

JOURNÉE INTERNATIONALE DE LA PAIX – 21 SEPTEMBRE 2026
UN FRONT COMMUN POUR LA PAIX
Mesdames, Messieurs, Chers amis de la paix,
En cette Journée internationale de la Paix, le Comité de la Corrèze du Mouvement de la Paix veut d’abord réaffirmer une conviction simple, mais essentielle :
La guerre n’est jamais la solution. Pour son avenir, l’humanité n’a pas d’autre chemin que la paix.
Le 21 septembre n’est pas une journée symbolique de plus dans le calendrier.
Depuis 2001, l’Organisation des Nations unies fait de cette journée un temps consacré à la non-violence et au cessez-le-feu.
En 2026, l’ONU nous appelle à « investir dans la paix – pour tous, partout, chaque jour ». Ce message est particulièrement important dans la période que nous traversons.
Un monde qui se militarise
Nous vivons une période marquée par la multiplication des conflits, les violences, les tensions internationales, le recul du droit et une militarisation croissante des sociétés.
La guerre tend à devenir une réalité permanente.
Elle entre dans nos écrans, dans nos discours, dans nos budgets publics.
Elle entre aussi dans nos territoires.
En Corrèze, entre le 14 septembre et le 2 octobre, les habitants voient passer des avions de combat, des drones, des hélicoptères, des véhicules militaires et des troupes étrangères.
Et un second exercice militaire est programmé du 20 au 23 septembre, au cœur même de la période de la Journée internationale de la Paix.
Nous le disons clairement : le 21 septembre devrait être un temps consacré à la paix, au dialogue, au désarmement et à la coopération.
Nous refusons que la guerre devienne une habitude. Nous refusons que la présence militaire massive soit considérée comme normale.
Nous refusons que l'on fasse croire aux populations que la guerre serait devenue inévitable. Préparer la guerre n’est pas préparer la paix.
La paix n’est pas une faiblesse
On voudrait parfois nous faire croire que parler de paix serait être naïf. Que défendre le dialogue serait être faible. Que réclamer le désarmement serait être irresponsable. Nous affirmons exactement le contraire.
La paix est une force. Elle demande du courage politique.
Elle demande de la volonté. Elle demande de construire des solutions lorsque la logique de confrontation voudrait imposer la force.
La paix ne signifie pas fermer les yeux sur les injustices ou les agressions. La paix signifie chercher les moyens de mettre fin aux conflits, de protéger les populations, de faire respecter le droit international et de permettre aux peuples de décider librement de leur avenir. La diplomatie, la négociation, la coopération et le droit doivent retrouver toute leur place.
La paix est aussi une question sociale
Nous ne pouvons pas parler de paix sans parler de justice. Comment construire une société pacifique lorsque tant de personnes connaissent les fins de mois difficiles, la précarité, les discriminations, le racisme, les violences et l’angoisse de l’avenir ?
Comment construire la paix lorsque des milliards sont consacrés aux armements tandis que les services publics, l’éducation, la santé, la solidarité et la transition écologique manquent de moyens ?
Investir dans la paix, c’est aussi investir dans la vie. C’est investir dans les écoles. Dans les hôpitaux. Dans les services publics. Dans la protection de notre planète.
La jeunesse mérite mieux que la guerre en vitrine
Nous voulons également parler de ce qui se passe ici, en Corrèze. L’armée cherche de plus en plus à entrer dans nos lieux de vie et dans les établissements scolaires.
Début octobre, le centre commercial Carrefour Brive Ouest doit accueillir un « carrefour des métiers » associant l’armée et les forces de sécurité. On nous présente cela comme une simple découverte professionnelle. Mais derrière les uniformes, les véhicules et les simulateurs, il y a aussi une réalité que nous ne devons jamais cacher :
la guerre, ce sont des morts, des blessés, des traumatismes, des destructions et des populations déplacées.
Nous refusons que la guerre soit présentée à notre jeunesse comme un métier comme un autre, comme une aventure ou comme un simple débouché professionnel.
Nos jeunes ont besoin d’avenir.
La jeunesse mérite un avenir de paix, pas la guerre en vitrine.
Construire un front commun pour la paix
Mais face à cette situation, nous ne voulons pas céder au découragement.
Parce que nous savons quelque chose d’essentiel : nous sommes nombreux.
Nombreux à penser que la guerre n’est jamais une solution. Nombreux à vouloir un monde où le droit l’emporte sur la force. Nombreux à vouloir que les générations futures connaissent autre chose que la peur, les conflits et la militarisation.
C’est pourquoi le Comité de la Corrèze du Mouvement de la Paix appelle à construire un front commun pour la paix.
Un front commun qui rassemble largement : les associations, les syndicats, les organisations de jeunesse, les enseignants, les élus, les citoyens, les mouvements de défense des droits humains, les organisations écologistes, les forces politiques attachées à la paix, et toutes celles et ceux qui refusent la fatalité de la guerre.
Nous pouvons avoir des histoires différentes. Nous pouvons avoir des sensibilités différentes. Nous pouvons avoir des désaccords sur beaucoup de sujets.
Mais nous pouvons nous retrouver sur une exigence fondamentale : la paix doit devenir une priorité.
Agir ici pour changer le monde
Construire la paix ne signifie pas attendre que les gouvernements agissent. La paix se construit aussi ici. C’est pourquoi nous voulons faire de la Corrèze un territoire où la voix de la paix s’exprime fortement. Un territoire où l’on débat. Un territoire où l’on transmet une culture de paix à la jeunesse. Un territoire où l’on défend le droit international.
Un territoire où l’on refuse la banalisation de la guerre. Un territoire où l’on exige que les moyens publics servent d’abord à répondre aux besoins humains.
La paix se construit au quotidien. Et chacun peut y contribuer.C’est ce que nous appelons la Culture de paix.
Un appel à l’action
Aujourd’hui, nous lançons donc un appel. Construisons ensemble ce front commun pour la paix. Faisons entendre une voix suffisamment forte pour rappeler aux gouvernements leur responsabilité fondamentale :
préserver la vie. Protéger les populations. Faire respecter le droit. Prévenir les guerres. Construire la paix.
Nous refusons la fatalité. Nous refusons que la guerre soit présentée comme l’horizon indépassable de l’humanité.
Nous refusons que nos enfants grandissent dans une société où l’on banalise les armes et les préparatifs militaires.
Alors, en cette Journée internationale de la Paix, faisons entendre notre voix.
Depuis la Corrèze, adressons un message clair : Non à la banalisation de la guerre !
Non à la militarisation de notre société ! Oui à la coopération entre les peuples ! Oui au droit international ! Oui au désarmement ! Oui à la paix !
Un front commun pour la paix !
La paix est une force !
Vive la paix !