

ÉLECTRICITÉ À KINSHASA : NOUS DEMANDONS TRANSPARENCE, COMMUNICATION ET SOLUTIONS DURABLES
Le problème
Pour une desserte électrique fiable, transparente et accessible à Kinshasa et en République Démocratique du Congo
À Kinshasa, des milliers de familles, de commerces et d’entreprises vivent régulièrement au rythme des coupures d’électricité.
Dans certains quartiers, ces interruptions durent plusieurs heures, plusieurs jours et parfois beaucoup plus longtemps.
Au-delà du manque d’électricité lui-même, un autre problème revient constamment : l’incertitude.
Pourquoi n’y a-t-il pas de courant ?
Quelle est la panne ?
Une équipe est-elle intervenue ?
Combien de temps la coupure va-t-elle durer ?
Pourquoi certaines zones restent-elles privées d’électricité pendant plusieurs jours sans information suffisamment précise ?
Comment les consommations et les factures sont-elles calculées ?
Quels recours existent lorsqu’un consommateur rencontre un problème ?
Ce sont des questions auxquelles les abonnés devraient pouvoir obtenir des réponses claires.
Cette pétition est une initiative citoyenne, pacifique et non partisane.
Elle n’est dirigée contre aucune personne et ne cherche pas à accuser individuellement des responsables.
Elle demande simplement plus de transparence, plus de communication, davantage de suivi et des solutions structurelles pour améliorer durablement l’accès à l’électricité.
POURQUOI CETTE PÉTITION ?
Les conséquences des coupures d’électricité dépassent largement le simple inconfort.
Elles affectent :
les familles ;
la conservation des aliments et de certains médicaments ;
les petits commerces ;
les entreprises ;
les écoles ;
les structures de santé ;
la sécurité de certains quartiers ;
ainsi que le développement économique.
Les ménages et les entreprises doivent parallèlement engager des dépenses supplémentaires pour acheter du carburant, utiliser des groupes électrogènes, des batteries, des panneaux solaires ou d’autres solutions alternatives.
Nous comprenons qu’un réseau électrique puisse connaître des incidents techniques.
Des pannes peuvent arriver.
Des équipements peuvent tomber en panne.
Des travaux peuvent être nécessaires.
Des difficultés de production peuvent également affecter la distribution.
Mais une panne ne devrait pas signifier l’absence d’information.
Nous demandons donc que la relation entre les consommateurs, la SNEL, les autres opérateurs et les institutions chargées du secteur de l’électricité soit davantage fondée sur la transparence et la responsabilité.
CE QUE NOUS DEMANDONS
1. UNE COMMUNICATION CLAIRE LORS DES COUPURES
Lorsqu’une interruption est programmée, les abonnés concernés doivent pouvoir être prévenus suffisamment à l’avance.
Lorsqu’une panne imprévisible survient, nous demandons que les informations disponibles soient communiquées progressivement :
la zone concernée ;
la nature générale du problème lorsqu’elle est connue ;
la confirmation qu’une intervention est en cours ;
l’évolution des travaux ;
et une estimation du délai de rétablissement lorsque celle-ci est techniquement possible.
Ces informations pourraient être communiquées par SMS, WhatsApp, site internet, réseaux sociaux, médias et autres canaux accessibles à la population.
Personne ne devrait rester plusieurs jours sans électricité sans savoir ce qui se passe.
2. UN PROGRAMME DE DÉLESTAGE LORSQU’IL EST NÉCESSAIRE
Lorsque la quantité d’électricité disponible ne permet pas d’alimenter simultanément toutes les zones, nous demandons qu’un programme prévisionnel de délestage soit communiqué autant que possible.
Même lorsque l’électricité ne peut pas être disponible en permanence, les citoyens doivent pouvoir s’organiser.
Une famille peut prendre ses dispositions.
Un commerçant peut protéger ses produits.
Une entreprise peut planifier son activité.
Une structure de santé peut anticiper ses besoins.
La prévisibilité est déjà une forme d’amélioration du service.
3. UNE FACTURATION CLAIRE ET COMPRÉHENSIBLE
La législation congolaise prévoit que l’électricité soit facturée sur la base de la consommation réelle enregistrée par des compteurs appropriés et interdit le principe d’une facturation forfaitaire.
Nous demandons donc que chaque consommateur puisse facilement comprendre :
la période facturée ;
sa consommation ;
le tarif appliqué ;
les éventuels frais supplémentaires ;
et le montant total qui lui est demandé.
Un consommateur doit pouvoir savoir clairement ce qu’il paie et pourquoi il le paie.
4. UNE PROCÉDURE SIMPLE POUR VÉRIFIER LES COMPTEURS
Lorsqu’un consommateur constate une consommation inhabituelle ou soupçonne un dysfonctionnement de son compteur, il doit pouvoir demander facilement une vérification.
Nous demandons :
une procédure accessible ;
un contrôle technique lorsque celui-ci est nécessaire ;
la communication du résultat ;
et une voie de recours en cas de désaccord.
Il ne s’agit pas d’affirmer que tous les compteurs seraient défectueux.
Il s’agit simplement de permettre aux consommateurs de faire vérifier objectivement une situation qu’ils estiment anormale.
5. UN VÉRITABLE SUIVI DES TRAVAUX
Lorsqu’une zone reste sans électricité pendant plusieurs jours, les habitants devraient pouvoir suivre l’évolution de la situation.
Nous demandons qu’une intervention importante puisse être accompagnée d’informations simples :
zone concernée ;
problème identifié lorsqu’il est connu ;
intervention engagée ;
travaux en cours ;
évolution de la situation ;
et rétablissement effectif de l’électricité.
Une meilleure communication permettrait également de réduire les rumeurs et les informations contradictoires.
6. UN SYSTÈME MODERNE DE RÉCLAMATIONS
Lorsqu’un consommateur introduit une plainte, il devrait pouvoir recevoir un numéro de dossier ou de référence.
Il devrait ensuite être possible de suivre les différentes étapes :
Réclamation enregistrée
Diagnostic en cours
Intervention programmée
Intervention effectuée
Service rétabli
Dossier clôturé
Les consommateurs doivent également être mieux informés de leurs possibilités de recours auprès de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité lorsque leur différend avec un opérateur n’est pas résolu.
7. DES INDICATEURS PUBLICS SUR LA QUALITÉ DE LA DESSERTE
Nous demandons la publication progressive d’indicateurs permettant de mesurer réellement l’évolution de la situation.
Par exemple :
la fréquence des coupures ;
leur durée moyenne ;
les zones les plus affectées ;
le nombre de réclamations reçues ;
le délai moyen de traitement ;
les équipements remplacés ou réhabilités ;
et les investissements réalisés.
L’objectif est simple :
pouvoir mesurer objectivement si la situation s’améliore ou non.
8. UN ÉTAT DES LIEUX DE LA DESSERTE À KINSHASA
Nous demandons qu’un état des lieux de la desserte électrique soit progressivement établi, commune par commune et zone par zone.
Il devrait permettre d’identifier notamment :
les zones connaissant des coupures répétitives ;
les équipements nécessitant des réparations ou un remplacement ;
les travaux prioritaires ;
les projets d’amélioration ;
et les investissements nécessaires.
Cette démarche permettrait de passer d’une gestion uniquement réactive des pannes à une véritable planification.
9. DES DROITS DES CONSOMMATEURS PLUS CLAIRS
Les consommateurs doivent pouvoir facilement savoir :
comment contester une facture ;
comment demander la vérification d’un compteur ;
comment signaler une panne ;
comment faire une réclamation ;
quels sont les recours disponibles ;
et à quelle institution s’adresser lorsqu’un problème n’est pas résolu.
Les droits existent, mais ils doivent être compréhensibles et accessibles à tous.
10. RENDRE EFFECTIVE L’OUVERTURE DU MARCHÉ DE L’ÉLECTRICITÉ
La République Démocratique du Congo a déjà adopté depuis 2014 un cadre légal ouvrant le secteur de l’électricité à différents opérateurs.
La question aujourd’hui n’est donc pas simplement :
« Faut-il libéraliser le secteur ? »
La véritable question est :
« Pourquoi cette ouverture ne se traduit-elle pas encore suffisamment par des alternatives concrètes pour les consommateurs ? »
Plus de dix ans après cette réforme, nous demandons que les institutions compétentes expliquent clairement :
combien d’opérateurs interviennent effectivement dans le secteur ;
quels investissements privés ont été réalisés ;
quelles zones disposent déjà d’alternatives ;
quels obstacles ralentissent encore l’arrivée de nouveaux acteurs ;
et quelles mesures pourraient accélérer le développement d’une véritable diversité de solutions énergétiques.
L’objectif n’est pas nécessairement de remplacer la SNEL.
La SNEL reste un acteur majeur du secteur électrique congolais.
Mais les besoins de Kinshasa et de la République Démocratique du Congo sont immenses.
Une seule structure ne peut pas nécessairement répondre seule à l’ensemble de ces besoins.
Nous demandons donc que les possibilités déjà prévues par la loi soient réellement développées :
producteurs indépendants ;
opérateurs privés ;
partenariats public-privé ;
mini-réseaux ;
énergie solaire ;
solutions énergétiques décentralisées ;
et autres formes de production ou de distribution autorisées par la réglementation.
Cette ouverture doit naturellement rester encadrée.
Tous les opérateurs doivent respecter des exigences concernant la sécurité, la qualité du service, les tarifs, la transparence et la protection des consommateurs.
11. UNE ÉVALUATION DE LA RÉFORME DU SECTEUR DE L’ÉLECTRICITÉ
Nous demandons également aux institutions compétentes, notamment au Parlement, d’évaluer les résultats de la réforme du secteur de l’électricité adoptée depuis 2014.
Après plus de dix ans, il est légitime de demander :
quels objectifs ont été atteints ;
quels objectifs ne l’ont pas été ;
quels sont les principaux obstacles ;
quelles réformes complémentaires sont nécessaires ;
et comment accélérer l’accès des citoyens à une électricité fiable.
Cette évaluation doit reposer sur des données et non uniquement sur des déclarations.
CE QUE NOUS NE DEMANDONS PAS
Nous ne demandons pas qu’aucune panne ne se produise jamais.
Nous ne prétendons pas connaître les causes techniques de chaque interruption.
Nous n’accusons individuellement aucun responsable de fraude, de détournement ou de mauvaise gestion.
Nous demandons quelque chose de beaucoup plus simple :
de la transparence ;
de la communication ;
des données ;
du suivi ;
des solutions ;
et des résultats mesurables.
Lorsqu’il n’y a pas d’électricité, nous voulons savoir pourquoi.
Lorsqu’une intervention est en cours, nous voulons pouvoir suivre son évolution.
Lorsqu’une facture est établie, nous voulons comprendre ce que nous payons.
Lorsqu’une réforme existe depuis plus de dix ans, nous voulons savoir quels résultats elle a réellement produits.
Et lorsque les besoins dépassent les capacités disponibles, nous voulons que les alternatives légalement possibles puissent effectivement se développer.
POURQUOI VOTRE SIGNATURE COMPTE
Cette pétition permettra de montrer que ces préoccupations ne sont pas celles d’une seule personne ou d’un seul quartier.
Elles concernent des citoyens, des ménages, des entrepreneurs et des consommateurs dans plusieurs communes de Kinshasa et, plus largement, en République Démocratique du Congo.
Chaque signature renforce une demande simple : nous voulons pouvoir accéder à une électricité plus fiable et être traités comme des consommateurs qui ont le droit d’être informés.
Si vous partagez cette demande, signez cette pétition et partagez-la autour de vous.
ET APRÈS LES SIGNATURES ?
Cette pétition ne restera pas uniquement en ligne.
Une fois qu’un nombre significatif de signatures aura été recueilli, elle sera officiellement transmise aux institutions compétentes, notamment :
à l’Assemblée nationale ;
au Sénat ;
au Gouvernement ;
au ministère en charge de l’Électricité ;
à l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité ;
à la SNEL ;
ainsi qu’aux autorités provinciales concernées.
Le document transmis comprendra le texte de la pétition ainsi que le nombre de citoyens qui l’auront soutenue en ligne.
Lors du dépôt officiel, nous demanderons un accusé de réception daté afin de pouvoir assurer le suivi de cette démarche citoyenne.
L’article 27 de la Constitution de la République Démocratique du Congo reconnaît à tout Congolais le droit d’adresser individuellement ou collectivement une pétition à l’autorité publique et prévoit une réponse de l’autorité saisie dans un délai de trois mois.
Nous demanderons donc aux institutions concernées :
une réponse officielle ;
un état des mesures déjà entreprises ;
les actions supplémentaires envisagées ;
et, lorsque cela est possible, un calendrier de mise en œuvre.
Signer aujourd’hui, c’est permettre demain de déposer auprès des institutions une demande citoyenne soutenue par des milliers de voix.
SOURCES ET RÉFÉRENCES
Constitution de la République Démocratique du Congo, article 27
Droit de pétition auprès de l’autorité publique et obligation de réponse dans un délai de trois mois.
Loi n°14/011 du 17 juin 2014 relative au secteur de l’électricité
Cadre légal du secteur électrique congolais, ouverture du marché à différents opérateurs, protection des consommateurs et dispositions relatives à la facturation de l’électricité.
Arrêté n°081 du 27 décembre 2018 portant cahier des charges général des activités du secteur de l’électricité
Dispositions concernant notamment la qualité du service, les interruptions et l’information des consommateurs.
Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité – ARE
Informations relatives aux droits des consommateurs, aux réclamations et à l’ouverture du secteur électrique.
Radio Okapi – 10 juin 2026
Situation de plusieurs avenues de N’djili privées d’électricité pendant une période prolongée.
Radio Okapi – 10 mars 2026
Coupures d’électricité signalées dans la commune de la Gombe.
Radio Okapi – 23 janvier 2026
Mémorandum déposé par des habitantes de Kintambo concernant les difficultés de desserte électrique.
Radio Okapi – 12 septembre 2026
Coupures répétées signalées à Kinsuka-Pêcheur dans la commune de Ngaliema.
Agence Congolaise de Presse – 16 septembre 2026
Explications communiquées par la SNEL concernant certaines difficultés de desserte à Kinshasa, notamment les conditions affectant la production à Inga.

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Le problème
Pour une desserte électrique fiable, transparente et accessible à Kinshasa et en République Démocratique du Congo
À Kinshasa, des milliers de familles, de commerces et d’entreprises vivent régulièrement au rythme des coupures d’électricité.
Dans certains quartiers, ces interruptions durent plusieurs heures, plusieurs jours et parfois beaucoup plus longtemps.
Au-delà du manque d’électricité lui-même, un autre problème revient constamment : l’incertitude.
Pourquoi n’y a-t-il pas de courant ?
Quelle est la panne ?
Une équipe est-elle intervenue ?
Combien de temps la coupure va-t-elle durer ?
Pourquoi certaines zones restent-elles privées d’électricité pendant plusieurs jours sans information suffisamment précise ?
Comment les consommations et les factures sont-elles calculées ?
Quels recours existent lorsqu’un consommateur rencontre un problème ?
Ce sont des questions auxquelles les abonnés devraient pouvoir obtenir des réponses claires.
Cette pétition est une initiative citoyenne, pacifique et non partisane.
Elle n’est dirigée contre aucune personne et ne cherche pas à accuser individuellement des responsables.
Elle demande simplement plus de transparence, plus de communication, davantage de suivi et des solutions structurelles pour améliorer durablement l’accès à l’électricité.
POURQUOI CETTE PÉTITION ?
Les conséquences des coupures d’électricité dépassent largement le simple inconfort.
Elles affectent :
les familles ;
la conservation des aliments et de certains médicaments ;
les petits commerces ;
les entreprises ;
les écoles ;
les structures de santé ;
la sécurité de certains quartiers ;
ainsi que le développement économique.
Les ménages et les entreprises doivent parallèlement engager des dépenses supplémentaires pour acheter du carburant, utiliser des groupes électrogènes, des batteries, des panneaux solaires ou d’autres solutions alternatives.
Nous comprenons qu’un réseau électrique puisse connaître des incidents techniques.
Des pannes peuvent arriver.
Des équipements peuvent tomber en panne.
Des travaux peuvent être nécessaires.
Des difficultés de production peuvent également affecter la distribution.
Mais une panne ne devrait pas signifier l’absence d’information.
Nous demandons donc que la relation entre les consommateurs, la SNEL, les autres opérateurs et les institutions chargées du secteur de l’électricité soit davantage fondée sur la transparence et la responsabilité.
CE QUE NOUS DEMANDONS
1. UNE COMMUNICATION CLAIRE LORS DES COUPURES
Lorsqu’une interruption est programmée, les abonnés concernés doivent pouvoir être prévenus suffisamment à l’avance.
Lorsqu’une panne imprévisible survient, nous demandons que les informations disponibles soient communiquées progressivement :
la zone concernée ;
la nature générale du problème lorsqu’elle est connue ;
la confirmation qu’une intervention est en cours ;
l’évolution des travaux ;
et une estimation du délai de rétablissement lorsque celle-ci est techniquement possible.
Ces informations pourraient être communiquées par SMS, WhatsApp, site internet, réseaux sociaux, médias et autres canaux accessibles à la population.
Personne ne devrait rester plusieurs jours sans électricité sans savoir ce qui se passe.
2. UN PROGRAMME DE DÉLESTAGE LORSQU’IL EST NÉCESSAIRE
Lorsque la quantité d’électricité disponible ne permet pas d’alimenter simultanément toutes les zones, nous demandons qu’un programme prévisionnel de délestage soit communiqué autant que possible.
Même lorsque l’électricité ne peut pas être disponible en permanence, les citoyens doivent pouvoir s’organiser.
Une famille peut prendre ses dispositions.
Un commerçant peut protéger ses produits.
Une entreprise peut planifier son activité.
Une structure de santé peut anticiper ses besoins.
La prévisibilité est déjà une forme d’amélioration du service.
3. UNE FACTURATION CLAIRE ET COMPRÉHENSIBLE
La législation congolaise prévoit que l’électricité soit facturée sur la base de la consommation réelle enregistrée par des compteurs appropriés et interdit le principe d’une facturation forfaitaire.
Nous demandons donc que chaque consommateur puisse facilement comprendre :
la période facturée ;
sa consommation ;
le tarif appliqué ;
les éventuels frais supplémentaires ;
et le montant total qui lui est demandé.
Un consommateur doit pouvoir savoir clairement ce qu’il paie et pourquoi il le paie.
4. UNE PROCÉDURE SIMPLE POUR VÉRIFIER LES COMPTEURS
Lorsqu’un consommateur constate une consommation inhabituelle ou soupçonne un dysfonctionnement de son compteur, il doit pouvoir demander facilement une vérification.
Nous demandons :
une procédure accessible ;
un contrôle technique lorsque celui-ci est nécessaire ;
la communication du résultat ;
et une voie de recours en cas de désaccord.
Il ne s’agit pas d’affirmer que tous les compteurs seraient défectueux.
Il s’agit simplement de permettre aux consommateurs de faire vérifier objectivement une situation qu’ils estiment anormale.
5. UN VÉRITABLE SUIVI DES TRAVAUX
Lorsqu’une zone reste sans électricité pendant plusieurs jours, les habitants devraient pouvoir suivre l’évolution de la situation.
Nous demandons qu’une intervention importante puisse être accompagnée d’informations simples :
zone concernée ;
problème identifié lorsqu’il est connu ;
intervention engagée ;
travaux en cours ;
évolution de la situation ;
et rétablissement effectif de l’électricité.
Une meilleure communication permettrait également de réduire les rumeurs et les informations contradictoires.
6. UN SYSTÈME MODERNE DE RÉCLAMATIONS
Lorsqu’un consommateur introduit une plainte, il devrait pouvoir recevoir un numéro de dossier ou de référence.
Il devrait ensuite être possible de suivre les différentes étapes :
Réclamation enregistrée
Diagnostic en cours
Intervention programmée
Intervention effectuée
Service rétabli
Dossier clôturé
Les consommateurs doivent également être mieux informés de leurs possibilités de recours auprès de l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité lorsque leur différend avec un opérateur n’est pas résolu.
7. DES INDICATEURS PUBLICS SUR LA QUALITÉ DE LA DESSERTE
Nous demandons la publication progressive d’indicateurs permettant de mesurer réellement l’évolution de la situation.
Par exemple :
la fréquence des coupures ;
leur durée moyenne ;
les zones les plus affectées ;
le nombre de réclamations reçues ;
le délai moyen de traitement ;
les équipements remplacés ou réhabilités ;
et les investissements réalisés.
L’objectif est simple :
pouvoir mesurer objectivement si la situation s’améliore ou non.
8. UN ÉTAT DES LIEUX DE LA DESSERTE À KINSHASA
Nous demandons qu’un état des lieux de la desserte électrique soit progressivement établi, commune par commune et zone par zone.
Il devrait permettre d’identifier notamment :
les zones connaissant des coupures répétitives ;
les équipements nécessitant des réparations ou un remplacement ;
les travaux prioritaires ;
les projets d’amélioration ;
et les investissements nécessaires.
Cette démarche permettrait de passer d’une gestion uniquement réactive des pannes à une véritable planification.
9. DES DROITS DES CONSOMMATEURS PLUS CLAIRS
Les consommateurs doivent pouvoir facilement savoir :
comment contester une facture ;
comment demander la vérification d’un compteur ;
comment signaler une panne ;
comment faire une réclamation ;
quels sont les recours disponibles ;
et à quelle institution s’adresser lorsqu’un problème n’est pas résolu.
Les droits existent, mais ils doivent être compréhensibles et accessibles à tous.
10. RENDRE EFFECTIVE L’OUVERTURE DU MARCHÉ DE L’ÉLECTRICITÉ
La République Démocratique du Congo a déjà adopté depuis 2014 un cadre légal ouvrant le secteur de l’électricité à différents opérateurs.
La question aujourd’hui n’est donc pas simplement :
« Faut-il libéraliser le secteur ? »
La véritable question est :
« Pourquoi cette ouverture ne se traduit-elle pas encore suffisamment par des alternatives concrètes pour les consommateurs ? »
Plus de dix ans après cette réforme, nous demandons que les institutions compétentes expliquent clairement :
combien d’opérateurs interviennent effectivement dans le secteur ;
quels investissements privés ont été réalisés ;
quelles zones disposent déjà d’alternatives ;
quels obstacles ralentissent encore l’arrivée de nouveaux acteurs ;
et quelles mesures pourraient accélérer le développement d’une véritable diversité de solutions énergétiques.
L’objectif n’est pas nécessairement de remplacer la SNEL.
La SNEL reste un acteur majeur du secteur électrique congolais.
Mais les besoins de Kinshasa et de la République Démocratique du Congo sont immenses.
Une seule structure ne peut pas nécessairement répondre seule à l’ensemble de ces besoins.
Nous demandons donc que les possibilités déjà prévues par la loi soient réellement développées :
producteurs indépendants ;
opérateurs privés ;
partenariats public-privé ;
mini-réseaux ;
énergie solaire ;
solutions énergétiques décentralisées ;
et autres formes de production ou de distribution autorisées par la réglementation.
Cette ouverture doit naturellement rester encadrée.
Tous les opérateurs doivent respecter des exigences concernant la sécurité, la qualité du service, les tarifs, la transparence et la protection des consommateurs.
11. UNE ÉVALUATION DE LA RÉFORME DU SECTEUR DE L’ÉLECTRICITÉ
Nous demandons également aux institutions compétentes, notamment au Parlement, d’évaluer les résultats de la réforme du secteur de l’électricité adoptée depuis 2014.
Après plus de dix ans, il est légitime de demander :
quels objectifs ont été atteints ;
quels objectifs ne l’ont pas été ;
quels sont les principaux obstacles ;
quelles réformes complémentaires sont nécessaires ;
et comment accélérer l’accès des citoyens à une électricité fiable.
Cette évaluation doit reposer sur des données et non uniquement sur des déclarations.
CE QUE NOUS NE DEMANDONS PAS
Nous ne demandons pas qu’aucune panne ne se produise jamais.
Nous ne prétendons pas connaître les causes techniques de chaque interruption.
Nous n’accusons individuellement aucun responsable de fraude, de détournement ou de mauvaise gestion.
Nous demandons quelque chose de beaucoup plus simple :
de la transparence ;
de la communication ;
des données ;
du suivi ;
des solutions ;
et des résultats mesurables.
Lorsqu’il n’y a pas d’électricité, nous voulons savoir pourquoi.
Lorsqu’une intervention est en cours, nous voulons pouvoir suivre son évolution.
Lorsqu’une facture est établie, nous voulons comprendre ce que nous payons.
Lorsqu’une réforme existe depuis plus de dix ans, nous voulons savoir quels résultats elle a réellement produits.
Et lorsque les besoins dépassent les capacités disponibles, nous voulons que les alternatives légalement possibles puissent effectivement se développer.
POURQUOI VOTRE SIGNATURE COMPTE
Cette pétition permettra de montrer que ces préoccupations ne sont pas celles d’une seule personne ou d’un seul quartier.
Elles concernent des citoyens, des ménages, des entrepreneurs et des consommateurs dans plusieurs communes de Kinshasa et, plus largement, en République Démocratique du Congo.
Chaque signature renforce une demande simple : nous voulons pouvoir accéder à une électricité plus fiable et être traités comme des consommateurs qui ont le droit d’être informés.
Si vous partagez cette demande, signez cette pétition et partagez-la autour de vous.
ET APRÈS LES SIGNATURES ?
Cette pétition ne restera pas uniquement en ligne.
Une fois qu’un nombre significatif de signatures aura été recueilli, elle sera officiellement transmise aux institutions compétentes, notamment :
à l’Assemblée nationale ;
au Sénat ;
au Gouvernement ;
au ministère en charge de l’Électricité ;
à l’Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité ;
à la SNEL ;
ainsi qu’aux autorités provinciales concernées.
Le document transmis comprendra le texte de la pétition ainsi que le nombre de citoyens qui l’auront soutenue en ligne.
Lors du dépôt officiel, nous demanderons un accusé de réception daté afin de pouvoir assurer le suivi de cette démarche citoyenne.
L’article 27 de la Constitution de la République Démocratique du Congo reconnaît à tout Congolais le droit d’adresser individuellement ou collectivement une pétition à l’autorité publique et prévoit une réponse de l’autorité saisie dans un délai de trois mois.
Nous demanderons donc aux institutions concernées :
une réponse officielle ;
un état des mesures déjà entreprises ;
les actions supplémentaires envisagées ;
et, lorsque cela est possible, un calendrier de mise en œuvre.
Signer aujourd’hui, c’est permettre demain de déposer auprès des institutions une demande citoyenne soutenue par des milliers de voix.
SOURCES ET RÉFÉRENCES
Constitution de la République Démocratique du Congo, article 27
Droit de pétition auprès de l’autorité publique et obligation de réponse dans un délai de trois mois.
Loi n°14/011 du 17 juin 2014 relative au secteur de l’électricité
Cadre légal du secteur électrique congolais, ouverture du marché à différents opérateurs, protection des consommateurs et dispositions relatives à la facturation de l’électricité.
Arrêté n°081 du 27 décembre 2018 portant cahier des charges général des activités du secteur de l’électricité
Dispositions concernant notamment la qualité du service, les interruptions et l’information des consommateurs.
Autorité de Régulation du Secteur de l’Électricité – ARE
Informations relatives aux droits des consommateurs, aux réclamations et à l’ouverture du secteur électrique.
Radio Okapi – 10 juin 2026
Situation de plusieurs avenues de N’djili privées d’électricité pendant une période prolongée.
Radio Okapi – 10 mars 2026
Coupures d’électricité signalées dans la commune de la Gombe.
Radio Okapi – 23 janvier 2026
Mémorandum déposé par des habitantes de Kintambo concernant les difficultés de desserte électrique.
Radio Okapi – 12 septembre 2026
Coupures répétées signalées à Kinsuka-Pêcheur dans la commune de Ngaliema.
Agence Congolaise de Presse – 16 septembre 2026
Explications communiquées par la SNEL concernant certaines difficultés de desserte à Kinshasa, notamment les conditions affectant la production à Inga.

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Pétition lancée le 28 septembre 2026