Petition updateSauvegarde d'un des plus vieux et magnifiques arbres de France

Les arbres sont indispensables à la vie sur terre, et à notre santé en ville

François WINICKIFrance
Mar 12, 2021

Pour ceux qui en douteraient encore, des recherches menées à Toronto, au Canada, ont montré qu'en ville, les personnes habitant des rues arborées vivent plus longtemps que les résidents
de quartiers dépourvus de végétation :
https://www.lci.fr/sante/letude-sante-du-jour-habiter-pres-des-arbres-est-bon-pour-la-sante-1527155.html 
C'est pour mieux en faire profiter ses acheteurs qu'un promoteur compte construire si près
du Grand Chêne ?

Au contact de la nature, notre système immunitaire se renforce.
Dans les hôpitaux, les patients se remettent plus vite si, par la fenêtre de leur chambre,
ils ont vue sur des arbres plutôt que sur un mur.
Dans Libération du 8 mars, Renzo Piano, bâtisseur du Centre Pompidou comme du plus récent
et monumental palais de justice de Paris, explique qu'un hôpital, à l'instar de ce que disaient
les Grecs anciens,
«c'est le lieu de la beauté, de l'humanité aussi. C'est une réflexion que j'ai eue : il n'y avait pas alors la science, et comme on ne se tournait pas vers la sorcellerie, on s'adressait à la beauté. Aujourd'hui, l'hôpital est certes un lieu de science médicale, et cela nous commande. Mais on a parfois oublié la personne. Quand les Grecs parlent de beauté, ils n'évoquent pas quelque chose de superficiel. C'est la beauté qui soigne.»
Sur le site de Saint-Ouen où sera construit l'hôpital Grand Paris-Nord, qui doit remplacer en 2028 ceux de Bichat et Beaujon (Renzo Piano architecte), Jérôme Brunet, qui a construit beaucoup d'hôpitaux en France, dont celui de Marne-la-Vallée, ajoute : 
«Ce que l'on a imaginé, c'est d'essayer sur un espace pourtant étroit de laisser du terrain libre.
On a concentré. La ville est dense, avec son passé industriel. On va prendre du terrain,
mais on va leur rendre [aux gens du quartier] un jardin.»
D'où un bâtiment compact, resserré, mais avec, devant, une impressionnante «forêt urbaine»
en pleine terre.
Le bâtiment fera 200 mètres sur 100. L'ensemble du toit ne sera qu'un jardin, de la taille
de celui du Palais-Royal. Destiné au départ au personnel soignant de façon prioritaire,
aux patients ainsi qu'à l'université à côté, il pourra s'ouvrir à la ville.
Renzo Piano, à nouveau :
«Nous aurions pu construire plus haut, mais non, nous ne le voulions pas.
Je voulais amener les feuilles des arbres dans le regard des malades, et pour cela,
c'est cinq étages, pas plus.»
Il s'en explique :
« C'est important, le malade doit voir des arbres. La nature, c'est une métaphore de la guérison, les arbres perdent leurs feuilles, puis les retrouvent. Cet aspect naturaliste n'est pas une mode. C'est un besoin, une évidence. »

Illustration :
RPBW. ARTEFACTORY
Vue aérienne du projet de l'hôpital Grand Paris-Nord, à Saint-Ouen.
En blanc, la partie universitaire, qui n'a pas encore été attribuée.

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