Pétition pour la sauvegarde de la MDA du 1er arrondissement

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PETITION POUR LA SAUVEGARDE DE LA MAISON DES ASSOCIATIONS DU PREMIER ARRONDISSEMENT       ET LA PRESERVATION DE L'INDEPENDANCE DU RESEAU ASSOCIATIF PARISIEN
 
 
 1/ Le collectif d'associations soussigné, formation strictement apolitique, s'oppose à la fermeture de la maison des associations du premier arrondissement de Paris (MDA1), la première maison de ce type ouverte à Paris, dont M Bertrand Delanoë avait judicieusement décidé de porter le nombre à 20 pour que chacun des arrondissements ait un équipement de proximité.

Les associations qui y sont inscrites sont très attachées à l'établissement actuel, pratique, bien équipé et d'accès facile pour chacun. Elles saluent le travail remarqué de sa Directrice et de son équipe dans le maillage associatif de l'arrondissement cœur  de Paris,  elles se félicitent de l'organisation de nombreuses expositions didactiques, des ateliers du mécénat et d'évènements culturels tels que les désormais célèbres soirées musicales et poétiques de l'Hôtel Normandy.
 
 Le collectif s'étonne de la décision de fusionner la MDA1 avec celle du second arrondissement et d'en déplacer le siège dans ce dernier, en un lieu non encore choisi, mais nécessairement plus éloigné de la gare de Châtelet les halles, centre du réseau ferroviaire de la capitale. Il dénonce le caractère partisan de cette décision municipale.
 
 Il relève que ce projet, sur lequel il n'a pas été réellement consulté, n'a pas non plus recueilli l'aval de la mairie du premier arrondissement, qui en a la tutelle.
 
 Il se déclare solidaire du mouvement de grève des agents des Maisons des associations de Paris et s'inquiète de la dérive autoritaire des services concernés de l'Hôtel de ville qui en instruisent le projet avec précipitation.
 
 Le collectif des associations du premier arrondissement réfute catégoriquement l'argument selon lequel la fusion de la MDA1 avec celle du second arrondissement obéit à un objectif d'économies budgétaires. Il appelle au contraire l'attention de chacun sur la dilapidation de moyens engendrée par la fusion proposée.
 
 Il relève à cet égard que la décision de mettre en œuvre  cette mesure autoritaire dès le 1 janvier 2018 obligera à dénoncer le bail en cours et à indemniser le bailleur, que les investissements consentis en 2012 pour équiper les locaux (250 000 €) seront perdus et qu'il faudra probablement faire de même pour la maison du second arrondissement, plus petite et moins bien équipée que celle du premier.

 Il s'étonne de la décision, non concertée, de rechercher dans le secteur locatif un local situé dans le second arrondissement alors que les équipements de la canopée des halles, construits à grand frais, ont permis d'offrir une nouvelle implantation au Conservatoire du centre, libérant les locaux du 53 rue Jean Jacques Rousseau 75001, qui appartiennent à la ville de Paris, qui demeurent inoccupés, et qui pourraient tout naturellement accueillir les activités des associations des deux  premiers arrondissements si leur fusion était confirmée et opérée.
 
Le collectif demande à l'Hôtel de ville et au Conseil de Paris de surseoir à statuer, comme le conseil d'arrondissement du premier en a pris l'initiative pour ce qui le concerne. Cela permettrait l'organisation d'une réunion de concertation entre les services concernés de la
 municipalité et des 2 mairies d'arrondissement à laquelle seraient associés les représentants des 475 associations concernées et ceux du personnel des deux MDA.
 
 2/ Le collectif  a pris connaissance du projet de réforme de la totalité du réseau des MDA de Paris et appelle les 7 735 associations qui y sont inscrites à se joindre à la présente pétition de protestation.

 

Le collectif n'est nullement opposé dans le principe au regroupement des 20 MDA en 16 maisons des associations et de la vie citoyenne (MVAC).  Il s'interroge cependant sur l'esprit partisan qui préside au choix de fusionner en 4 établissements les maisons des seuls 8 arrondissements du centre et de désavantager de plus les arrondissements "qui votent mal" en imposant des localisations majoritairement dans ceux "qui votent bien". Il s'insurge contre des arrangements politiques très éloignés de ce qui motive l'engagement citoyen du monde associatif et qui ont pour effet de priver 4 arrondissements de leurs équipements de proximité.

 

Il doute que ce choix autoritaire soit motivé par les seules considérations portant sur la fréquentation des établissements. Il ne peut manquer de relever que ce dispositif s'inscrit dans le projet de regroupement des 4 arrondissements du centre à l'horizon 2020, et peut être à terme des 8 arrondissements du centre, projet dont l'instruction a totalement échappé à la volonté des habitants qui n'ont, là encore, pas été consultés et qui y sont majoritairement hostiles. Il perçoit bien les calculs politiciens qui sous tendent ces arrangements, en rupture d'ailleurs avec l'engagement pris en septembre 2015 par Madame Hidalgo de ne pas lier la fusion d'arrondissements avec la fermeture de services publics. Il s'insurge contre des décisions conçues en bonne part pour servir des agendas carriéristes.


 Le collectif dénonce une volonté d'instrumentaliser les réseaux associatifs de la capitale au bénéfice d'une lecture très partisane de nos engagements réciproques à nous les quelque 660 000 bénévoles anonymes de la capitale qui avons choisi la démocratie participative souvent pour suppléer à des insuffisances et parfois même à des carences de la démocratie représentative.
 
 Le collectif s'oppose en particulier à ce que les directeurs des MDA soient placés sous l'autorité des services municipaux de la vie associative et utilisés comme animateurs des multiples initiatives de l'Hôtel de Ville qui finissent par partir à tous vents sans qu'on sache plus qui fait quoi, ni si toute cette agitation rime à quelque chose. C'est ce que l'Hôtel de ville regroupe sous le terme de vie citoyenne allant de "quartier libre" en "Bafa citoyen" et de "nuit des débats en "kiosques citoyens" sans oublier ni le budget participatif, ni les "civic hall", les "chartes", "atelier", "agoras" et "conférences" tous évidement "citoyens". 
 
 Il s'inquiète du projet de laisser les 16 futures maisons des associations et de "la vie citoyenne" ouvertes aux 4 vents, sans directeur sur place, accessibles par "clé  intelligente" à des groupements mal identifiées, tous les jours, y compris le Dimanche, de 8:00 à 22:00, et ce alors que le pays est en état d'urgence.
 
 Le collectif appelle toutes les associations inscrites dans le réseau des MDA à se joindre à sa protestation contre le projet porté par l'Hôtel de ville visant à fermer la plus ancienne d'entre elles dans le premier arrondissement ainsi que 3 autres dans le centre de Paris et
d'en fusionner les activités avec les 4 maisons qui y seraient maintenues.

 Il s'oppose à la mise sous tutelle de l'Hôtel de ville des directeurs des 16 établissements qui subsisteraient au terme de ces fusions. Il appelle l'ensemble des associations parisiennes à se solidariser avec les personnels en grève de ces maisons. Il appelle l'attention du Conseil de Paris sur les risques sécuritaires liés à ce projet et lui propose un moratoire pour permettre une consultation plus large et plus crédible./. 



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