Lettre ouverte
Citoyennes, Citoyens,
Nous, amis de Rolland Lepont, avons appris début février que l’État avait décidé sans consulter la population, de détruire notre barrage du Pont Rolland situé sur le fleuve du Gouessant entre Morieux et Hillion.
Nous avons décidé de lancer une pétition « Sauvons notre Barrage hydroélectrique du Pont-Rolland » qui a recueilli à ce jour plus de 1500 signatures https://chng.it/HkzMW659tM , pour informer et mobiliser sur ce sujet important de la production d’électricité locale et propre. Sans oublier la réserve d'eau que représente cette infrastructure.
Aujourd'hui, nous sommes encore sur le pont de Rolland, et cette fois-ci en présence des députés M. Marc Le Fur et M. Mickaël Cosson, qui aux dernières nouvelles n'ont pas encore signé cette pétition.
Les amis de Rolland Lepont s'interrogent ; la loi Climat n°2021-1104 du 22 août 2021 - article 49, qui modifie l'article L 214-17 du code de l'environnement précisant la mise en œuvre de la continuité écologique sur les rivières classées à cette fin, interdit expressément des destructions d'ouvrages de moulin, mais aussi de manière plus générale la remise en cause dans les solutions de continuité de l'usage actuel ou potentiel d'un site hydraulique.
Nos élus ont-ils eu connaissance de ce texte ?
Ont-ils un quelconque pouvoir pour faire appliquer cette loi ?
Quel est l'objectif de leur présence aujourd'hui ?
Toutefois nous nous réjouissons que notre patrimoine suscite autant d’intérêts.
Nous avons pu lire dans diverses journaux des commentaires de personnes partisanes de la destruction de ce barrage :
« Jean-Luc Barbo, le président de la commission locale de l’eau, « satisfait » de la décision de détruire le barrage. « Je suis favorable à la continuité écologique et à la libre circulation des sédiments et des espèces. Le Gouessant doit retrouver son lit ». Guillaume Moser, président de l’association de pêche La Gaule Lamballaise, le rejoint : « Du point de vue de la protection du milieu aquatique, c’est une bonne chose, en particulier pour la reproduction de certaines espèces qui vont pouvoir remonter le cours d’eau ». » Le Télégramme - 07 février 2024
« Jean-Luc Barbo souligne aussi que le barrage est "infranchissable pour les espèces qui accomplissent une partie de leur cycle de vie en mer et l'autre dans les eaux douces", "La libre circulation de l'eau, des espèces et des sédiments est inscrite dans le droit français, indique le président de la CLE. C'est au nom de cette continuité écologique que la loi doit être respectée et le barrage détruit entièrement ou en partie". » France3 Bretagne - 11 mars 2024
M. Jean-Luc Barbo n'est visiblement pas à jour des textes officiels (celui-ci date de 2021). Serait-ce de l’incompétence, de la manipulation, ou pire une volonté de vouloir contrevenir à la loi ?
La moindre des choses, Messieurs les décideurs, serait de se passer des « services » de M. Barbo, car ses prises de positions publiques n'honorent plus la démocratie locale.
Salutations respectueuses.
Les amis de Rolland Lepont.