Premières leçons (provisoires) d'un scrutin


Comme l’écrit ce matin Amit Segal, les résultats provisoires attestent de la défaite du “bloc du changement” et de la progression spectaculaire des partis arabes, qui sont les deux phénomènes marquants de ce scrutin. Analyse.
“Je n’ai jamais vu“, écrit Amit Segal, “un camp politique aussi organisé et préparé avec autant d’énergie à une élection que le ‘bloc du changement’ en vue de ces élections”. Il cite notamment, à l’appui de cette affirmation, les accords d’excédents (permettant aux partis d’opposition de ne pas perdre de voix), et l’organisation très efficace de vols depuis l’étranger, pour faire venir voter hier un maximum d’Israéliens installés en dehors du pays.
Mais “la démographie a triomphé de l’énergie”, explique Segal. Et le camp anti-Bibi, qui a fêté cette nuit sa “victoire” un peu trop tôt (à l’instar de Shimon Pérès en 1996, pour ceux qui s’en souviennent) doit aujourd’hui déchanter. Non seulement Benjamin Nétanyahou n’a pas été “puni” par les électeurs pour le 7-Octobre, et Eisenkot n’est pas “en route pour rencontrer le Président“ (pour former un gouvernement) comme l’annonce en “Une” le Yediot Aharonot ce matin, mais en réalité, c’est Nétanyahou qui réalise une fois de plus un score tout à fait honorable, en conservant au Likoud la première place sur l’échiquier politique israélien, même si le bloc de droite n’obtient (pour l’instant) que 54 sièges.
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Israël / élections 27.10.26 - Premières leçons (provisoires) d'un scrutin