Réformes du lycée : halte à la précipitation et au passage en force

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Réformes du lycée : halte à la précipitation et au passage en force
 
Interpellez le ministre de l’Éducation nationale et demandez-lui de retirer l’actuel projet de réforme des lycées et du baccalauréat.
 
Le ministre de l’Éducation nationale propose des réformes qui transforment en profondeur l’organisation de la scolarité dans les lycées généraux et professionnels ainsi que celle du baccalauréat.
 
Parmi les éléments du projet actuel :
 
➢     Une orientation précoce contraignant les élèves à faire dès la classe de seconde des choix décisifs pour leur avenir :
•      Quelles spécialités choisir alors qu’on ne connaît pas encore les attendus de l’enseignement supérieuret que Parcoursupa rendu l’accès aux études supérieures plus sélectif.
•      Sur les 3 spécialités qu’un élève devra choisir pour la classe de première, l’une d’elle devra être abandonnée en terminale ; par exemple un élève qui aura choisi mathématiques, sciences physiques et informatique devra abandonner l’une des 3 spécialités. Laquelle ?
 
➢     Trop d’incertitudes : cette réforme est faite dans la précipitation alors qu’elle n’est pas prête, avec une volonté délibérée de passage en forceet en méprisant l’opposition très large des enseignants et l’inquiétude de nombreux parents.
•      Desprogrammes inadaptés, souvent trop lourds, incohérents, largement rejetés par le Conseil Supérieur de l’Éducation.
•      Les élèves de seconde actuels ont travaillé sur les anciens programmes de seconde mais devront s’adapter aux nouveaux programmes de première et ceux de terminale ne sont pas encore élaborés.
 
➢     La rupture du principe d’égalitéterritoriale :
•      Tous les lycées n’offrent pas les mêmes enseignements de spécialités. Les lycées des périphéries seront clairement désavantagés et les spécialités dont le nombre d’élèves ne sera pas « optimisé » seront supprimées.
•      La mise en place d’un contrôle continuoppressant et chronophage (40 % de la note du baccalauréat) signe la fin du caractère national du diplôme. La valeur du baccalauréat obtenu ne sera pas la même selon l’établissement d’origine.
 
➢     Uneréduction drastique des moyensaccordés aux lycées professionnelsaggravant ainsi les inégalités sociales :
•      Baisse importante des enseignements générauxdans les lycées professionnels.
•      Des enseignements professionnels regroupés en famille de métiers avec un mixage des publics et des parcours et un appel toujours plus important à des enseignants contractuels.
 
➢     Une réforme motivée en fait par des restrictions budgetaires :
•      Suppression programmée de milliers de postes (2600 cette année), alors que les effectifs atteignent déjà le plus souvent 35 élèves par classe et que 40 000 élèves supplémentaires sont attendus dans les années à venir.
•      Suppression des conseillers d’orientation psychologues, mission qui incombera désormais aux professeurs qui n’ont ni la formation, ni la compétence.
 
 
La coordination des lycées mobilisés de l'Académie de Toulouse
 


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