

Pour que tous les parents aient leur place à l’école : révisons la Loi 94
Le problème
À l’intention du Ministre de l’Éducation du Québec, du Premier Ministre, et de tous nos députés:
Depuis l’adoption de la Loi 94 en octobre 2025, des parents portant un hijab ou autre signe religieux se font refuser la possibilité de s'impliquer bénévolement dans les activités scolaires de leurs enfants.
Nous, parents d’enfants qui fréquentent des écoles du Québec, sommes profondément préoccupés par cette situation.
La Loi 94 (Loi visant notamment à renforcer la laïcité dans le réseau de l'éducation et modifiant diverses dispositions législatives), adoptée dans la continuité de la Loi 21, interdit notamment le port de signes religieux à toutes les personnes qui fournissent des services aux élèves, même bénévolement, à l’échelle du Québec.
Cette exclusion touche d’abord les parents directement concernés, particulièrement un grand nombre de femmes musulmanes qui portent un hijab.
Elle affecte aussi leurs enfants, notamment en brimant leur sentiment d’appartenance et la place qu’ils peuvent sentir être la leur au sein de l’école.
Plus largement, elle touche l’ensemble des élèves. Nos écoles reposent quotidiennement sur l’implication bénévole des parents. Les enseignants et directions d’écoles ont besoin de nous, parents avec ou sans signes religieux, pour accompagner des sorties, organiser ou soutenir des activités avec nos enfants, et contribuer à une vie scolaire dynamique et enrichissante pour tous.
Nous refusons que des parents disponibles, engagés et désireux de contribuer à la vie de leur école pour le bien-être de tous nos enfants soient exclus en raison du port d’un signe religieux.
Dans un contexte où les ressources pour nos écoles manquent déjà, elles ont besoin de toutes les forces vives de leur communauté.
Nos écoles doivent être des lieux où la laïcité de l’institution peut aller de pair avec l’inclusion, l’engagement et l’appartenance de toutes les familles.
Nous défendons donc une école publique laïque, où l’institution demeure neutre, mais où les personnes n’ont pas à effacer leur identité, leurs convictions ou leurs signes religieux pour pouvoir contribuer à la vie scolaire de nos enfants. Nous estimons nécessaire de revoir en profondeur les lois 21 et 94 et les restrictions qu’elles imposent aux personnes en raison du port de signes religieux.
En particulier, nous parents soussignés nous adressons au Ministre de l’Éducation, au Premier Ministre du Québec et au reste du gouvernement pour exiger:
- d’abroger sans délai les dispositions de la Loi 94 (ou l’interprétation qui en est faite) qui ont pour effet d’exclure des parents bénévoles des activités scolaires en raison du port d’un signe religieux;
- de mandater les Centres de services scolaires pour documenter et rendre publique les conséquences concrètes que ces dispositions ont déjà eues à date sur la participation bénévole des parents, la tenue des activités qui enrichissent la vie des communautés scolaires, et le bien-être et la réussite des élèves.
Une communauté scolaire saine et dynamique se construit par la participation, les liens et la possibilité pour chacun et chacune d’y prendre part.
Exclure des parents bénévoles, c'est priver les élèves d'un soutien précieux à leur scolarité et leur sentiment d’appartenance, et priver les écoles de ressources essentielles.
Tous les parents ont leur place à l’école de leurs enfants.
Tous les bénévoles sont essentiels.

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Le problème
À l’intention du Ministre de l’Éducation du Québec, du Premier Ministre, et de tous nos députés:
Depuis l’adoption de la Loi 94 en octobre 2025, des parents portant un hijab ou autre signe religieux se font refuser la possibilité de s'impliquer bénévolement dans les activités scolaires de leurs enfants.
Nous, parents d’enfants qui fréquentent des écoles du Québec, sommes profondément préoccupés par cette situation.
La Loi 94 (Loi visant notamment à renforcer la laïcité dans le réseau de l'éducation et modifiant diverses dispositions législatives), adoptée dans la continuité de la Loi 21, interdit notamment le port de signes religieux à toutes les personnes qui fournissent des services aux élèves, même bénévolement, à l’échelle du Québec.
Cette exclusion touche d’abord les parents directement concernés, particulièrement un grand nombre de femmes musulmanes qui portent un hijab.
Elle affecte aussi leurs enfants, notamment en brimant leur sentiment d’appartenance et la place qu’ils peuvent sentir être la leur au sein de l’école.
Plus largement, elle touche l’ensemble des élèves. Nos écoles reposent quotidiennement sur l’implication bénévole des parents. Les enseignants et directions d’écoles ont besoin de nous, parents avec ou sans signes religieux, pour accompagner des sorties, organiser ou soutenir des activités avec nos enfants, et contribuer à une vie scolaire dynamique et enrichissante pour tous.
Nous refusons que des parents disponibles, engagés et désireux de contribuer à la vie de leur école pour le bien-être de tous nos enfants soient exclus en raison du port d’un signe religieux.
Dans un contexte où les ressources pour nos écoles manquent déjà, elles ont besoin de toutes les forces vives de leur communauté.
Nos écoles doivent être des lieux où la laïcité de l’institution peut aller de pair avec l’inclusion, l’engagement et l’appartenance de toutes les familles.
Nous défendons donc une école publique laïque, où l’institution demeure neutre, mais où les personnes n’ont pas à effacer leur identité, leurs convictions ou leurs signes religieux pour pouvoir contribuer à la vie scolaire de nos enfants. Nous estimons nécessaire de revoir en profondeur les lois 21 et 94 et les restrictions qu’elles imposent aux personnes en raison du port de signes religieux.
En particulier, nous parents soussignés nous adressons au Ministre de l’Éducation, au Premier Ministre du Québec et au reste du gouvernement pour exiger:
- d’abroger sans délai les dispositions de la Loi 94 (ou l’interprétation qui en est faite) qui ont pour effet d’exclure des parents bénévoles des activités scolaires en raison du port d’un signe religieux;
- de mandater les Centres de services scolaires pour documenter et rendre publique les conséquences concrètes que ces dispositions ont déjà eues à date sur la participation bénévole des parents, la tenue des activités qui enrichissent la vie des communautés scolaires, et le bien-être et la réussite des élèves.
Une communauté scolaire saine et dynamique se construit par la participation, les liens et la possibilité pour chacun et chacune d’y prendre part.
Exclure des parents bénévoles, c'est priver les élèves d'un soutien précieux à leur scolarité et leur sentiment d’appartenance, et priver les écoles de ressources essentielles.
Tous les parents ont leur place à l’école de leurs enfants.
Tous les bénévoles sont essentiels.

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Pétition lancée le 25 septembre 2026