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El problema

RENDEZ L’ARGENT !

Restitution immédiate des milliards publics volés

Chers citoyens,

Cette pétition est un acte de rupture.

Elle ne s’adresse pas aux institutions, car elles sont devenues le bras armé de la résignation.

Elle s’adresse à une oligarchie sans visage, qui a confisqué la République et tordu l’État à son profit.

Ceux-là même qui transforment nos impôts en dividendes et nos services publics en variables d’ajustement.

Ceux pour qui le mot “solidarité” est un costume de conférence, et jamais une pratique.

Nous nous adressons aux vrais parasites de la République :

Voleurs en col blanc, actionnaires subventionnés, ministres prestataires, élus démissionnaires, patrons gavés, lobbyistes acharnés, spéculateurs à jet privé, multinationales délocalisantes, cabinets de conseil prescripteurs de désastre.

On vous a vus.

Vous avez pris. Vous n’avez rien rendu.

Maintenant, on vient chercher.

Pendant qu’on nous coupe les lits d’hôpitaux, vous coupez les rubans pour les photos.

Pendant qu’on compte les heures sup, vous comptez les stock-options.

Pendant qu’on traque les 50€ de trop-perçu d’un étudiant ou d’un RSA, vous engrangez 230 milliards en niches fiscales, exonérations, “crédit compétitivité”, subventions fossiles et cadeaux aux grands groupes.

Ils touchent des milliards d’aides publiques, mais ferment des usines, automatisent sans former, déplacent sans concertation, délocalisent sans vergogne.

Total, Vinci, Sanofi, Amazon, Dassault, Carrefour…

Tous ont été nourris par nos impôts, protégés par nos lois, et n’ont rendu ni emplois durables, ni contreparties sociales, ni justice environnementale.

Vinci construit des autoroutes et dévore des terres,

mais laisse à la population le soin de payer 18 euros pour un aller-retour Toulouse-Castre.

Total est abreuvé d’argent public,

mais finance la destruction climatique et l’instabilité géopolitique.

Les cabinets de conseil comme McKinsey écrivent nos lois,

pendant que les profs, les soignants, les chercheurs s’épuisent dans des services désertés.

La science meurt. L’école recule.

La jeunesse s’exile.

Les agriculteurs s’effondrent.

Les territoires se vident, pendant que l’agro-industrie reconfigure la terre à son image, bétonne les campagnes, étouffe les semences et brevète le vivant.

La démocratie est devenue un théâtre d’ombres, un écran de fumée.

Derrière elle, ce sont les lobbys qui écrivent l’agenda.

L’État-providence est pillé par l’État-actionnaire, qui redistribue toujours vers le haut.

Et nous ?

Nous sommes devenus les clients d’un service public low-cost,

les cibles d’un contrôle social algorithmique,

les financeurs d’un modèle qui ne nous protège plus, mais nous presse.

Nous ne voulons plus d’explications. Nous voulons l’addition.

Assez d’austérité pour les uns et d’indulgence pour les autres.

Assez de rigueur pour les faibles et de privilèges pour les puissants.

Assez de promesses. Maintenant, les comptes.

CE QUE NOUS EXIGEONS :

1. Remboursement intégral de tous les milliards d’euros versés sans contrepartie depuis 20 ans : aides, subventions, crédits, exonérations.

2. Casier fiscal public obligatoire pour toute grande entreprise recevant des fonds publics :

traçabilité des usages,

publication annuelle,

restitution automatique en cas de fraude ou délocalisation.

3. Fin de l’impôt inversé :

Plus tu as, plus tu paies.

Stop aux régimes spéciaux pour les ultra-riches, holdings, fonds d’investissement et héritiers défiscalisés.

Oui, même Bernard Arnault. Surtout lui.

4. Création d’un Fonds citoyen de Réparation Sociale,

financé par un impôt exceptionnel sur les grandes fortunes,

piloté par des citoyens tirés au sort,

destiné à compenser les services publics détruits : hôpital, école, recherche, transports.

5. Moratoire immédiat sur tous les financements aux entreprises climaticides (Total, Vinci, agro-industrie, compagnies fossiles),

réallocation vers la transition énergétique contrôlée démocratiquement.

6. Impôt de gratitude sur les millionnaires :

retour sur enrichissement collectif,

taxation sur les actifs immobilisés,

fin des exonérations familiales absurdes.

7. Taxation fixe et planifiée sur les transports polluants :

billets d’avion à prix plancher,

suppression des subventions aux SUV,

taxation du diesel industriel,

sanctions contre les cartels énergétiques et leur manipulation des prix.

8. Suppression de toutes les aides publiques :

aux entreprises étrangères sans intérêt public clair,

aux entreprises qui automatisent, précarisent ou détruisent l’emploi durable.

9. Réforme structurelle du statut d’auto-entrepreneur,

fin de l’ubérisation forcée,

relèvement du SMIC,

rétablissement des protections sociales universelles.

10. Interdiction absolue de confier la rédaction des lois à des cabinets privés ou étrangers.

Les lois ne sont pas des PowerPoints,

elles ne doivent pas être conçues pour des intérêts qui nous ignorent.

11. Transparence radicale des élus et ministres :

publication au centime près des frais de mission,

fin des retraites parlementaires déconnectées.

12. Réaffectation immédiate du Crédit Impôt Recherche

vers la recherche publique, libre, désintéressée,

fin du siphonnage par les groupes pharmaceutiques, IA propriétaires ou firmes d’armement.

D'autres citoyens seront amenés à compléter cette liste ils doivent le faire.

Ce que nous réclamons, ce n’est pas l’aumône, c’est un dû.

Nous sommes les actionnaires historiques de ce pays.

Vous êtes les gestionnaires défaillants.

Aujourd’hui, on réclame nos dividendes.

Ce n’est pas la fin du monde.

C’est la fin du buffet.

 

Ce texte est une sommation populaire. Une insurrection de la lucidité. Un inventaire avant jugement.

La liste des noms est trop longue mais chacun les connaît.

Ce manifeste est pour ceux à qui on a dit d’attendre, de comprendre, de patienter, d’obéir, pendant que l’argent partait vers les paradis fiscaux, pendant que l’État signait des chèques en blanc à ceux qui sabrent nos services.

Nous ne sommes pas en dette.

C’est eux qui nous doivent tout.

Signez. Partagez. Démultipliez. Faites du bruit.

Nous voulons un avenir.

Mais nous commencerons par solder le passé.

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Petición creada en 28 de julio de 2025