4 Milliards d’économies sur le dos des précaires c’est NON!

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Nous, citoyens, que nous soyons salariés, chômeurs, bénéficiaires des minimas sociaux ou retraités, refusons catégoriquement que des économies soient réalisées sur le dos des précaires.

Aujourd'hui, une nouvelle négociation sur l'assurance chômage est en cours en France. L'état exige 4 milliards d'euros d'économies sur le dos des chômeurs à partir de février 2019 et souhaite particulièrement pénaliser ceux qui alternent des CDD avec des périodes chômées soi-disant pour "lutter contre la précarité"!!!

C'est 150 000 chômeurs indemnisés par an qui ne le seront plus, et particulièrement ceux qui cumulent les "petits boulots" 
(de la femme de ménage à l'assistante maternelle, du serveur à l'employé en batiment, du musicien au technicien).

Nous sommes tous concernés. Parce qu'il y aura désormais une flexibilité totale des travailleurs, qui, sans protection sociale suffisante, seront à la merci de devoir accepter des contrats de travail toujours plus précaires. Sans broncher.
Et ce sont les conditions d'emploi qui vont encore se dégrader par rebond.

Ces économies demandées par le gouvernement sont inacceptables.
La violence de l'État qui ose imposer cela est inouïe.

Pourquoi est ce inacceptable ?

▪ parce que les plus précaires vont être touchés de plein fouet. Encore plus durement que jamais,

▪ parce que 86% des embauches se font en CDD,

▪ parce que 6 chômeurs sur 10 ne sont déjà pas indemnisés,

▪ parce que 42% des demandeurs d'emplois indemnisés ont une allocation en dessous du seuil de pauvreté.

▪ parce qu'à l'heure où, selon les chiffres 2017 de pole emploi, il existe environ 200 000 offres d'emplois non pourvues pour 6,5 millions de chômeurs,
Le chômage n’est pas choisi. Il est subi. Personne n’est au chômage par choix ou en CDD par plaisir,

▪parce que nous refusons que la dette de l'assurance chômage soit érigée en bouclier. Alors que c'est en son nom que les économies sont réclamées (la dette de l'assurance chômage est illégitime et a été créée de toutes pièces),

▪parce qu'en 2017 encore, l'UNEDIC nous informe dans son rapport d'activité que les contributions collectées sont de 35,7 milliards d’euros et les allocations versées : 34,3, soit un excédent bénéficiaire,

▪parce que la fraude prétendue à l’assurance-chômage représente 60 millions d’euros, avec un taux de recouvrement de 90 %, alors que la fraude aux cotisations patronales (toutes caisses confondues) est estimée à hauteur de 20 000 millions, et seulement 1,5% de ce montant est récupéré,

Nous, citoyens, que nous soyons salariés, chômeurs, bénéficiaires des minimas sociaux ou retraités sommes solidaires et :

▪Nous refusons catégoriquement que des économies soient réalisées sur le dos des plus précaires. (Qu'ils soient salariés, retraités, chômeurs longue durée, courte durée, intérimaires ou intermittents).

Nous demandons à l'état de renoncer aux 3.9 milliard d'économies demandées sur le dos des chômeurs dans sa lettre de cadrage. Si cela doit changer, ce sera pour indemniser dignement tous les chômeurs.

Nous demandons à ce que tous les travailleurs en CDD (restauration, batiment, services à la personnes, culture,...) soient indemnisés sur le même modèle et les mêmes règles que les intermittents du spectacles le sont aujourd'hui, au nom de l'intermittence de l'emploi, parce que ce modèle est le seul adapté aux CDD et ne coûte pas plus cher, tout en étant plus juste et plus redistributif.

Nous demandons enfin l'arrêt de la politique de stigmatisation du chômeur, la fin des contrôles sur présomption de culpabilité ainsi que la fin du harcèlement administratif.