Pétition fermée

Abandon du projet de ferme-usine de 1200 taurillons à Wintershouse dans le Bas-Rhin. Non à l'industrialisation de la production de viande en fermes usines. Soutien aux éleveurs traditionnels.

Cette pétition avait 3 586 signataires


NON à 1200 taurillons à Wintershouse
1. Wintershouse est une des communes rurales les plus peuplées de sa communauté de communes (> 242 habitants/km²) et du Bas-Rhin, l’Alsace étant la 3ème région la plus peuplée de France métropolitaine. Rajouter l’équivalent d’une ville de taurillons très près des habitants du village, menace un fragile équilibre rural.
2. Propriétaires fonciers de la région : votre propriété perdrait énormément de valeur à cause de la proximité de cette ferme usine.
3. Les nuisances augmenteraient, par le trafic de camions et la ronde des tracteurs, pour approvisionner l’usine et épandre 3450 t de fumier (il faut atteindre des parcelles plus éloignées). Mais la juste répartition du fumier n’est pas contrôlable.
4. Le secteur est classé « zone vulnérable » pour la protection de la nappe phréatique. Les masses d’eau sont de qualité médiocre. Le danger d’un excès d’effluents est réel dans le secteur. Une telle concentration de bêtes aggrave la situation.
5. 4000 t de fumier sont prévues pour être compostées par Vita-Compost, mais M. Schoenfelder a dit que Mr Sitter de Vitacompost n’est pas sûr de pouvoir les absorber.
6. Les mouches peuvent poser problème - mais les insecticides ne sont pas mieux.
7. Cette ville de taurillons émettra de l’ammoniac, un gaz odorant et gênant. Il est aussi transporté à distance, précurseur diffus de particules fines nocives pour la santé, et polluant environnemental. Il y a émission de protoxyde d’azote et de méthane, deux puissants gaz à effet de serre.
8. Les animaux ne sont plus que des numéros et un poids de viande, et ne doivent pas prendre du temps pour leur soin. Trois associés seulement s'occuperont de 1200 taurillons.
NON-sens des fermes usines
L’ « utilité » de cette ferme usine serait, selon les éleveurs, de donner un débouché au grand nombre de broutards produits. Ce sont les veaux sevrés nés de vaches allaitantes de race à viande, qui arrivent à l’engraissement en ferme-usine vers 9 mois d’âge et environ 300kg.
Les exportations vers l’Italie (> 1 millions par an, il y a quelque temps) ont reculé, il s’agirait donc de construire des fermes usines en France pour remplacer les fermes usines à l’étranger.
Nous ne voulons pas de fermes usines du tout. La place des bovins en croissance est au pâturage, dans les zones herbagères, là où ils sont nés. Leur place n’est pas en claustration, serrés dans des cases (même si
4,5m² de pente paillée sont moins pire que 3m² de caillebotis) où ils doivent prendre 1,4kg de poids par jour, jusqu’à 650 voire > 700kg.
Nous demandons une remise à plat de l’élevage de bovins de race à viande.
Le nombre trop élevé de veaux « obligerait » : à construire des fermes usines pour les engraisser ; à subventionner cette production ; à chercher des débouchés à l’exportation ; à exporter des bovins vivants transportés et tués dans des conditions épouvantables et non contrôlées.
Pourtant il serait possible de faire vivre un plus grand nombre d’éleveurs bovins décemment en produisant moins d’animaux mais en les engraissant là où ils sont nés, en zone herbagère.
Les bovins sont des êtres sensibles qui méritent qu’on leur consacre du temps.
L’élevage bovin dans le monde fait partie des causes majeures du changement climatique. L’impact sur l’environnement ne peut être maîtrisé et compensé que s’il reste basé sur le pâturage (sans déforestation).
C’est une question de volonté politique et syndicale.
Signée : ASSOCIATION HERON de REICHSHOFFEN et ALSACE-NATURE.

 



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