les structures de son état et ses forces économiques s’engage pleinement dans ce processus de développement de l’Arménie.
De plus les premières réactions à ces déclarations tant de la Russie que de l’Iran ne sont pas négatives comme on aurait pu le craindre. La Russie et l’Iran se contentent de la déclaration de TRUMP qui s’engage à ne pas envoyer de troupes américaines dans le Syunik donc pas d’OTAN même si des exercices militaires sont prévus avec l’Arménie pour montrer le soutien des USA à l’Arménie. PASHINYAN a su par sa diplomatie avoir le soutien du plus grand nombre et la neutralité du reste.
Antony BLINKEN, l’ancien secrétaire des USA sous l’administration BIDEN avait déjà dit que Nikol PASHINYAN était remarquable dans sa diplomatie.
Et pourtant, on ne peut qu’être atterré devant la bêtise et/ou la mauvaise foi exprimées par les leaders de l’opposition arménienne tant en Arménie qu’en France. Ils protestent contre des concessions territoriales mais par rapport à une « Grande Arménie » mythique d’avant l’époque soviètique !!!!...Ils auraient voulu que l’Arménie soit intransigeante qui à engager le combat contre l’armée azerbaidjanaise pour récupérer un jour des territoires de cette Grande Arménie mythique, alors que l’armée arménienne est exsangue et ne peut lutter contre celle d’Azerbaïdjan ; un plan pour envahir l’Arménie était en préparation à BAKOU, et seule l’intervention de TRUMP a dissuadé ALIEV de l’exécuter en faisant miroiter les bienfaits de cet accord. Ils font exprès de s’indigner d’une soi disant perte de souveraineté de l’Arménie sur la route dite «TRUMP de la paix» qu’ils persistent comme un ministre turc à appeler «corridor de Zanguezour» alors que l’accord ne concerne que la gestion multilatérale de l’organisation de la route et non sa souveraineté confiée à la République d’Arménie. Ils en sont toujours accroc au délire messianique guerrier de l’évêque du Tavush qui n’hésiterait pas pour satisfaire son délire à sacrifier au combat de nouveau 4000 jeunes arméniens (équivalent en proportion à 80 000 jeunes français) et ce pour une défaite annoncée inévitable.
C’est sur, le camp patriotique arménien et ses amis ne veulent pas se compromettre dans des associations franco arméniennes du type CCAF avec des responsables « hors sol » comme ses 2 coprésidents. Nous devons bien au contraire aider l’Arménie de toutes nos forces dans ses décisions. C’est le rôle et le devoir de la diaspora. Cet accord tripartite est un progrès incontestable pour sauvegarder l’Arménie dans ses frontières actuelles.
Voici ce dont vous devez être au courant
Le 24/08/2025
Adrien Vahakn SAGE
délégué général du « Front de Défense de l’Arménie et de la Cause Arménienne en France »
PS : PASHINIAN n‘avait aucune autorité sur ALIEV en faveur des prisonniers de BAKOU. Il n’a pu que confier à TRUMP cette tâche.
PS : Le problème de l’Artsakh reste entier effectivement. L’épuration ethnique totale en 2023 organisée par l’Azerbaïdjan devant l’indifférence générale des nations de l’ONU, et après l’effondrement de l’armée arménienne qui a fait tout ce qu’elle a pu en 2020 (4000 jeunes arméniens morts au combat, ce qui équivaut à la mort de 80 000 jeunes français), n’est guère réparable actuellement, et le gouvernement arménien se fondant sur la déclaration d’Alma Ata qui reconnait seulement les frontières de l’Arménie soviétique, ne pouvait et ne peut pas intervenir sur ce sujet avec succes dans des négociations avec ALIEF.
Mais rien n’empêchera les organisations arméniennes du monde entier d’agir en faveur des droits des arméniens de l’Artsakh sur un long terme en dehors de l’Etat arménien car celui ci a désormais les mains liées à cause du prochain traité et ne peut se saisir de la revendication auprès des instances internationales. Se rappeler qu’avant l’indépendance de l’Arménie en 1991, les organisations arméniennes du monde entier avaient réussi à faire reconnaitre le génocide des arméniens de 1915 dans beaucoup d’états et instances internationales. Rien n’est donc impossible. En ce moment on ne peut que regretter la cécité des gouvernements arméniens d’avant 2019 de ne pas reconnaitre la République d’Artsakh proclamée en 1991 ce qui aurait internationalisé sa cause. Rappelons aussi à ce sujet l’invraisemblable refus des 2 coprésidents du CCAF de faire campagne pour la promotion en 2022 et 2023 de la pétition de Richard MAILLE et Jeremy SENATORE déposée sur le bureau de l’Assemblée Nationale, laquelle si elle avait obtenu 500 000 signatures, aurait enjoint le gouvernement français à reconnaitre la république d’Artsakh et à apporter un soutien militaire concret à l’Arménie, L’Artsakh aurait ainsi pu sans doute être sauvé ; mais les coprésidents du CCAF ont préféré, en refusant de soutenir cette pétition, ne pas créer des ennuis politiques mondiaux au gouvernement français. Or si elles veulent promouvoir la pleine souveraineté de l’Etat arménien, les organisations de la diaspora doivent se comporter comme une branche patriotique au service de l’Etat arménien et non comme des organisations principalement tournées vers la vassalité d’un gouvernement d’un pays même théoriquement allié