Mise à jour : Point de situation sur la mobilisation et réponse au communiqué de presse


Chères signataires, Chers signataires,
Un communiqué de presse diffusé récemment par la partie adverse fait état d'une intention de déposer plainte pour diffamation et cyberharcèlement.
Je tiens à m'exprimer de manière transparente et posée face à cette démarche :
1. Une responsabilité assumée et légitime
J'assume pleinement être à l'initiative des deux pétitions lancées pour dénoncer le contenu de cet ouvrage. La création de ces pétitions s'inscrit dans le cadre strict du droit d'alerte, de la liberté d'expression et de la protection de l'enfance. Notre démarche n'a jamais eu pour but de harceler une personne, mais de soulever un débat d'intérêt général sur la responsabilité éditoriale et la banalisation de descriptions d'une extrême violence.
2. Face aux impacts évoqués dans le communiqué
Au vu des éléments avancés dans ce document, je déplore sincèrement que la famille de l'auteur se retrouve impactée par les conséquences directes des choix d'écriture et de la responsabilité de ce dernier. Comme je l'ai toujours rappelé, notre combat concerne un texte et une éthique littéraire ; il n'a jamais été question de cibler des proches ou des enfants, ce que je condamne sans réserve.
3. Un constat consternant et une démarche sereine
Régler une controverse littéraire et sociétale par voie de communiqués de presse, en tentant de faire passer une mobilisation citoyenne argumentée pour une campagne de haine, est une posture que je trouve déconnectée de la réalité du dossier.
Si des démarches judiciaires devaient un jour me parvenir officiellement, j'y répondrai en temps voulu devant les instances compétentes, avec la plus grande sérénité. Quant aux éventuelles prétentions financières visées par une telle procédure, elles se heurteront de toute façon à la réalité de ma situation personnelle.
Rien n'efface la réalité des écrits dénoncés ni la valeur des témoignages poignants rassemblés sous nos pétitions.
Notre mobilisation reste ferme, digne et concentrée sur l'essentiel : la protection des mineurs.
Merci pour votre soutien indéfectible.
Ci-dessous voici ma réponse officielle à ce communiqué:
Lettre ouverte : Face aux amalgames, le rappel des faits et de la responsabilité
À l’attention de l’auteur de l'ouvrage et de son entourage,
La diffusion récente d'un communiqué de presse appelant à des poursuites judiciaires m'oblige à poser un cadre clair et factuel face aux accusations véhiculées.
1. Une démarche irréprochable et un appel constant à la modération
Depuis le premier jour, ma ligne n'a jamais dévié : ma démarche s'inscrit exclusivement dans le cadre de la critique littéraire, du droit d'alerte et de la protection de l'enfance. J’ai rappelé à de multiples reprises — et je le réitère ici avec la plus grande fermeté — qu’aucune forme de harcèlement, d'attaque personnelle ou de menace envers qui que ce soit n'est tolérable. Lorsque des débordements m'ont été signalés, y compris sur des espaces tiers, je suis moi-même intervenue pour recadrer les propos. Imputer à l'initiative d'une pétition citoyenne des comportements individuels que nous avons toujours condamnés relève d'un amalgame profond et d'une mauvaise foi manifeste.
2. Une préoccupation sincère pour les proches, une interrogation sur la responsabilité
Je suis sincèrement navrée et affectée d'apprendre que des enfants ou des proches puissent souffrir de cette situation. La sphère familiale doit être préservée. Cependant, il convient de s'interroger : lors de la remise en circulation ou de la promotion de cet ouvrage, la portée, l'impact et la violence des thématiques abordées (notamment la banalisation de faits de pédocriminalité) avaient-ils été mesurés face à l'émoi légitime que cela allait susciter dans le débat public ?
3. L'impact réel et l'épreuve personnelle
Derrière les postures de communication, il y a aussi une réalité humaine de notre côté. Traiter ce dossier, analyser ces textes et lire les centaines de témoignages poignants reçus sous nos pétitions a lourdement affecté ma propre santé mentale et mon quotidien depuis des semaines. Nous ne passons pas notre vie sur les réseaux sociaux des autres ; nous portons une cause difficile qui nous éprouve profondément. Et si la question du cyberharcèlement doit être soulevée, nous disposons nous-mêmes d'éléments factuels démontrant la provenance de nombreuses hostilités.
4. Une sérénité totale face aux suites éventuelles
Tenter de faire passer un rassemblement citoyen pour une « incitation à la haine », alors que l'objet de nos requêtes est écrit noir sur blanc dans nos pétitions, manque singulièrement de loyauté dans le débat public.
Pour ma part, je reste parfaitement sereine. Je note par ailleurs que le communiqué m'attribue le nom de « Madame Petrilli », alors que mon nom de famille exact est FENAUTRIGUES-PETRELLI (ou Fenautrigues). Cette approximation illustre la précipitation de cette démarche. Si des autorités compétentes devaient être saisies, je serai ravie d'avoir l'opportunité de m'exprimer de vive voix, de présenter l'intégralité de nos démarches, la modération absolue de nos écrits et la légitimité de notre combat.
J'appelle une nouvelle fois l'ensemble de la communauté à conserver son calme, à modérer ses propos et à ne jamais glisser vers l'attaque personnelle. Le débat doit rester là où il a toujours été : sur la ligne éditoriale, l'éthique de la création et la protection absolue des mineurs.
Anaïs FENAUTRIGUES-PETRELLI
Fondatrice des pétitions