Petition updateSauvegarde d'un des plus vieux et magnifiques arbres de France

Dialogue de sourds (pour rester courtois)

François WINICKIFrance
Feb 12, 2021

Pour commencer, une mise au point par un des plus grands spécialistes des arbres en France :
"Je viens de découvrir avec effarement la vidéo du dernier conseil municipal, où il a largement été question du chêne. M. Delecroix, maire-adjoint, présente des documents que je lui aurais communiqués, montrant qu'il est possible de faire cohabiter le bâti et un arbre remarquable.
Je tiens absolument à préciser que je n'ai jamais envoyé de tels documents. Je suis très choqué
de cette méthode, qui veut me faire dire le contraire de ce que je pense. J'ajoute que j'ai écrit
à M. le Maire pour m'inquiéter de l'avenir du chêne et que je n'ai jamais eu de réponse.
Ce double manque de courtoisie me choque. Étant quant à moi poli et courtois, je suis bien sûr disponible pour toute rencontre".
Georges Feterman, Président de l'association A.R.B.R.E.S‌.

Quant à moi, dans mon précédent communiqué, je vous disais que ma rencontre avec
Monsieur le Maire le 10 février s'était voulue positive.
Dans les faits, lors du Conseil municipal du 11 février
(visible sur https://www.youtube.com/watch?v=fHPIX-wSkLc
morceaux choisis de la 48è min. à 1 h 10 min. puis de 1 h 16 min. à 1 h 29 min.),
rien de ce que j'ai argumenté la veille
(excepté mon interrogation sur l'état de santé actuel de l'arbre)
n'a été pris en compte :
- l'arbre ne serait pas connu des Saint-Mauriens, personne ne le voit en passant ;
- le rôle soit-disant « protecteur » du PLU par rapport aux arbres remarquables ;
- le doute sur l'âge de l'arbre (malgré toutes les preuves que j'avais apportées) ;
- les contre-exemples que j'ai donnés aux « réussites » arbre remarquable – construction ultérieure ;
- ma suggestion, en cas de maintien de la construction de l'immeuble, de réaliser le parking souterrain tout au Nord et en fond de parcelle, soit-disant que cela ne respecterait pas la règle des
50 % de pleine terre alors qu'on est là le plus éloigné de l'arbre ;
- la nouvelle botte (imparable !) de la mairie : un chêne vit grâce à une racine-pivot sous lui et a un système racinaire secondaire très réduit, voire inexistant
(le maire adjoint n'a pas osé me la sortir, vu mes compétences reconnues en biologie, je suppose).

Autre argument de poids du maire :
il n'a plus de droit de préemption.
Dans les faits, la propriété a été mise en vente pendant des années avec plusieurs projets immobiliers et, sauf erreur de ma part, le maire a perdu son droit de préemption le 30 décembre dernier.
La volonté politique pour protéger ce patrimoine exceptionnel semble lui avoir manqué !

Illustration :
le fameux cèdre du boulevard Raspail (Paris 6è) qui n'a pas survécu à son immeuble
(source : Alexandre Sim).

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