Nous protestons fermement contre la tenue de la conférence d'une révisionniste / sexiste /

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Le 31 août, la députée Mme Mio SUGITA a annoncé sur son blog officiel sa décision de modifier le lieu de sa conférence à Paris destinée aux ressortissant-e-s japonais-es.

(son blog en japonais : https://ameblo.jp/miosugita-blog/entry-12516469598.html


Initiée le 23 août tard dans la nuit en japonais, le 25 août en français, cette pétition a recueilli 11 000 signatures en huit jours, en France, au Japon et dans d'autres pays. Nous remercions tou-te-s les signataires de leur solidarité. Avec ce soutien massif de citoyen-ne-s, nous pouvons aujourd'hui nous réjouir du fait que la conférence de Mme Mio Sugita ne se tiendra pas comme initialement annoncée à la Maison du Japon de la Cité internationale universitaire de Paris.


Par conséquent, nous avons décidé d’arrêter cette pétition et n'organiserons pas d'action de protestation le 8 septembre devant la Maison du Japon à la CIUP.


Nous continuerons à être vigilant-e-s et à lutter contre toute tentative de propagation des révisionnisme / négationnisme / sexisme / LGBTphobie / xénophobie. Merci encore de votre soutien.     

Citoyen-ne-s contre les révisionnisme (négationnisme) , sexisme, LGBTphobie, xénophobie

 

 

Monsieur Jean-Marc Sauvé, Président de la CIUP
Monsieur Takashi OSHIMURA, président de la Maison du Japon

    Nous, de nombreux-ses citoyen-ne-s vivant en France, sommes extrêmement choqué-e-s d'apprendre la tenue, le dimanche 8 septembre prochain, à la Maison du Japon de la Cité internationale universitaire de Paris d'une conférence intitulée :  " A propos de la révision constitutionnelle" par Mme Mio SUGITA, députée PLD, parti gouvernemental de Shinzo Abe.

    Mme Sugita est connue depuis ces dernières années, non pour son travail parlementaire mais d'abord pour avoir tenu, à maintes reprises, des propos révisionnistes, sexistes, LGBT- phobes, réactionnaires, suscitant l'indignation. La nostalgie de Mme Sugita de l'Etat militariste et de la famille traditionnaliste d'avant-guerre révèle son mode de pensée anti-démocratique dont nous proposons ci-après les exemples concrets. 

    Nous estimons donc que la tenue de sa conférence au sein de la Cité internationale universitaire de Paris est incompatible avec les valeurs portées par ce lieu. En effet, cette Cité a été construite après la Première Guerre mondiale pour promouvoir la paix, en offrant à de jeunes étudiant-e-s venu-e-s du monde entier un cadre de vie propice aux rencontres et aux échanges multiculturels, dans l'intention de développer la compréhension et la collaboration entre des pays et des cultures différentes. La promotion d'une femme politique ouvertement révisionniste et xénophobe au sein de cette institution universitaire et culturelle constitue véritablement un affront aux valeurs de la République française, où les propos négationnistes et l'incitation à la haine constituent un délit -- contrairement au Japon. 

    D'autre part, au moment où les relations diplomatiques entre le Japon et la Corée du Sud ne cesse de se détériorer, il est incompréhensible de vouloir accueillir une députée qui multiplie des propos discriminatoires envers la Chine et la Corée du Sud. Cette invitation, si elle devait être maintenue, serait inévitablement interprétée par les populations des pays voisins du Japon comme une véritable provocation. Comment se fait-il que la Maison du Japon, riche de son histoire multiculturelle, veuille aujourd'hui offrir un espace de paroles à une personne comme Mme Sugita, célèbre pour être devenue "l'idole du Netto uyoku" (la muse des internautes d'extrême droite japonaise, nationaliste et xénophobe)?

    Nous tenons à exprimer fermement notre opposition à la tenue de cette conférence et nous demandons à la direction de la Maison du Japon ainsi qu'à celle de la CIUP de prendre des mesures conformes aux valeurs d'une institution reconnue d'utilité publique.

    En l'absence de réponse satisfaisante, une action de protestation non-violente sera organisée à l'intérieur et à l'extérieur du bâtiment, le jour de la conférence. Par ailleurs, les acteurs du milieu universitaire, de la presse et des associations concernées seront informés sur la tenue de la conférence. Nous estimons qu'il est important de continuer à veiller pour qu'un tel affront aux valeurs humanistes de tolérance et de concorde entre les peuples ne se reproduise plus jamais dans des lieux dédiés à la mise en valeur du bien commun.


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Petit florilège de propos sulfureux tenus par Mme Sugita.


- "Les femmes de réconfort étaient des prostituées. A l'époque, c'était légal." : De multiples propos niant ou minimisant le système de l'esclavage sexuel par l'armée impériale japonaise ont été démasqués par les contradicteurs dans le film récent d'un réalisateur américain d'origine japonaise, "Shusenjo" (la bataille décisive sur les "femmes de réconfort"). Dans un livre d'entretien avec Keiko Kawazoe, "Les polémiques sur l'histoire sont celles des femmes" (Institut PHP), Mme Sugita préconise à propos de "statues de jeune fille" érigées contre les violences sexuelles en temps de guerre et pour la paix : "Il suffit de les faire sauter à la bombe l'une après l'autre, chaque fois qu'ils en érigent."

- Discrimination contre LGBT: En juillet 2018, dans son article dans le magazine "Shinchô 45", elle qualifie les personnes LGBT de "non productives" car "ne pouvant pas se reproduire". Sa pensée eugéniste qui considère comme un handicap d'appartenir à la communauté LGBT a suscité de vives critiques et un rassemblement de contestation. Les médias étrangers s'en sont fait l'écho (voir l'article du monde:

https://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2018/07/30/au-japon-la-communaute-lgbt-se-mobilise-contre-le-discours-de-haine-d-une-deputee_5337375_3216.html )

- Des calomnies contre Mme Shiori ITO, victime d'un viol : dans un documentaire de BBC (juin 2018) sur l'affaire du viol de Mme Ito, Mme Sugita dit: "Elle a clairement commis une faute en tant que femme." "A cause de son mensonge (...) l'homme est devenu la victime."

- Sexisme : "l'égalité entre les hommes et les femmes est une chimère immorale qui ne se réalisera jamais. " (2014)

- Révisionnisme (Négationnisme) ,"Le massacre de Nankin n'a pas existé.": en avril 2014, à l'époque où elle était députée du parti Nippon Ishin (extrême-droite) à la commission de la Chambre basse, elle s'adresse au gouvernement et lui demande : "Pourquoi ne réfutez-vous pas [la thèse chinoise] et n'affirmez-vous pas que le massacre de Nankin n'a jamais existé?" Dans un tweet datant du 4 novembre 2017, elle récidive : "Le massacre de Nankin a été inventé." Elle a participé à diverses conférences organisées par des associations qui nient le massacre de Nankin, et s'est entretenue avec d'autres députés révisionnistes à l'instar de M. Fujita (PLD) dans un magazine soutenant les thèses révisionnistes (voir "Japanisme" février 2018, éd. Seirindô.) 

- Elle a apporté son soutien à l'orthopédiste Katsuya Takasu lorsqu'il a fait l'apologie du nazisme et nié la Shoah.

 

                            Paris, le 24 août 2019

    Citoyen-ne-s contre la tenue de la conférece à Paris de Mme Mio Sugita,     révisionniste / sexiste / LGBT-phobe / xénophobe

Yuki Takahata

Kolin kobayashi

Kurumi Sugita

Hiroko Komori

Mami Kamiya

Fusako Hasae-Jouffroy

Toshiko Tsuji

Kasumi Fujiwara

Ryoma Takeuchi

 

 

 

 

意思決定者

Président de la Maison du Japon
Président de la Maison du Japon
Cité universitaire
Cité universitaire

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