L’ARMENIE est en grave danger de disparition par l'armée azerbaidjanaise en ce moment
L’ARMENIE est en grave danger de disparition par les armées azerbaidjanaises, et certains arméniens, en Arménie et en France contribuent en ce moment à favoriser ce danger par inconséquence et incompétence.
PREMIER ARTICLE D’UNE SERIE DE TROIS
Il faut d’abord être conscient de la situation politico militaire actuelle de l’Arménie. Les diplomates français rencontrés récemment en avril 2024 à Yérévan disent tous que l’Arménie en ce moment est un pays en SURSIS. En sursis pour qu’elle raison ? parce que son armée a été détruite lors de la guerre de 44 jours du Haut Karabagh de 2020 et qu’elle ne s’est pas encore reconstruite efficacement ; l’armée d’Azerbaïdjan, toute puissante désormais, est prête à s’accaparer du SYUNIK au sud de l’Arménie pour faire la liaison territoriale avec sa province enclavée du Nakhitchevan et la Turquie : un grand rêve d’Aliev. Les attachés militaires français rencontrés récemment à Yérévan ne donnent pas 2 semaines pour que l’effondrement de l’armée arménienne soit acquis définitivement en cas de nouvelle guerre, et personne ne viendra au secours de l’Arménie dans ces conditions. Des médecins arméniens rencontrés récemment aussi à Yérévan et qui ont soigné les soldats blessés de cette guerre témoignent non seulement des graves blessures occasionnées par les drones (surtout turcs) mais de leur impuissance totale à lutter contre cette forme d’armes nouvelles. (ces soldats arméniens blessés n’on pas vu de soldats azéris en face d’eux pour les combattre et ont été tués ou blessés à distance gravement par ces drones) : plus de 4000 tués et autant de blessés graves sur une population de 3 millions d’habitants. (comparaison avec la France : ça serait de l’ordre de 80 000 tués et autant de blessés graves) telle est la réalité.
Nikol PASHINYAN et son gouvernement font la seule politique possible en ce moment pour essayer de sauver ce qui reste de l’Arménie : tacher d’obtenir à tout prix, quitte à faire quelques concessions territoriales minimes, un tracé des frontières reconnu par l’Azerbaïdjan et donc reconnu internationalement, suite à la vive pression surtout des USA menées par leur secrétaire d’état Antony BLINKEN et un peu celui de Pierre MICHEL de l’Union Européenne auprès du gouvernement d’Azerbaïdjan, en référence à la déclaration d’Alma Ata de 1991.
C’est dans ce contexte que le gouvernement de Nikol PASHINYAN accepté la cession à l’ennemi de 4 villages du Tavoush, vu que ces 4 villages comportaient des azéris il y a plus de 30 ans selon la revendication de la partie azerbaidjanaise.
Le gouvernement de Nikol PASHINYAN a obtenu grâce aux pressions des USA et de l’UE un tracé des frontières dans la région du Tavoush reconnu par les 2 états, et des plots de reconnaissance de la frontière ont été plantés ; un grand pas en avant, certes obtenu douloureusement, mais obtenu quand même pour la survie de l’Arménie en tant qu’Etat viable, par le gouvernement Nikol PASHINYAN. Pourvu que le gouvernement Nikol PASHINYAN obtienne dans les semaines et mois qui viennent un tracé reconnu des frontières jusqu’au Syunik, malgré toutes les difficultés et embuches !
Que des nostalgiques en Arménie de l’alliance hégémonique soviétique et russe qui a pourtant failli complètement pour protéger l’Arménie de l’appétit de l’Azerbaïdjan, prônent le refus de cet accord, c’est dans la logique des choses, sachant que leurs dirigeants, la plupart lourdement corrompus, ont démontré, sous la pression de la Russie, leur incompétence ces 30 dernières années en ne reconnaissant pas la République d’Artsakh et en n’œuvrant pas pour une reconnaissance internationale de cette république, et aussi en refusant en 30 ans de faire une politique d’armement efficace diversifiée de l’Arménie. Que des clercs d’églises, en ce moment, manifestement atteints de troubles de type d’inspiration prophétique dans leur délire messianique, tentent en s’opposant aux décisions du gouvernement élu démocratiquement, d’appeler à une croisade d’un autre âge, puissent se manifester, appelant à ne pas obéir à un gouvernement démocratiquement élu, c’est aussi inscrit dans la possibilité connue pour n’importe quelle population à travers le monde de subir toutes les dérives mégalomaniaques des clercs religieux car ceux-ci, pour servir leur soif de pouvoir de domination spirituelle, s’attachent toujours à vouloir asservir les populations d’une manière ou d’une autre, quelles que soient les conséquences. Mais la somme de tous ces oppositions hétéroclites au gouvernement de Nikol PASHINYAN ne dépasse manifestement pas le soutien du quart de la population arménienne, et c’est heureux pour l’avenir de l’Arménie, mais il faut se tenir sur ses gardes.
Mais que des dirigeants de formations politiques et associations historiques de la communauté arménienne de la diaspora en France soutiennent cette opposition hétéroclite et au final destructrice de la république d’Arménie est invraisemblable et intolérable pour les patriotes qui luttent pied à pied pour la survie de l’Arménie. Il serait stupide de les accuser de trahison, mais certainement plutôt d’inconséquence et d’incompétence. Nous avons déjà constaté pendant les années 2022/2023 leur absence totale de soutien à la pétition officielle de Richard MAILLIE et Jérémy SENATORE, déposée à l’Assemblée Nationale, laquelle, si elle avait obtenue 500 000 signatures auraient permis certainement d’intimer au gouvernement français l’obligation de prendre des engagements concrets sur le plan diplomatique et militaire pour sauver la République d’Artsakh. Le silence à cette occasion des 2 responsables du Conseil de Coordination des organisations Arméniennes de France (CCAF) est on ne peu plus coupable, et en ce moment ils se dévoient encore une fois en soutenant les forces qui œuvrent pour la déstabilisation du gouvernement arménien.
Le CCAF ne représente plus l’immense majorité des patriotes de la communauté arménienne en France, et nous en tirons les conséquences.
Pour ma part, au nom des organisations que je dirige, j’ai, en 2022 et 2023, interpellé systématiquement, mois après mois, tous les parlementaires français, députés et sénateurs, pour leur demander d’intervenir auprès du gouvernement français pour apporter une aide diplomatique et militaire au gouvernement arménien, et peut-être cela a eu un quelconque effet auprès de lui, c’est en tout cas ce que laisse entendre les diplomates français rencontrés dernièrement à Yérevan.
Je n’ai pas eu besoin de recourir au dîner spectacle annuel totalement inefficace.
Dans l’avenir, compte tenu de la situation actuelle en Arménie, je vais continuer à réclamer sans cesse un traité d’assistance militaire entre la France et l’Arménie, seul moyen efficace pour protéger l’Arménie des appétits azerbaidjanais, avec en but ultime, l’envoi d’une mission militaire permanente de la Légion étrangère de la France en Arménie en souvenir des 4000 arméniens volontaire de la légion d’Orient dont a fait parti mon arrière grand père de 1916 à 1918. Tel est le sens de mon engagement sur une liste électorale aux élections européennes…!Nous Le Peuple!
Le 8 mai 2024
Adrien Vahakn SAGE, délégué général de la « section vaudaise du Mouvement Arménien » et président du mouvement associatif « Laïcité et République Sociale »