

Protéger celles qui parlent : pour une réponse publique contre les cyberviolences sexistes
Le problème
À Mayotte comme ailleurs, aucune femme ne devrait être menacée pour avoir pris la parole sur les violences sexuelles.
Depuis plusieurs années, Saïrati Assimakou, fondatrice de Souboutou Ouhédzé Jilaho, association engagée dans la libération de la parole autour des violences sexuelles, fait l’objet de cyberviolences répétées. Ces derniers jours, les attaques ont franchi un nouveau seuil avec des menaces de mort en ligne. Ce qui se joue ici dépasse une personne.
Quand une femme est insultée, humiliée, menacée ou harcelée parce qu’elle prend la parole sur les violences sexuelles, c’est un message envoyé à toutes les autres : tais-toi, reste à ta place, tu as déjà parlé, ça suffit maintenant, ne dénonce pas, ne dérange pas.
NOUS REFUSONS CE MESSAGE.
Les cyberviolences ne sont pas que virtuelles. Elles produisent de la peur, de l’isolement, de l’épuisement, de l’autocensure et parfois des risques bien réels pour les personnes ciblées. Elles participent au même continuum que les violences sexistes et sexuelles : contrôler, intimider, faire taire, exclure de l’espace public.
À Mayotte, où la parole sur les violences sexuelles reste encore difficile, celles et ceux qui ouvrent des chemins doivent être protégés, pas abandonnés.
Nous demandons que les menaces visant Saïrati Assimakou soient prises au sérieux, qu’une évaluation du danger soit réalisée sans délai, et que les mesures de protection nécessaires soient mises en œuvre.
Nous appelons les autorités judiciaires, les services de l’État, les collectivités, les élus, les élues, les institutions et l’ensemble des acteurs publics à ne plus traiter les cyberviolences sexistes et sexuelles comme de simples débordements numériques, mais comme des violences réelles, punies par la loi, nécessitant protection, enquête, accompagnement et prévention.
Nous appelons également les communes et les communautés de communes de Mayotte à se saisir pleinement de cet enjeu. Le maire est l’élu de proximité par excellence : à ce titre, les communes ne peuvent rester à l’écart des réponses à construire face aux violences sexistes, sexuelles et numériques qui touchent les habitantes de leur territoire. Il ne s’agit pas de faire des maires les premiers recours des victimes, mais de reconnaître le rôle essentiel de l’échelon communal et intercommunal dans la prévention, l’information, l’orientation vers les dispositifs compétents et la construction de réponses sociales de proximité. La création et la structuration des futurs CIAS doivent donc intégrer un axe dédié à la prévention, à l’accueil, à l’orientation et à l’accompagnement des victimes.
Il ne suffit plus d’appeler les femmes à libérer leur parole. Il faut aussi protéger celles qui prennent ce risque.
Par cette pétition, nous affirmons notre soutien à Saïrati Assimakou et à toutes les femmes victimes de cyberviolences, de menaces, d’intimidations ou de représailles après avoir parlé.
Nous demandons une réponse publique claire, coordonnée et durable.
Protéger celles qui parlent n’est pas une option. C’est une responsabilité collective.
Demandes portées par la pétition
Nous demandons :
1) La prise au sérieux immédiate des menaces de mort et cyberviolences visant Saïrati Assimakou.
2)Une évaluation du danger et la mise en œuvre de mesures de protection adaptées.
3)Le traitement effectif des plaintes et signalements relatifs aux cyberviolences sexistes et sexuelles.
4)Des réponses concrètes face aux cyberviolences sexistes et sexuelles : protection, enquête, accompagnement, prévention et sanctions.
5)L’engagement public des élus, élues, institutions et collectivités de Mayotte contre les violences sexistes, sexuelles et numériques.
6)L’intégration, dans les futurs CIAS de Mayotte, d’un axe dédié à la prévention, à l’accueil, à l’orientation et à l’accompagnement des victimes de violences sexistes, sexuelles et numériques.
7)La mise en place d’un accompagnement global des victimes : juridique, psychologique, social et numérique.

1 757
Le problème
À Mayotte comme ailleurs, aucune femme ne devrait être menacée pour avoir pris la parole sur les violences sexuelles.
Depuis plusieurs années, Saïrati Assimakou, fondatrice de Souboutou Ouhédzé Jilaho, association engagée dans la libération de la parole autour des violences sexuelles, fait l’objet de cyberviolences répétées. Ces derniers jours, les attaques ont franchi un nouveau seuil avec des menaces de mort en ligne. Ce qui se joue ici dépasse une personne.
Quand une femme est insultée, humiliée, menacée ou harcelée parce qu’elle prend la parole sur les violences sexuelles, c’est un message envoyé à toutes les autres : tais-toi, reste à ta place, tu as déjà parlé, ça suffit maintenant, ne dénonce pas, ne dérange pas.
NOUS REFUSONS CE MESSAGE.
Les cyberviolences ne sont pas que virtuelles. Elles produisent de la peur, de l’isolement, de l’épuisement, de l’autocensure et parfois des risques bien réels pour les personnes ciblées. Elles participent au même continuum que les violences sexistes et sexuelles : contrôler, intimider, faire taire, exclure de l’espace public.
À Mayotte, où la parole sur les violences sexuelles reste encore difficile, celles et ceux qui ouvrent des chemins doivent être protégés, pas abandonnés.
Nous demandons que les menaces visant Saïrati Assimakou soient prises au sérieux, qu’une évaluation du danger soit réalisée sans délai, et que les mesures de protection nécessaires soient mises en œuvre.
Nous appelons les autorités judiciaires, les services de l’État, les collectivités, les élus, les élues, les institutions et l’ensemble des acteurs publics à ne plus traiter les cyberviolences sexistes et sexuelles comme de simples débordements numériques, mais comme des violences réelles, punies par la loi, nécessitant protection, enquête, accompagnement et prévention.
Nous appelons également les communes et les communautés de communes de Mayotte à se saisir pleinement de cet enjeu. Le maire est l’élu de proximité par excellence : à ce titre, les communes ne peuvent rester à l’écart des réponses à construire face aux violences sexistes, sexuelles et numériques qui touchent les habitantes de leur territoire. Il ne s’agit pas de faire des maires les premiers recours des victimes, mais de reconnaître le rôle essentiel de l’échelon communal et intercommunal dans la prévention, l’information, l’orientation vers les dispositifs compétents et la construction de réponses sociales de proximité. La création et la structuration des futurs CIAS doivent donc intégrer un axe dédié à la prévention, à l’accueil, à l’orientation et à l’accompagnement des victimes.
Il ne suffit plus d’appeler les femmes à libérer leur parole. Il faut aussi protéger celles qui prennent ce risque.
Par cette pétition, nous affirmons notre soutien à Saïrati Assimakou et à toutes les femmes victimes de cyberviolences, de menaces, d’intimidations ou de représailles après avoir parlé.
Nous demandons une réponse publique claire, coordonnée et durable.
Protéger celles qui parlent n’est pas une option. C’est une responsabilité collective.
Demandes portées par la pétition
Nous demandons :
1) La prise au sérieux immédiate des menaces de mort et cyberviolences visant Saïrati Assimakou.
2)Une évaluation du danger et la mise en œuvre de mesures de protection adaptées.
3)Le traitement effectif des plaintes et signalements relatifs aux cyberviolences sexistes et sexuelles.
4)Des réponses concrètes face aux cyberviolences sexistes et sexuelles : protection, enquête, accompagnement, prévention et sanctions.
5)L’engagement public des élus, élues, institutions et collectivités de Mayotte contre les violences sexistes, sexuelles et numériques.
6)L’intégration, dans les futurs CIAS de Mayotte, d’un axe dédié à la prévention, à l’accueil, à l’orientation et à l’accompagnement des victimes de violences sexistes, sexuelles et numériques.
7)La mise en place d’un accompagnement global des victimes : juridique, psychologique, social et numérique.

Voix de signataires
Message aux signataires
Partager la pétition
Pétition lancée le 18 août 2026