Protect English CÉGEPs: Petition Against Bill 101

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Le problème

The Parti Québécois, in an effort to protect the use of the French language in the province, has made a campaign promise to apply Bill 101 to the CÉGEP network. The move would prevent all non-English rights holders, including any recent immigrants, from attending college in English.

The application of this law amounts to a targeted attack on the very existence of English CÉGEPs. Therefore, we, the undersigned, stand vehemently in opposition to the extension of Bill 101 to CÉGEPs. 
Quebec should absolutely protect and promote French, but restricting access to English CÉGEPs is the wrong tool.

For one, the threatened application of this law is an attack on a students’ freedom of choice. At a time when housing affordability has deteriorated dramatically and young adults face greater financial challenges than previous generations, public policy should expand opportunity, not restrict it. Previous generations enjoyed the freedom to choose English CÉGEPs while benefiting from a much more affordable economy. Today's students, who are old enough to make major educational and career decisions, deserve the same autonomy. The impact of the law would block many recent immigrants, who are unable to obtain English language rights, from receiving post-secondary education, resulting in severely limited job opportunities. Protecting French and respecting student choice are not mutually exclusive goals.

At CÉGEP Heritage College, about 40% of our students are non-rights holders.  A loss of that number of students would result in significant job loss for faculty, support staff, and professionals. Dawson College in Montreal has said the effect would be “catastrophic”, resulting in a loss of almost half the student population and the loss of hundreds of jobs. Several other English CÉGEPs would face even more devastating losses, and those without a local population of English language rights-holders could be forced to close entirely.  

Regardless of its impacts, the application of Bill 101 is an illogical move in the goal to protect French: rather than losing their expertise in their maternal language, we see French students at Heritage refining their bilingualism.  Speaking French in the hallways is common, appreciated, and encouraged.  Moreover, the application of Law 14, presented by the CAQ two years ago, ensures that these students take a core program course and all their complementary courses in French. Bilingual teachers are running these courses in French. Additionally, French students in the English CÉGEPs must take a rigorous exit exam, proving their proficiency with the French language, in order to graduate. French does not disappear in an English CÉGEP—the language of Quebec’s nation is in fact a core part of day-to-day life here at Heritage. With nearly half of Quebecers already bilingual, let’s continue to aim for fluent bilingualism, enabling all of its economic advantages in a province integrated into North American markets.

Finally, experts agree that the law is unnecessary. The Fédération des CÉGEPs has previously called proposals to force francophone and allophone students out of English CÉGEPs "excessive," noting that the percentage of students from non-English backgrounds in English colleges has remained stable over time. A decline in French in the province is not being caused by any imagined mass exodus of students from the French to the English system at the CÉGEP level. FNEEQ, the union federation of CÉGEP teachers has conducted a thorough study on the matter and concluded that Bill 101 at the CÉGEP level will not be a miraculous cure-all for the decline of French in the province. No study shows this law to be an effective way to increase French-speaking in the province.  Instead, the promised application of Bill 101 to the CÉGEPs is a political and fear-mongering move.  

We stand against the planned application of this law, and we call for our political leaders to speak out against this unnecessary overreach.   
 
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Le Parti Québécois, dans le but de protéger l’usage de la langue française dans la province, a promis en campagne électorale d’appliquer la Loi 101 au réseau des cégeps. Cette mesure empêcherait toute personne ne détenant pas de droits à l’enseignement en anglais, y compris les nouveaux immigrants, de fréquenter un cégep anglophone.

L’application de cette loi constitue une attaque ciblée contre l’existence même des cégeps anglophones. Par conséquent, nous, soussignés, nous opposons fermement à l’extension de la Loi 101 aux cégeps.

Le Québec doit absolument protéger et promouvoir le français, mais limiter l’accès aux cégeps anglophones est un mauvais moyen d’y parvenir. D’une part, l’application envisagée de cette loi porte atteinte à la liberté de choix des étudiants. À une époque où l’accessibilité au logement s’est considérablement détériorée et où les jeunes adultes font face à des difficultés financières plus importantes que les générations précédentes, les politiques publiques devraient élargir les possibilités plutôt que les restreindre. Les générations précédentes ont bénéficié de la liberté de choisir un cégep anglophone tout en profitant d’une économie beaucoup plus abordable. Les étudiants d’aujourd’hui, qui sont tout à fait capables de prendre des décisions importantes concernant leur éducation et leur carrière, méritent la même autonomie. L’impact de la loi empêcherait de nombreux immigrants récents, qui ne peuvent obtenir de droits linguistiques en anglais, d’accéder à l’enseignement postsecondaire en anglais, limitant ainsi considérablement leurs perspectives d’emploi. La protection du français et le respect du libre choix des étudiants ne sont pas des objectifs incompatibles.

Au Cégep Heritage College, environ 40 % de nos étudiants ne détiennent pas de droits à l’enseignement en anglais. La perte d’un tel nombre d’étudiants entraînerait d’importantes suppressions d’emplois parmi le personnel enseignant, le personnel de soutien et les professionnels. Le Collège Dawson à Montréal a déclaré que les effets seraient « catastrophiques », entraînant la perte de près de la moitié de sa population étudiante ainsi que la disparition de centaines d’emplois. Plusieurs autres cégeps anglophones subiraient des pertes encore plus dévastatrices, et ceux qui ne disposent pas d’une population locale suffisante de détenteurs de droits linguistiques en anglais pourraient être forcés de fermer complètement leurs portes. 

Indépendamment de ses conséquences, l’application de la Loi 101 est une mesure illogique pour atteindre l’objectif de protection du français. Plutôt que de perdre leur maîtrise de leur langue maternelle, nous constatons que les étudiants francophones de Heritage perfectionnent leur bilinguisme. Parler français dans les corridors est courant, apprécié et encouragé. De plus, l’application de la Loi 14, présentée par la CAQ il y a deux ans, garantit que ces étudiants suivent un cours de leur programme principal ainsi que tous leurs cours complémentaires en français. Des enseignants bilingues offrent ces cours en français. En outre, les étudiants francophones fréquentant les cégeps anglophones doivent réussir une épreuve de sortie rigoureuse démontrant leur maîtrise du français afin d’obtenir leur diplôme. Le français ne disparaît pas dans un cégep anglophone : la langue de la nation québécoise fait au contraire partie intégrante de la vie quotidienne à Heritage. Puisque près de la moitié des Québécois sont déjà bilingues, poursuivons l’objectif d’un bilinguisme maîtrisé, avec tous les avantages économiques que cela procure dans une province intégrée aux marchés nord-américains.

Enfin, les experts s’entendent pour dire que cette loi est inutile. La Fédération des cégeps a déjà qualifié d’« excessives » les propositions visant à exclure les étudiants francophones et allophones des cégeps anglophones, soulignant que la proportion d’étudiants issus de milieux non anglophones dans les collèges anglophones est demeurée stable au fil du temps. Le recul du français dans la province n’est pas causé par un quelconque exode massif d’étudiants du réseau francophone vers le réseau anglophone au niveau collégial. La FNEEQ, la fédération syndicale représentant les enseignants de cégep, a mené une étude approfondie sur la question et conclu que l’application de la Loi 101 au niveau collégial ne constituerait pas une solution miracle au déclin du français dans la province. Aucune étude ne démontre que cette loi constitue un moyen efficace d’accroître l’usage du français au Québec. L’application annoncée de la Loi 101 aux cégeps relève plutôt d’une démarche politique fondée sur la peur.

Nous nous opposons à l’application prévue de cette loi et appelons nos dirigeants politiques à dénoncer cette mesure inutile et excessive.

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Adam MALONEYLanceur de pétition

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Pétition lancée le 21 septembre 2026