Mise à jour : Nos actions depuis le 29 septembre et réponse aux accusations

Chers signataires,
Depuis la parution du communiqué de la partie adverse le 29 septembre 2026, je poursuis sans relâche ce travail de veille, de documentation et d'encadrement du débat public.
Hier, je suis directement intervenue dans l'espace de commentaires sous la dernière publication de l'autrice. Mon objectif était clair : appeler notre communauté à stopper immédiatement tout commentaire sur ce post afin de ne pas lui donner de visibilité inutile, tout en adressant un message ferme et factuel à l'autrice.
Voici l'intégralité du message que j'y ai publié :
À l'attention des signataires et personnes mobilisées :
Merci pour votre vigilance et votre engagement. Je vous invite toutefois à ne plus commenter cette publication. Toute interaction, même critique, contribue à amplifier la visibilité de ce contenu.
Sur le plan factuel : la décision d'Amazon de retirar l'ouvrage de sa plate-forme relève de ses conditions générales de distribution. Aucune interdiction judiciaire de vente n'a été prononcée à ce jour. Il appartient désormais aux autorités compétentes de qualifier juridiquement les écrits. Maintenons un débat mesuré et strictly recentré sur la pétition, sans alimenter de surenchère sur les réseaux sociaux.
À l'attention de Mme Jessie Auryann :
Concernant les pièces et éléments de preuve évoqués, chaque partie établira ses droits devant les juridictions compétentes le moment venu. Nous attendons cette phase judiciaire avec la plus grande sérénité et dans le strict respect de la procédure.
S'agissant des accusations portées à notre encontre, nous rappelons que la dénonciation publique d'un contenu littéraire relève de la liberté d'expression et de la critique d'intérêt général. En revanche, la diffusion de récits décrivant des atteintes graves sur mineurs sans prisme narratif dénonciateur relève de la responsabilité de leur auteur.
Nous constatons la multiplication de propos diffamatoires et d'attaques ciblées consécutifs à la parution du communiqué du 29 septembre 2026. Nous réservons l'ensemble de nos droits quant aux suites judiciaires à y donner.
À ce jour, aucune assignation en justice ne nous a été signifiée.
— Anaïs FENAUTRIGUES-PETRELLI
Face aux menaces et aux qualifications juridiques brandies à mon encontre, il est important de rappeler précisément les termes du droit :
L'incitation à la haine (Loi du 29 juillet 1881) : Elle consiste à pousser explicitement à la haine, à la violence ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur origine, ethnie, nation, race, religion, sexe, orientation sexuelle ou handicap. Dénoncer le contenu d'un livre et demander son encadrement au nom de la protection de l'enfance ne constitue en aucun cas une incitation à la haine.
La diffamation (Article 29 de la loi du 29 juillet 1881) : Elle se définit par toute allégation ou imputation d'un fait qui porte atteinte à l'honneur ou à la considération de la personne. La critique littéraire factuelle, appuyée sur des citations exactes et menée dans le cadre d'un débat d'intérêt général avec une base factuelle suffisante, relève de la liberté d'expression et de la bonne foi.
C'est pourquoi je suis parfaitement sereine face aux accusations adverses. Mon dossier est constitué de faits, de preuves documentées et de définitions littéraires et légales rigoureuses.
En revanche, la vague de propos orduriers, de qualificatifs diffamants et d'appels au harcèlement survenue dans le sillage du communiqué du 29 septembre ne restera pas sans réponse. Je me réserve formellement le droit d'engager tous les recours en justice nécessaires pour sanctionner ces agissements.
Merci pour votre soutien mesuré, digne et déterminé.
— Anaïs FENAUTRIGUES-PETRELLI