Nous demandons au CD37 l'annulation de l'appel contre la reconnaissance de minorité de F.

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� Justice pour F.

Le mois dernier, nous vous informions de la situation de #Garba : jeune Malien reconnu mineur à 15 ans par le juge des enfants, sa reconnaissance de minorité avait été soudainement annulée par le tribunal d'Orléans suite à l'appel du CD37 à qui Garba avait été confié.
En pleine mobilisation des bénévoles et dénonciation de sa politique dont le caractère ignominieux est décrié bien au-delà des frontières du département, le CD37 récidive.

C’est à F., une de nos jeunes qu’il s’en prend à présent. Elle souhaite garder l'anonymat. Nous apprenons que le CD37 fait appel du délibéré du juge des Enfants qui l’a reconnue mineure récemment.
16 ans, un parcours migratoire très difficile, une traversée aux mains de passeurs.
Rejetée par l’aide sociale à l’enfance alors que son extrait de naissance était certifié par la Police aux Frontières, nous l’avons accueillie et placée dans une de nos familles bénévoles. Elle va aujourd’hui à l’école. Le juge l’a reconnue mineure et l’a placée dans sa famille d’accueil, qui devient tiers digne de confiance. Évoluant dans un environnement stable et serein, elle apprend à se reconstruire, avec toutes les difficultés traumatiques qui accompagnent ce processus. C'est ce cheminement qui, aujourd'hui, est menacé par le positionnement stérile du CD37, qui fait appel et espère une annulation de la décision du juge.

Les filles qui parviennent jusqu'à nous via les parcours migratoires sont peu nombreuses car elles sont malheureusement la proie des réseaux de prostitution. Plusieurs jeunes que nous avons accompagnées en ont été victimes.
Le CD37 donne une belle marque d'humanité en faisait appel pour exclure F. de son dispositif : économie de bouts de chandelles, au prix du sacrifice d'êtres humains.
Aussi forts que puissent être les liens noués entre jeunes et leurs familles, ces dernières ne sont pas au service de la politique discriminatoire du CD37, et vouées à pallier bénévolement les besoins vitaux qui découlent de ces mesures d'exclusion.

Nous demandons au Conseil Départemental d'Indre-et-Loire d'annuler cet appel.